Dimanche 31 mai 2026, Saint-Cassien, petit village du Périgord, remet le couvert pour la 9e édition de la Saint Cassinoise. Départ au Bourg, au pied de la mairie, sur ces routes et chemins que les locaux connaissent par cœur, à 6 km de la bastide médiévale de Monpazier, spot touristique majeur du sud Dordogne. Ici, pas de grande foule anonyme. Tu cours dans une ambiance village, mais avec un vrai profil de courses nature : 10 km, 15 km et un relais 2 x 5 km, avec des parcours tracés sur les chemins de la commune.
On court en Dordogne, département de collines, de bois, de petites montées qui cassent le rythme. Autour, c’est le pays de Bergerac, des bastides et des vallons, loin des grandes villes, mais parfait pour un effort au calme. Tu ne viens pas ici pour faire du tourisme en trottinant. Tu viens pour courir propre, gérer ton intensité, respecter le terrain.
Les organisateurs annoncent une course nature avec classements par catégories et récompenses pour les 3 premiers hommes et femmes au scratch, plus le premier de chaque catégorie, sans cumul. Des lots sont prévus pour tous les participants. L’édition 2026 est limitée à environ 150 coureurs, ce qui garde l’événement à taille humaine.
La course est portée par le comité des fêtes de Saint-Cassien et une petite équipe locale menée notamment par Philippe Poumeau. Départ et arrivée au Bourg, devant la mairie : tu poses la voiture, tu récupères ton dossard, tu entends déjà les bénévoles t’appeler par ton prénom à l’arrivée. Ambiance très loin des grandes machines, mais avec un vrai sérieux d’organisation.
Les courses se déroulent principalement sur chemins, avec un mélange de passages roulants et de faux plats qui chargent les cuisses. Ce ne sont pas des parcours extrêmes, mais clairement pas des lignes droites de stade. Si tu cours à l’allure route habituelle, tu exploses au deuxième tiers. Il faut accepter de jouer avec le relief, d’ajuster ton intensité dans les bosses et de relancer propre en haut.
Pour une coureuse ou un coureur qui prépare ici son premier 10 ou 15 km nature, c’est un terrain parfait : exigeant mais gérable, idéal pour apprendre à courir au ressenti, à calibrer l’effort, à garder la confiance quand ça remonte et que le cardio monte avec. Pour les profils plus expérimentés, la Saint Cassinoise peut servir de test avant un trail plus long ou une saison estivale chargée.
Tu trouveras toutes les infos pratiques et mises à jour sur les sites de calendrier de courses comme Ikinoa ou encore sur la fiche dédiée de KerRun, qui détaillent distances, horaires et conditions d’inscription.
Ne te laisse pas piéger par les chiffres. 10 km et 15 km, ça a l’air « raisonnable ». Sauf que le terrain ne pardonne pas. Les 170 à 310 m D+ annoncés ne sont pas là pour faire joli. Si tu arrives sans vraie préparation, tu vas vite passer de « je gère » à « je subis ».
Pour tirer le meilleur de la Saint Cassinoise, tu as besoin d’une préparation construite : séances de seuil sur terrain vallonné, travail d’allure spécifique, un peu de force (côtes courtes), et surtout une gestion d’intensité intelligente. Si tu es coureuse, pense aussi à l’impact du cycle menstruel sur la charge d’entraînement, la récupération, l’hydratation. C’est typiquement le genre de course où une bonne connaissance de toi-même fait la différence.
Sur Preparun, on te propose un plan d'entraînement personnalisé pour cette course : tu entres ton âge, ton niveau, ton objectif, le nombre de sorties que tu peux caser dans ta semaine, et on ajuste le contenu pour coller à la réalité de ta vie et au profil de la Saint Cassinoise. Objectif : arriver au Bourg en confiance, prête ou prêt à encaisser le dénivelé sans brider le plaisir.
Saint-Cassien, sa mairie, ses chemins, ses bosses. Tu viens pour les jambes, tu repars avec la tête pleine. Prépare-toi bien, et laisse la campagne périgordine faire le reste.
La Saint Cassinoise, c’est une course de campagne très typée Périgord. Des bosses, des chemins, des sous-bois. Pas une autoroute de bitume. Vous allez courir “pour de vrai”.
L’édition référencée se situe en Dordogne, secteur Biron / Capdrot, sur un format trail / course nature. Les distances les plus fréquentes dans cette course tournent autour de 8 à 15 km, avec parfois des formats un peu plus longs ou plus courts. Le terrain est vallonné. Pas de montagne. Mais ça casse les jambes.
Autour de Biron, le relief est typique des collines du Périgord : montées courtes, descentes parfois raides, relances. On parle en général de 100 à 300 m de D+ sur les formats 8–15 km (ordre de grandeur cohérent avec les trails de ce coin).
C’est le genre de parcours où l’on se dit “je relance en haut” et… les cuisses ne répondent plus. Vous le sentirez très vite si vous manquez de travail en côtes.
La Saint Cassinoise se court principalement sur chemins et sentiers, avec un peu de route de campagne pour relier les sections. On est sur une ambiance trail rural, pas sur un 10 km urbain.
Une année, un coureur racontait être parti avec des chaussures trop “route”. Dans la première descente humide, il a fait presque toute la pente sur les talons… Ça a fait rire les autres. Lui, un peu moins.
Fin mai, en Dordogne, les températures sont en général doux à chaud :
Sur un effort en trail, avec peu d’ombre ou au contraire des passages en sous-bois lourds et humides, cela peut vite sembler étouffant. On transpire plus que prévu, surtout si le temps est lourd.
Fin mai peut encore réserver :
Imaginez une montée dans un chemin en sous-bois. Sol gras. Racines humides. On croit pouvoir courir. On finit à petits pas, mains sur les cuisses, en soufflant fort.
Les informations publiques sur la Saint Cassinoise mentionnent un format trail local, organisé dans l’esprit des courses de village, avec généralement au moins un ravitaillement sur les distances intermédiaires (8–15 km) et un ravitaillement à l’arrivée. Les détails précis varient selon les années et les formats.
Ne comptez pas uniquement sur l’organisation pour votre hydratation. Un coureur expérimenté racontait qu’un jour, sur une petite course de campagne, le ravito avait été “dévalisé” par les premiers. Les suivants n’avaient plus grand-chose à se mettre sous la dent.
Sur les courses de ce type, en milieu rural, il est rare de trouver des meneurs d’allure officiels comme sur les grands 10 km ou semi-marathons urbains. Les informations disponibles pour la Saint Cassinoise ne mentionnent pas de meneurs d’allure structurés ou identifiés.
Autrement dit : vous devrez gérer vous-même votre rythme. Suivre “un coureur qui a l’air d’aller à la bonne allure” peut devenir un piège. On se laisse emporter. On explose dans la bosse suivante.
Vous vous remercierez dans la première descente boueuse. Ce moment où vous voyez quelqu’un glisser à côté de vous… Et vous, bien planté dans le sol grâce aux crampons.
Fin mai peut surprendre. On a tous connu ce jour où on part en débardeur “parce qu’il fait beau” et où un orage éclate en plein milieu. Le corps refroidit vite après un gros effort.
Vous ne regretterez jamais d’avoir un peu trop d’eau. Vous regretterez très vite de ne pas en avoir assez dans une montée en plein soleil.
Les petits détails font une grande différence. Une chaussette qui plisse. Un frottement sur 10 km de bosses. Cela peut transformer une belle course en petit cauchemar.
Vous allez courir dans une région magnifique, avec une course de caractère. La Saint Cassinoise ne pardonne pas le manque de préparation spécifique, surtout sur le terrain et la chaleur. Mais avec les bons repères, vous pouvez en faire un moment fort, un de ceux dont on parle encore autour de la table le soir, fatigue dans les jambes et sourire accroché au visage.

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