Informations sur la course
Une épreuve pas comme les autres à Roissy-en-Brie
Je m'appelle Matthieu Le Guen, 41 ans, ancien routard passé au trail, et si vous cherchez une course qui bouscule vos habitudes, L'Ultra Forestier est clairement dans cette catégorie.
Pas de distance fixe à avaler d'un bloc, mais une boucle d'environ 6,85 km, à couvrir en moins d'une heure, avec un nouveau départ chaque heure, pendant 15 heures maximum. On parle ici d'un format "dernier homme debout" adapté : ceux qui tiennent jusqu'au bout sont tous déclarés vainqueurs ex aequo.
Le rendez-vous est fixé au stade Paul Bessuard, à Roissy-en-Brie (77680), en Seine-et-Marne, avec un premier départ programmé à 8h le samedi 30 mai 2026. Le lieu est facile d'accès, dans la couronne est de l'Île-de-France, non loin de Marne-la-Vallée, de Disneyland Paris et, plus au nord, de la forêt de Ferrières. Roissy-en-Brie, c'est cette ville résidentielle à l'est de Paris, avec ses espaces verts et sa proximité avec la N104 et la ligne E du RER.
Un format répétitif, exigeant… mais festif
Le principe est simple sur le papier : boucle balisée, plate, d'environ 6,85 km, tracée à 90 % en forêt autour de Roissy-en-Brie. Chaque heure, les coureurs qui ont bouclé leur tour dans les délais se rangent à nouveau sous l'arche de départ pour repartir. L'épreuve s'arrête au bout de 15 heures, quoi qu'il arrive : ceux qui sont encore là à la dernière boucle sont considérés vainqueurs.
Sur le terrain, ce n'est pas anodin. On court, on revient au stade, on se ravitaille, on se change, on discute, et soudain le chrono file et il faut repartir. L'effort devient une succession de petits blocs d'une heure. C'est là que la stratégie prend le dessus sur la simple vitesse. Aller trop vite, c'est brûler des cartouches. Aller trop lentement, c'est flirter avec la barrière horaire.
L'organisation met en avant une ambiance très conviviale : barbecue, musique, bière, ravitaillements solides et liquides, espaces vestiaires abrités dans les tribunes du stade, douches, toilettes et présence de secouristes agréés. La course est limitée à 200 participants, réservée aux adultes (catégorie Espoir et plus), avec licence FFA ou Parcours Prévention Santé validé, et un tarif d'inscription annoncé à 40 € (hors éventuels frais de gestion en ligne).
Informations clés sur L'Ultra Forestier 2026
- Date : samedi 30 mai 2026, départ à 8h.
- Lieu : stade Paul Bessuard, rue Yitzhak Rabin, Roissy-en-Brie (77680), Seine-et-Marne.
- Format : boucle de ~6,85 km, plate à 90 % en forêt, à boucler en moins d'une heure.
- Durée maximale : 15 heures de course, fin au plus tard à 23h.
- Distance totale possible : environ 102–103 km si vous tenez toutes les boucles (15 x ~6,85 km).
- Participants : limité à 200 coureurs, adultes uniquement, licence ou PPS obligatoire.
- Sécurité et confort : ravitos chauds/froids, vestiaires, douches, sanitaires, secouristes sur place.
- Équipement nocturne : à partir de 20h, téléphone et lampe frontale ou pectorale obligatoires pour repartir sur un tour.
Pour les informations les plus à jour, inscriptions et détails pratiques, vous pouvez consulter le site officiel Ultra-Forestier.fr ou les fiches détaillées sur Follow My Sport.
Comment s'y préparer avec un plan d'entraînement adapté
Ce qui rend L'Ultra Forestier particulier, ce n'est pas seulement la distance potentielle d'un peu plus de 100 km. C'est le rythme en "cycles" d'une heure, la répétition du même parcours, la gestion du temps entre chaque départ. Vous allez passer votre journée à faire la même chose : courir, gérer votre allure, manger un peu, vous organiser, repartir. Mentalement, c'est très spécifique.
Si vous travaillez à temps plein et que vos semaines sont déjà bien remplies, il est tout à fait possible de vous préparer, mais il faudra accepter une approche méthodique. Mieux vaut viser la régularité, des sorties bien calibrées, plutôt que des gros blocs improvisés qui vous laissent lessivé ou blessé. Dans ce type d'épreuve, on gagne en distant et en lucidité, pas en sprint final.
Sur Preparun, nous proposons pour L'Ultra Forestier un plan d'entraînement personnalisé, construit à partir de votre âge, de votre niveau actuel, de votre objectif (tenir 5 heures, 10 heures, ou aller au bout des 15 boucles), et du nombre de sorties que vous pouvez caser dans votre semaine. L'idée n'est pas de vous transformer en ultra-traileur professionnel, mais d'ajuster votre préparation à votre vie réelle : travail, famille, fatigue.
Dans ce type de course, j'ai vu des coureurs très rapides abandonner tôt parce qu'ils avaient tout donné trop vite, et d'autres, plus posés, tenir tranquillement jusqu'au bout. La différence se jouait sur la gestion, la patience, et une préparation construite. Si vous acceptez d'avancer pas à pas, de "construire plutôt que forcer", Roissy-en-Brie peut devenir le théâtre d'une de vos plus belles journées de course.
Le jour J, vous passerez votre temps entre la piste du stade Paul Bessuard, les allées forestières et les zones de ravito, avec cette impression étrange de revenir toujours au même endroit pour mieux repartir. Et quand la nuit tombera sur la Seine-et-Marne, frontale sur la tête, vous sentirez que vous n'êtes plus simplement venu courir : vous êtes venu tester votre manière de durer.
Si cette perspective vous parle, alors on se retrouve à Roissy-en-Brie, entre les arbres et les tours de piste, pour construire ensemble une longue journée de course bien gérée.
Bon à savoir
L’Ultra Forestier – Comprendre le terrain pour bien vous préparer
L’Ultra Forestier, c’est un trail d’endurance format horaire : une boucle à répéter pendant un temps donné, en plein cœur des espaces verts de Roissy-en-Brie, en Seine-et-Marne.
Vous ne courez pas une distance fixe. Vous courez 6 h, 12 h ou 24 h selon le format proposé autour d’une boucle de type trail.
Cette logique change tout. On ne gère plus « un 50 km » ou « un 80 km ». On gère du temps, de la lucidité, de la usure musculaire.
Format de course et esprit du parcours
Format horaire : 6 h, 12 h, 24 h
- Épreuve de 6 h : idéale pour un premier ultra-format horaire, pour tester la boucle, la gestion de l’effort et des ravitos.
- Épreuve de 12 h : on bascule dans la gestion de la nuit ou de la chaleur selon l’horaire, avec une vraie dimension stratégique.
- Épreuve de 24 h : épreuve mentalement exigeante, avec alternance jour/nuit, gros volume de sollicitations musculaires et gestion du sommeil quasi nulle.
Les épreuves horaires comme L’Ultra Forestier se courent généralement sur une boucle unique, à répéter encore et encore.
Au bout de 4–5 tours, on connaît chaque racine par son prénom. On sait où on va buter si on se relâche. On ancre des repères : « ici je relance », « là je marche », « là je mange ». C’est précieux pour la stratégie d’allure.
Ambiance typique d’un trail forestier en Île-de-France
- Cadre boisé, chemins forestiers, zones ombragées. C’est l’ADN annoncé par le nom « Forestier » et confirmé par le type de course (trail) listé sur le calendrier.
- Terrain plutôt nature : chemins, passages terreux, parfois un peu de gravier ou de sous-bois plus souple. On est loin du 100 % bitume.
- Parcours conçu pour être courable : les trails horaires en plaine d’Île-de-France sont rarement très techniques. Ils privilégient un relief raisonnable pour permettre un volume de kilomètres élevé.
Dénivelé et profil du parcours
Les données précises de dénivelé ne sont pas fournies sur la fiche Ahotu pour L’Ultra Forestier.
Mais on peut raisonnablement s’appuyer sur trois éléments :
- Localisation : Roissy-en-Brie, en Seine-et-Marne, est sur un plateau plutôt doux, sans grosses montagnes ni falaises. Les courses locales sont en général peu à moyennement vallonnées.
- Nature de l’événement : trail horaire. Ces formats s’organisent le plus souvent sur une boucle de quelques kilomètres avec un dénivelé modéré, pour éviter la casse physique extrême sur 12 ou 24 h.
- Contexte “Forestier” : on peut s’attendre à une succession de petites bosses, faux plats, montées courtes, relances. Pas du tout plat. Pas non plus du gros trail alpin.
Concrètement, pour préparer vos séances, imaginez :
- Un parcours avec multiples petites côtes, parfois casse-pattes mais courtes.
- Un dénivelé positif par boucle modéré, mais qui s’additionne salement au fil des heures.
- Une alternance montée/montée douce/plat/descente, demandant du travail de relance et de changement de rythme.
On ne prépare pas ici des longs cols de 45 minutes. On prépare des répétitions de bosses, où les quadriceps se font grignoter petit à petit.
Nature du terrain
Type de sol attendu
Ahotu classe L’Ultra Forestier dans les courses de trail en Île-de-France.
On peut en déduire un terrain dominé par :
- Chemins forestiers : terre, feuilles, quelques pierres, racines. Souvent roulants mais piégeux quand la fatigue arrive.
- Portions de sous-bois : plus souples, parfois un peu gras si la météo a été humide.
- Possibles segments de chemin stabilisé ou chemin de parc (gravier compact, allée large).
- Éventuellement quelques brefs passages bitumés (liaison, zone de départ/arrivée, traversée de parc urbain), mais ce ne sera pas la dominante.
C’est le genre de terrain qui pardonne peu le manque de vigilance au bout de 10–15 heures. Un pied qui traîne, une racine qu’on connaît déjà mais qu’on ne regarde plus, et c’est la chute bête.
D’où l’intérêt de travailler la proprioception et les appuis.
Particularités possibles
- En cas de pluie les jours précédents, certains segments peuvent devenir glissants : boue fine sur chemins, racines humides.
- En période sèche, la terre peut durcir, avec des ornières ou des chemins un peu poussiéreux.
- Le passage répété de centaines de coureurs sur la même boucle crée parfois de petites rigoles ou zones plus dégradées en fin de course.
Météo probable fin mai à Roissy-en-Brie
Pour préparer un plan d’entraînement sérieux, il faut penser à la météo habituelle en Seine-et-Marne fin mai.
Sans forcément coller à une prévision jour J, on peut s’appuyer sur les moyennes climatologiques régionales pour cette période :
- Températures : souvent autour de 10–13°C le matin, pouvant grimper vers 20–23°C dans la journée en Île-de-France à cette saison.
- Amplitudes jour/nuit marquées pour un 24 h : la nuit peut être fraîche, voire froide si le vent s’en mêle, même après une journée douce.
- Risque de pluie : fin mai reste une période assez changeante. Averses possibles, parfois orageuses, mais aussi de belles fenêtres ensoleillées.
- Humidité : en forêt, l’air peut être plus humide, notamment tôt le matin et dans les bas-fonds.
Un souvenir typique sur ce genre d’ultra en fin de printemps : on démarre en manchettes, un peu frigorifié, la respiration fait de petits nuages. Et l’après-midi, d’un coup, on se surprend à chercher de l’ombre, la casquette, à arroser sa nuque aux ravitos.
Cette amplitude thermique joue sur l’hydratation, le choix des couches, la gestion des coup(s) de mou.
Ravitaillements et logistique de course
La page Ahotu ne donne pas le détail des ravitaillements pour L’Ultra Forestier.
Mais le format horaire et le type d’événement permettent d’anticiper quelques constantes :
Organisation classique sur une boucle
- Présence quasi certaine d’un ravitaillement principal à la zone de départ/arrivée de la boucle.
- Possibilité d’y retrouver :
- eau, boisson énergétique, parfois soda (cola) sur les formats longs,
- aliments solides : fruits (banane, orange), biscuits, pain, fromage, charcuterie, soupes sur la nuit, etc., selon le standing de l’orga.
- Parfois un espace personnel ou une « base de vie » où vous pouvez laisser votre propre caisse, vos flasques, vos ravitos perso. Très courant sur les 12 h / 24 h en boucle.
Ce genre d’orga crée une routine :
Vous commencez à « penser en tours ».
« À la fin de ce tour je bois », « au prochain je mange salé », « toutes les deux boucles je m’arrête 2 minutes pour changer de couche ou remplir les flasques. »
Cette mécanique, quand elle est bien préparée, permet de tenir beaucoup plus longtemps que ce que l’on croit sur le papier.
Points clés pour votre préparation
- Apprendre à tester en entraînement les aliments que vous comptez consommer le jour J (solide et liquide).
- Prévoir une stratégie par boucle : que faire à chaque passage au ravito ? Boire ? Manger ? Remplir ? Changer une pièce textile ?
- Penser à la gestion du temps d’arrêt : sur un 24 h, 3 minutes perdues à chaque tour deviennent vite un gouffre… mais parfois 3 vraies minutes assis sauvent votre course.
Meneurs d’allure
La fiche Ahotu ne mentionne aucune information sur la présence de meneurs d’allure pour L’Ultra Forestier.
Sur les formats trails horaires, il est d’ailleurs assez rare d’avoir des meneurs d’allure comme sur un marathon classique. Chacun gère son tempo, ses pauses, sa stratégie globale de temps de course.
Vous ne pourrez donc pas compter sur un meneur pour « vous emmener en 24 h à X km ».
La bonne nouvelle : ça oblige à développer votre autonomie d’allure et votre ressenti.
Certains coureurs en ressortent transformés : « Pour la première fois, j’ai vraiment couru à MES sensations, pas à la montre ni à un lièvre. »
Matériel spécifique à prévoir
Chaussures
- Chaussures de trail polyvalentes : crampons modérés, bon confort sur la durée, adaptées aux chemins forestiers et à un peu de dur.
- Éviter les crampons trop agressifs type montagne pure, peu utiles sur une forêt d’Île-de-France et plus fatigants sur la distance.
- Sur 12 h ou 24 h, prévoir au moins une deuxième paire :
- pour changer de sensations sous le pied,
- en cas d’humidité ou de frottements,
- en cas de blessure d’ongle ou ampoule nécessitant plus de place.
Textile
- Tenue adaptée aux variations de température :
- manchettes, coupe-vent léger, t-shirt respirant,
- possibilité de passer de manches longues à manches courtes rapidement.
- Pour 24 h :
- une couche plus chaude pour la nuit (seconde couche, gilet, éventuellement bonnet fin ou bandeau),
- chaussettes de rechange (voire plusieurs paires),
- slip/short de rechange pour éviter les irritations.
- Casquette ou visière pour la journée et le soleil, même en forêt (les grandes allées peuvent être très exposées).
Hydratation et portage
- Sur un format boucle avec ravito fréquent, un gilet de trail léger ou une ceinture porte-flasque est souvent suffisant.
- Flasques souples de 500 ml faciles à remplir rapidement à chaque passage.
- Possibilité de laisser un bidon ou une gourde de secours à votre base perso.
Éclairage (pour 12 h et 24 h si passage de nuit)
- Lampe frontale fiable, avec au moins un jeu de batteries ou une seconde frontale.
- Éventuellement une petite lampe de secours (frontale minimaliste ou mini-lampe clip) dans la poche, pour parer à un souci en plein bois.
- N’oubliez pas de vous entraîner au moins une fois de nuit avec votre frontale sur chemin irrégulier. Beaucoup de coureurs découvrent la difficulté le jour J… et ça surprend.
Gestion des pieds et des frottements
- Crème anti-frottements (entre-cuisses, sous les bras, sous le sac, entre les orteils si besoin).
- Matériel de soin basique à laisser à votre base perso :
- pansements type seconde peau,
- bande adhésive,
- petit stick anti-frottements ou vaseline.
- Un détail qui change une course : une simple paire de chaussettes sèches à 3 h du matin. Vous verrez, on a parfois presque envie de pleurer de bonheur.
Alimentation et petits plus
- Vos aliments testés à l’entraînement : barres, gels, compotes, petits sandwichs, salé/sucré.
- Une ou deux boissons que vous tolérez bien si vous avez un doute sur celles de l’orga.
- Un thermos pour une boisson chaude (thé, bouillon, soupe) si la nuit est fraîche.
- Éventuellement une chaise pliante ou un petit tabouret à votre base pour les moments de micro-pause.
Spécificités mentales et anecdotes de terrain
Les trails horaires comme L’Ultra Forestier ont une particularité : ils cassent la routine habituelle « point A – point B ».
- On tourne. On repasse au même endroit. On revoit la même branche cassée. Le même virage. Le même bénévole qui vous encourage avec le même sourire.
Au début c’est amusant. Au bout de 15 heures, c’est presque de la poésie absurde.
- Certains coureurs racontent qu’ils ont eu l’impression de « vivre sur la boucle ». Comme si leur monde se réduisait à ce tracé, à ces quelques kilomètres, à cette succession de sensations : montée, plat, ravito, descente, fatigue, joie, lassitude, puis à nouveau montée.
- D’autres disent qu’une simple petite côte, anodine au 2ᵉ tour, devient une épreuve au 20ᵉ.
Ce n’est pas le relief qui a changé. C’est le corps, et surtout la tête.
Préparer cette course, c’est donc aussi se préparer à :
- accepter la répétition,
- utiliser la boucle comme un repère rassurant, plutôt que comme une prison,
- définir à l’avance quelques rituels : une phrase que vous vous répétez, une petite action à chaque passage au ravito, un point sur la boucle où vous décidez « ici, je souris et je relève la tête ».
En résumé pour votre préparation (sans plan détaillé)
- Travail sur terrain forestier vallonné, avec petites bosses répétées.
- Acclimatation aux variations de température typiques de fin mai en Île-de-France (frais le matin/nuit, potentiellement chaud en journée).
- Entraînements spécifiques sur boucle pour simuler le format horaire : même circuit, passées multiples, gestion mentale de la répétition.
- Test de votre matériel (chaussures de trail polyvalentes, frontale, couches textiles) sur la durée.
- Mise au point d’une stratégie de ravitaillement et d’hydratation adaptée à un accès fréquent à votre base.
- Travail d’autonomie d’allure, sans compter sur des meneurs d’allure, très probablement absents sur ce type d’épreuve.
Avec ces éléments, vous pouvez construire un entraînement qui colle vraiment à la réalité de L’Ultra Forestier : une boucle forestière, du temps long, et beaucoup d’histoires de jambes et de tête à écrire, tour après tour.
Rédigé à partir de données officielles et de retours de coureurs.
Estimez votre temps de course