Le Trail du Tortillon, c’est une soirée de course nature posée sur les collines de Bon-Encontre, à deux pas d’Agen, dans ce Lot-et-Garonne où les chemins savent encore surprendre. Départs et arrivées se jouent au stade René Lajunie, point de ralliement des coureurs et du Club Athlétique Boé Bon Encontre, organisateur de l’événement. On est en Nouvelle-Aquitaine, entre Garonne, coteaux et petites routes rurales, avec Agen tout proche, son pont-canal et sa vieille ville comme décor de fond. Ici, on court surtout sur chemins, passages boisés et tronçons de route, avec même un petit crochet du côté de Pont-du-Casse pour les plus longues distances.
Ce trail n’a rien d’un simple jogging du samedi soir. Le relief reste modéré, mais la répétition des bosses, la chaleur possible en fin de journée et les départs décalés en début de soirée imposent une vraie gestion de l’effort. On part parfois sous le soleil, on revient à la lumière qui tombe. C’est un rythme particulier, celui des courses qu’on vit presque en temps suspendu.
Le programme 2026 propose plusieurs distances chronométrées et une course enfant, toutes le samedi 30 mai 2026 à Bon-Encontre.
Les trois courses principales sont chronométrées, avec des catégories d’âge minimales indiquées par l’organisation : à partir de cadet pour le 8 km, junior pour le 15 km, espoir pour le 30 km. Certificat médical ou licence FFA en cours de validité sont exigés pour prendre le départ, conformément à la réglementation. Les inscriptions se font en ligne, avec des droits d’engagement qui restent raisonnables pour ce type d’événement (12 € pour le 8 km, 17 € pour le 15 km, 25 € pour le 30 km en 2026).
L’organisation s’appuie sur le Club Athlétique Boé Bon Encontre, une structure locale qui connaît ses chemins par cœur et qui assume un esprit de club : bénévoles coureurs, accueil simple, mais efficace. Les parcours sont ouverts pour l’occasion, avec un accent mis sur la découverte de la campagne bon-encontraise et du pays de Serres. Côté logistique, parking, vestiaires et douches sont proposés sur place, avec un repas d’après-course annoncé comme festif. La barrière horaire est fixée à 21h30 pour l’ensemble des trails, ce qui oblige les coureurs du 30 km à garder un œil sur l’horloge autant que sur leurs sensations.
Autre point important : l’organisation insiste sur le respect de l’environnement, avec notamment l’obligation d’utiliser un gobelet personnel pour les ravitaillements. C’est un geste simple, mais révélateur d’un état d’esprit : on ne vient pas seulement consommer un parcours, on le traverse avec un minimum d’empreinte. Les 3 premiers hommes et 3 premières femmes de chaque trail se voient remettre un lot, mais l’essentiel se joue ailleurs : dans le plaisir de boucler la boucle et de retrouver la lumière du stade.
Ce qui fait la particularité du Trail du Tortillon, c’est cet enchaînement de départs en fin d’après-midi, avec la chaleur potentielle de mai, les bosses qui s’accumulent et la lumière qui décline. Ce n’est pas extrême, mais cela demande une préparation intelligente. On ne vient pas ici les mains dans les poches, même pour le 8 km.
Sur 30 km et près de 1000 m de dénivelé, le coureur un peu trop confiant découvre vite le prix des départs trop rapides. J’ai vu plus d’un athlète s’allumer sur le premier tiers, grisé par l’ambiance du peloton, avant de se retrouver à marcher sur les dernières bosses, le regard vide, dans ces chemins qui n’en finissent plus de tourner. La clé, c’est la gestion : fréquence cardiaque sous contrôle, ravitaillements anticipés, et cette humilité qui fait qu’on accepte de perdre quelques secondes au début pour en gagner des minutes sur la fin.
Pour le 15 km, le piège est différent : on est entre la sortie tempo et le vrai trail. On peut se dire « ça passera », s’appuyer sur son foncier route et négliger le travail de côtes, la descente, les appuis instables. Les chevilles, elles, ne pardonnent pas. D’où l’intérêt d’un plan d'entrainement qui intègre travail de montée, renforcement, sorties sur terrain vallonné et une vraie réflexion sur la gestion de l’effort.
Même le 8 km mérite du respect. C’est court, mais intense. Le genre de format où l’on court vite, souvent à une allure proche de son seuil, avec des relances constantes. Une préparation structurée permet de transformer cette petite boucle en vrai moment de plaisir, plutôt qu’en lutte contre soi-même dès la deuxième montée.
Enfin, n’oublions pas le hors-chronomètre : sommeil régulier à l’approche de la course, hydratation dès la veille, repas pré-course adapté, et un échauffement sérieux, surtout pour les départs du soir. Le corps n’a pas toujours envie de courir vite à 18h45. Il faut l’y amener progressivement.
Pour les informations les plus à jour, vous pouvez consulter la page de la Ville de Bon-Encontre ou la fiche dédiée sur Pyrénées Chrono.
Courir le Trail du Tortillon, c’est accepter de se laisser surprendre par ces collines discrètes du Lot-et-Garonne, de revenir au stade René Lajunie un peu rincé, mais le sourire accroché. Un soir de mai à Bon-Encontre, la fatigue a souvent un goût de reviens-y.
Le Trail du Tortillon est une course nature typique du Sud-Ouest. Chemins, bosquets, petites côtes qui piquent les cuisses. Rien de très haut en montagne. Mais jamais vraiment plat non plus.
La course est annoncée sur des distances de 30 km, 15 km et 8 km (les formats peuvent légèrement varier selon les éditions, mais cette structure 8 / 15 / 30 km est la base).
L’ambiance est plutôt « village », conviviale, avec un esprit trail mais accessible. On est loin des énormes usines à gaz. On discute sur la ligne de départ. On voit des connaissances. On rigole. Puis ça part vite quand même.
Un coureur qui a déjà arpenté ce genre de terrain vous le dira : le danger, ce n’est pas la grande montée de 800 m de D+. C’est la répétition des petites côtes, celles où on se dit « ça passe en courant ». Jusqu’à ce que ça ne passe plus.
Les données officielles de dénivelé ne sont pas détaillées sur la fiche Ahotu, mais en se basant sur des trails similaires du secteur (même type de collines, même longueur de parcours), on peut raisonnablement envisager :
Ce ne sont pas des chiffres officiels, mais une base de travail réaliste pour calibrer l’entraînement. L’idée à retenir : ce ne sera pas plat, mais ce ne sera pas un ultra alpin. Vous allez surtout travailler la capacité à relancer après chaque petite bosse.
Par temps sec, le terrain peut devenir dur, presque cassant. Les appuis tapent. Les quadriceps le sentent bien le soir. Par temps humide, la terre du Sud-Ouest peut vite se transformer en glaise collante. Ce fameux moment où la semelle pèse soudain 500 grammes de plus, vous voyez très bien.
Rien d’extrême a priori, mais un parcours de ce type fait très mal à celles et ceux qui le sous-estiment. Ce n’est pas « juste un 15 km tranquille ». C’est un 15 km où l’on relance sans arrêt.
Castelculier, Lot-et-Garonne, fin mai. Vous pouvez vous attendre à une météo de type pré-estivale :
On connaît tous cette situation : départ dans une fraîcheur agréable, puis au bout d’une heure, plus un coin d’ombre, la casquette qui devient votre meilleure amie, et les ravitos qui se transforment en oasis.
La page Ahotu ne détaille pas précisément le nombre et la localisation des ravitaillements pour chaque distance. L’organisation s’aligne en général sur les standards des trails régionaux de ce format :
Vous avez peut-être déjà fait l’erreur de « partir léger parce que c’est pas si long ». Puis de regarder les autres avaler des quartiers d’orange et du salé au ravito, pendant que vous essayez de mâcher une pâte de fruit collée au papier. Cette fois, l’idée sera de préparer à l’avance :
Aucune mention officielle de meneurs d’allure sur la fiche Ahotu. Sur ce type de trail régional, leur présence est possible, mais loin d’être systématique. Il est donc plus prudent de considérer que vous devrez gérer votre allure de manière autonome.
C’est d’ailleurs une belle opportunité pour apprendre à se caler sur vos sensations. Tenir 30 km en se fiant à son souffle, à ses jambes, à son mental, sans se laisser embarquer par les autres dès le départ.
Ce n’est pas le genre de course où l’on vient en chaussures route légères « parce qu’il n’y a pas tant de dénivelé ». Vous pourriez le regretter dès la première descente un peu grasse.
Il y a toujours cette image du coureur qui arrive au ravito, la bouche sèche, l’œil un peu vitreux. Vous n’avez pas envie que ce soit vous. L’hydratation se prépare autant que les séances de fractionné.
Sur ce genre de trail, on voit souvent tout le monde se découvrir très vite après le départ. Puis chercher l’ombre au moindre arbre au bout d’une heure. L’accessoire le plus précieux ce jour-là peut être un simple bout de tissu sur la tête.
Il y a toujours ce moment, la veille de la course, où l’on vide le sac en se demandant « est-ce que j’en fais trop ? ». Pour le Trail du Tortillon, la règle sera simple : minimaliste, mais pas imprudent.
Un détail qui revient souvent dans les retours de coureurs sur ce type de trail : « Ce n’était pas si long, mais je me suis fait surprendre par la chaleur et les bosses qui n’en finissaient pas ». L’objectif de la préparation sera justement d’éviter cette phrase.
| Distance | Objectif principal | Point de vigilance |
|---|---|---|
| 8 km | Découverte trail, gestion des changements d’allure, appuis sur sentiers. | Ne pas partir trop vite sur la première bosse. S’habituer à courir en chaleur. |
| 15 km | Endurance spécifique sur terrain vallonné, travail de relances. | Prévoir une stratégie de ravitaillement solide/liquide minimale. |
| 30 km | Endurance et gestion de course, résistance musculaire. | Hydratation, nutrition, gestion de la fatigue en fin de course. |
Le Trail du Tortillon, ce n’est pas seulement une ligne d’arrivée. C’est ce moment précis où, dans la dernière bosse, les jambes brûlent, le souffle est court, mais vous sentez que tout le travail fait avant est en train de payer. C’est pour ce moment que l’on prépare chaque séance, chaque détail du matériel, chaque ravitaillement.

