Informations sur la course
Un ruban de chapelles entre terre et mer
Il y a des courses qui ressemblent à une simple parenthèse sportive. Et puis il y a le Trail Relais des Chapelles 56. Une journée entière à relier 16 chapelles, à travers un Morbihan qui change de visage au fil des heures : bocage, vallées, bois, puis l’appel du large, la lumière du littoral.
Le samedi 24 octobre 2026, pour sa 4ᵉ édition, ce trail vous propose un trajet singulier : une moitié nord plus rurale, ancrée du côté de Cléguer et des vallées du Scorff, puis une moitié sud plus ouverte, en descendant vers Guidel, la Laïta, et enfin le front de mer de Larmor-Plage et Ploemeur.
Arrivée commune à la chapelle Notre-Dame de la Garde, à Lomener (Ploemeur), face à l’océan. Quand on y passe en fin de course, le vent porte souvent l’odeur d’iode et de goémon. On sait alors pourquoi on a tenu jusque-là.
Les inscriptions 2026 s’effectuent en ligne via la plateforme Klikego et le site officiel de l’épreuve : Trail Relais Chapelles 56, avec un relais d’information également via Klikego.
Formules de course : du long, du relais, et un parcours adapté
L’épreuve se veut à la fois engagée et inclusive. Elle s’articule autour d’un seul grand tracé, décliné en plusieurs formules :
- Trail 70–77 km individuel : un grand voyage en autonomie relative, pour celles et ceux qui veulent vivre la totalité du parcours, des terres de Cléguer jusqu’à la mer.
- Trail 70–77 km en relais : une équipe (jusqu’à 10 relayeurs d’après les éditions précédentes) pour se partager l’effort et les chapelles, en alternant sections rurales, passages en vallée du Scorff et de la Laïta, puis littoral.
- Trail 23–25 km individuel : une entrée plus courte, mais déjà exigeante, souvent concentrée sur la partie sud du tracé, plus roulante mais exposée au vent du large.
- Trail 23–25 km en relais : en équipe, pour partager le parcours sur un format plus accessible, sans renoncer au caractère symbolique des chapelles.
- Parcours adapté 6–6,6 km : réservé aux personnes en situation de handicap moteur, en fauteuil ou en joëlette, avec équipe d’assistance si nécessaire.
Selon les informations disponibles sur les éditions précédentes, le dénivelé positif du grand parcours (autour de 70–77 km) tourne autour de 800 m D+ sur un relief modéré mais usant, alternant chemins forestiers, vallons et sentiers côtiers.
Les lieux de départ varient en fonction des formules : Cléguer, Guidel et parfois Ploemeur, pour une seule arrivée partagée à la chapelle de Notre-Dame de la Garde à Lomener. On traverse ainsi un morceau très dense du Morbihan : proche de Lorient, entre la vallée du Scorff, la Laïta et le front atlantique de Guidel-Plages et Larmor-Plage.
Organisation, horaire et esprit de course
La 4ᵉ édition du Trail Relais des Chapelles 56 est annoncée pour le samedi 24 octobre 2026. Les plateformes d’agenda comme Le-Sportif ou Miles Republic indiquent notamment :
- Un trail de 70 km, avec un départ en individuel et un départ spécifique pour les relais.
- Un trail de 23 km, lui aussi proposé en individuel et en relais.
Les détails horaires précis sont donnés sur les sites d’inscription, avec, pour les précédentes éditions, un retrait des dossards la veille au soir dans la région de Quéven (salle Saint-Méen). On reste dans ce triangle familier aux coureurs du coin : Lorient, Guidel, Ploemeur, Cléguer.
L’esprit de la course est clairement affiché : à la veille de la Toussaint, relier des chapelles, c’est autant un geste symbolique qu’un défi sportif. Les organisateurs parlent d’un événement « sportif et culturel, convivial et festif », ouvert aux individuels, aux équipes d’amis, de collègues, de familles.
Regarder le parcours avec des yeux de coureur de fond
Je me souviens d’une reco dans ce coin-là, un matin de décembre. Une bruine fine sur les chemins entre Cléguer et Guidel, la terre noire qui colle aux chaussures, les bois silencieux. Rien de spectaculaire. Mais à force d’heures, ce décor discret marque la mémoire autant qu’un grand col d’altitude.
Le Trail Relais des Chapelles 56, ce n’est pas un ultra alpin. C’est autre chose : une course de durée, sur un terrain raisonnable, où l’on peut facilement se griser du rythme et se croire à l’abri de la difficulté. Et pourtant, 70 km restent 70 km. Sur un profil relativement roulant, la tentation est de partir trop vite, surtout en relais quand on vient « faire sa section » avec des jambes fraîches.
Si vous visez la distance la plus longue, tout se joue dans la gestion :
- Adapter votre allure à la progression du terrain : plus régulier en forêt, plus prudent dans les vallées du Scorff et de la Laïta, plus fluide sur le littoral, où le vent peut transformer un faux-plat en mur invisible.
- Préparer vos appuis pour les changements de revêtement : sentiers, chemins agricoles, passages possiblement gras en octobre, sans oublier les portions plus roulantes qui incitent à relancer.
- Ne pas sous-estimer la fatigue nerveuse : une journée à naviguer entre chapelles, sections en équipe, ravitaillements, ce sont des sollicitations mentales continues.
Les formats plus courts (23–25 km) sont parfaits pour découvrir le tracé sans basculer dans l’ultra, mais restent exigeants pour qui les court trop « en intensité ». Sur ce type de terrain, l’erreur classique, c’est de considérer que l’absence de gros dénivelé dispense d’une vraie préparation. C’est rarement le cas.
Longévité, récupération et préparation ciblée
À mon âge, j’ai arrêté de « forcer » sur chaque course. Sur un événement comme le Trail Relais des Chapelles 56, je regarderais d’abord le calendrier : comment intégrer cette course dans une saison sans sacrifier la récupération ? Les nuits précédentes, la gestion du sommeil, deviennent aussi importantes que le choix des chaussures.
Pour un 70–77 km, l’idéal est de bâtir un plan d'entraînement qui tienne compte de votre vie réelle : travail, famille, fatigue accumulée. Un plan qui ne cherche pas à remplir des cases, mais à vous amener au départ sans casse. Octobre, en Bretagne, implique aussi une réflexion sur la nutrition : ravitaillements potentiellement frais, besoin de chaud, d’aliments digestes, d’une hydratation régulière malgré des températures parfois trompeuses.
Ce type de trail se prête bien au travail sur l’« intelligence de course » :
- Tester à l’entraînement votre stratégie d’allure sur terrain vallonné mais non montagneux.
- Répéter vos routines de ravitaillement : fréquence, quantités, tolérance digestive sur plusieurs heures.
- Apprendre à observer vos signaux de fatigue pour préserver votre longévité sportive : douleurs inhabituelles, baisse de lucidité, troubles digestifs.
Sur Preparun, nous construisons un plan d'entraînement qui vous correspond vraiment : vos kilomètres hebdo possibles, votre expérience du trail, votre objectif (finir, profiter, performer sans se brûler). L’idée n’est pas de vous transformer en machine, mais de faire en sorte que vous arriviez au pied de chaque chapelle avec encore un peu de lumière dans le regard.
Courir de Cléguer à la mer, longer Larmor-Plage, voir se dessiner la chapelle de Notre-Dame de la Garde à Lomener, c’est une belle façon de traverser un morceau de Bretagne. Si vous venez y poser vos baskets, prenez le temps de lever les yeux : le Morbihan, ce jour-là, ne se sera pas contenté de vous faire courir, il vous aura raconté une histoire.
Bon à savoir
Vue d’ensemble du Trail Relais des Chapelles 56
Le Trail Relais des Chapelles 56
Les différentes formules de course
Le format est très modulable, du coureur expérimenté au pur débutant.
- Trail 77 km individuel Distance d’environ 77 km. Dénivelé positif total environ +818 m. Pour celles et ceux qui aiment les longues journées sur les sentiers.
- Relais 77 km Épreuve en équipe de 10 relayeurs maximum sur ~77 km. On se passe le témoin. On se crie dessus en rigolant. On attend son relayeur dans un chemin creux en tendant l’oreille.
- Trail 25 km individuel Épreuve de 25 km environ en solo. Format idéal pour un premier vrai trail, ou pour se faire mal… mais pas toute la journée.
- Relais 25 km Épreuve en relais de 4 coureurs maximum sur 25 km. Le plaisir du trail partagé. On se motive. On surveille la montre. On vit l’épreuve en équipe.
- Formule handicapés – 6,6 km Distance d’environ 6,6 km, réservée aux personnes en fauteuil ou en joëlette, avec si besoin une équipe d’assistance. Moment fort. Toujours beaucoup d’émotion sur ces formats. On voit des regards qui brillent plus fort que les frontales.
Parcours, terrain et profil
Type de terrain
- Sentiers forestiers Beaucoup de passages en bois autour de Cléguer, Guidel, Ploemeur. Sol souvent souple, parfois gras. Racines, feuilles mortes, quelques pierres.
- Vallées du Scorff et de la Laïta On descend les vallées, puis on remonte. Montées parfois courtes mais cassantes. Des descentes serrées où les quadris chauffent.
- Portions littorales vers Larmor-Plage Fin de parcours qui longe le littoral. Chemins côtiers, passages exposés au vent. Sol parfois sableux ou caillouteux.
- Mixte rural / côtier Vous aurez de l’ombre dans les bois. De l’air sur la côte. Un terrain très varié. Exigeant pour les chevilles. Stimulant pour la tête.
Dénivelé et profil d’effort
- 77 km : +818 m D+ Dénivelé modéré pour la distance. Pas un ultra de montagne. Mais une longue journée de course. La difficulté vient de la durée d’effort, du terrain parfois technique et de la gestion de la fatigue.
- 25 km : dénivelé modéré Le site mentionne une distance, pas le D+ exact. On peut s’attendre à un profil « casse-pattes » typique Bretagne sud : petites montées, descentes courtes, jamais de très long col, mais presque jamais totalement plat.
- Impact pour la préparation
Travail spécifique à prévoir sur :
- enchaînement de montées courtes et descentes
- résistance musculaire (quadriceps, mollets)
- gestion de l’effort sur terrain varié plutôt que sur un profil linéaire
Météo probable fin octobre à Cléguer (Morbihan)
Pour construire un plan d’entraînement cohérent, il faut imaginer la météo de la fin octobre en Bretagne sud.
- Températures Généralement fraîches. Matin entre 6–10°C. Après-midi souvent 10–15°C. Très agréable pour courir. Moins pour attendre son relais en statique.
- Pluie Fin octobre en Morbihan = forte probabilité d’averses. Pluie fine qui s’infiltre partout. Ou bonne grosse drache qui transforme un chemin en ruisseau. Il faudra prévoir un entraînement mental et matériel à la pluie.
- Vent Sur la partie littorale, le vent peut être présent. Vent de face, ça use. Vent de côté, ça déséquilibre. Les dernières portions face à l’océan peuvent surprendre si vous n’êtes pas habitué.
- Luminosité À cette période, la lumière baisse vite en fin de journée. Selon votre horaire de passage, une frontale peut être utile, surtout pour les longues distances.
Ravitaillements et gestion de l’effort
Le détail précis des ravitaillements n’est pas entièrement décrit sur la page, mais l’organisation parle d’un roadbook dédié où toutes ces informations sont rassemblées. On peut néanmoins anticiper certains éléments pour votre préparation.
- Ravitaillements intermédiaires Sur un format 77 km, il y a très probablement plusieurs points de ravitaillement espacés de 8 à 15 km environ (typique des trails de ce type). Pour le 25 km, un ou deux ravitos sont en général proposés.
- Type de ravitaillement probable Classique trail breton : eau, boissons sucrées, fruits secs, bananes, biscuits salés, fromage, pain, soupes sur les points plus importants. L’organisation mentionne que tous les détails seront dans le roadbook.
- Autonomie partielle à prévoir
Il faudra s’entraîner à :
- boire régulièrement entre les ravitos
- tester vos gels, barres, compotes en entraînement
- adapter votre rythme à la distance entre deux points de ravitaillement
- Relais et zones de passage Pour les formules relais (77 km et 25 km), il y aura des zones spécifiques de passage de témoin. Cela influence la gestion d’échauffement, la tenue d’attente, et l’alimentation entre deux relais.
Meneurs d’allure
La page d’inscription ne mentionne pas clairement de meneurs d’allure. Sur ce type de trail nature, notamment en relais et avec un tracé parfois technique, la présence de meneurs est moins fréquente que sur route. Il est plus prudent de préparer vos stratégies de rythme sans compter sur un lièvre officiel :
- utilisation de la fréquence cardiaque ou des zones d’effort
- gestion à la sensation sur les montées / plats / descentes
- répartition de l’effort par portions (par exemple chapelle à chapelle)
Matériel spécifique à prévoir
Chaussures
- Chaussures de trail avec bon grip Semelle agressive pour la forêt humide et les vallées. Un peu d’accroche latérale pour les dévers et les passages boueux.
- Amorti Sur 77 km, l’amorti devient crucial. Vous allez répéter des milliers de foulées sur terrain irrégulier. Prévoir un modèle testé en sortie longue.
- Deux paires possibles Certains coureurs aiment laisser une seconde paire sèche pour un relais, ou pour repartir sur la portion finale plus « roulante » vers la mer.
Vêtements
- Couche de base respirante Manches longues fines, qui gèrent bien la sueur et le froid humide.
- Coupe-vent / veste imperméable légère Indispensable en cas de pluie et de vent sur le littoral. À travailler en entraînement : courir avec la veste, ouvrir/fermer, gérer la chaleur intérieure.
- Short ou collant 3/4 Selon votre tolérance au froid. Fin octobre, des collants légers peuvent vraiment changer le confort.
- Chaussettes techniques anti-ampoules Humidité + durée = risque d’ampoules. Tester vos chaussettes sur sorties longues à allure course.
- Gants fins et bandeau / bonnet léger Les extrémités refroidissent vite à l’arrêt, surtout en relais.
Portage et accessoires
- Gilet d’hydratation Indispensable en individuel 77 km, fortement recommandé sur 25 km. Capacité 1 à 1,5 L (flasques ou poche) selon la densité des ravitos.
- Bâtons ? Le dénivelé n’est pas énorme, mais les bâtons peuvent aider sur la durée pour soulager les quadris. À privilégier seulement si vous avez l’habitude. Sinon, ils gênent plus qu’ils n’aident.
- Frontale Selon l’heure de passage, surtout sur 77 km. Tester en entraînement de nuit : gestion du rythme, perception du terrain, confiance en descente.
- Matériel obligatoire Le détail précis sera indiqué par l’organisation (dans le roadbook et le règlement). Pensez à intégrer progressivement ce matériel en entraînement pour éviter les mauvaises surprises.
Spécificités des formats relais pour l’entraînement
- Relais 77 km (jusqu’à 10 coureurs) Portions plus courtes. Intensité potentiellement plus élevée. Il faudra travailler la capacité à démarrer « froid » pour un relais. Et aussi la gestion de l’attente : on a souvent trop froid… ou on grignote trop.
- Relais 25 km (jusqu’à 4 coureurs) Segments probablement un peu plus longs que sur le 77 km relais. On se rapproche d’un trail « classique » mais couru très fort, par envie de ne pas décevoir l’équipe.
- Dimension mentale d’équipe On ne court plus seulement pour soi. On sait que des amis regardent la montre. On surveille le téléphone, on guette la silhouette du relayeur dans le chemin. Ce stress léger fait partie du jeu. Il faudra le prendre en compte dans la préparation mentale.
Ambiance et esprit de la course
- 16 chapelles à relier Ce n’est pas qu’un trail. C’est une sorte de pèlerinage sportif. On traverse des lieux chargés d’histoire et de traditions. Les clochers apparaissent au loin. Quand on est fatigué, ça devient de vrais phares.
- Parcours varié, paysages changeants Forêt sombre, vallées encaissées, ouverture sur l’océan. Psychologiquement, ça aide énormément. Chaque changement de décor donne un second souffle.
- Course accessible à tous niveaux De l’ultra-individuel au 6,6 km en joëlette. On y croise des costauds qui enchaînent les ultras. Mais aussi des débutants qui vivent leur première course, la boule au ventre, le sourire aux lèvres.
Points clés à garder en tête pour bâtir le plan d’entraînement
- Dénivelé global modéré mais terrain exigeant (bois, vallées, littoral).
- Météo potentiellement froide, humide, venteuse fin octobre en Bretagne sud.
- Nécessité de s’habituer au sol gras et aux sentiers techniques en forêt.
- Gestion de la durée pour le 77 km, de l’intensité pour les relais et le 25 km.
- Préparation spécifique au matériel : gilet, frontale, vêtements pluie, alimentation.
- Dimension collective très forte sur les relais : à intégrer dans la préparation mentale.
Avec ces éléments, vous pouvez structurer un plan qui colle vraiment au terrain, à la météo probable et à l’esprit de ce Trail Relais des Chapelles 56. Un plan qui prépare les jambes. Mais aussi la tête. Et le cœur, un peu.
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