24h de Risquetout

Cayenne (97300) 13 juin 2026 Course à pied

Informations sur la course

24h de Risquetout : une boucle de 24 heures au cœur de la Guyane

Quand on court depuis longtemps, on sait que certaines épreuves ne se résument pas à une fiche technique. Les 24h de Risquetout font partie de ces rendez-vous-là : un format d’endurance, une ambiance de défi partagé, et cette lumière si particulière de la Guyane, autour de Montsinéry-Tonnegrande, à une trentaine de kilomètres de Cayenne, non loin de la mangrove de Montsinéry et de la Crique Fouillée.
Sur la page d’inscription Klikego, l’épreuve est annoncée les 13–14 juin 2026, avec une clôture des inscriptions le 8 juin à 13h00. L’organisation propose un défi en équipe sur 24 heures, rythmé par des relais où l’on se passe bien plus qu’un simple témoin.

Format de course : relais et endurance collective

Les informations officielles indiquent un concept simple : pendant 24 heures, des équipes se relaient pour parcourir un maximum de distance. Voici ce que l’on sait à ce jour :

  • Épreuve en équipe de 4 coureurs ou de 3 cyclistes, avec l’objectif de réaliser la plus grande distance possible en 24 heures.
  • Inscription en ligne via Klikego, avec une page dédiée aux 24h de Risquetout 2026.
  • Les modalités détaillées (longueur de la boucle, dénivelé, type exact de surface, horaires précis de départ) ne sont pas explicitement décrites dans les sources actuelles.

Le site KerRun, qui recense également l’événement, rappelle qu’il s’agit d’une épreuve de running à Montsinéry-Tonnegrande, dans le département de la Guyane, avec une mécanique de relais par équipes. On y retrouve l’esprit des grandes épreuves d’endurance collective : gérer la fatigue, accepter les moments creux, veiller sur ses coéquipiers autant que sur sa propre foulée.

Montsinéry-Tonnegrande : courir loin du bruit, proche de la nature

Courir 24 heures ici, ce n’est pas la même histoire que tourner sur un stade. Montsinéry-Tonnegrande, c’est cette commune paisible des rives de la Montsinéry, dans la végétation luxuriante, à distance raisonnable de Cayenne mais déjà dans une autre temporalité. On n’est pas loin de zones réputées pour les balades en pirogue et les observations de la faune, ces endroits où la lumière change vite et où la chaleur vous surprend dès le matin.

Dans ce décor, les relais prennent une autre dimension. La nuit tombe tôt, la chaleur ne s’oublie jamais vraiment, et l’humidité impose une gestion très fine de l’effort. C’est là qu’entrent en jeu les fondamentaux : hydratation régulière, alimentation maîtrisée, gestion de l’allure, respect de ses propres signaux de fatigue. Vous ne « gagnez » pas un 24h, vous négociez une cohabitation avec la durée.

Un défi qui demande une préparation intelligente

On pourrait croire qu’en relais, on peut se permettre d’improviser. C’est tout l’inverse. Les successions d’efforts et de récupérations partielles fatiguent le corps d’une façon particulière. Sans une vraie préparation, la fête peut vite se transformer en calvaire.

  • Travail de fond sur plusieurs semaines pour construire une base d’endurance solide.
  • Entraînements fractionnés longs pour simuler les relais successifs.
  • Tests de nutrition et d’hydratation sur sorties prolongées, en conditions chaudes si possible.
  • Sommeil : apprendre à « dormir court », récupérer vite entre deux périodes d’effort.

Après plus de vingt ans de course, j’ai mieux compris une chose : sur ce type d’épreuve, ce ne sont pas seulement les jambes qui lâchent, mais souvent l’organisation personnelle. Un sac pas prêt, une alimentation improvisée, des relais mal gérés, et tout se dérègle. C’est pour cela que nous avons pensé des plan d'entraînement dédiés à ce genre de défi.

Votre plan d'entraînement personnalisé pour les 24h

Sur Preparun, nous proposons un plan d'entraînement adapté à votre profil et à cette épreuve spécifique. Vous indiquez votre âge, votre niveau actuel, votre objectif, et le nombre de séances que vous pouvez assumer par semaine. À partir de là, nous construisons un cadre : séances longues pour travailler la résistance à la durée, blocs de fatigue pour simuler les relais, rappels de vitesse pour garder de la tonicité, mais aussi place laissée à la récupération et au sommeil, trop souvent négligés.

L’objectif n’est pas seulement de vous aligner sur les 24h de Risquetout, mais d’arriver sur la ligne de départ avec une forme durable, sans mettre en péril votre longévité de coureur. Les 24 heures passent vite quand elles sont bien vécues, et très lentement quand on n’est pas prêt. L’intelligence de course, ici, c’est d’être lucide avant même le coup de sifflet.

Pour suivre l’évolution de l’épreuve et les modalités d’inscription, vous pouvez consulter la page KerRun – 24h de Risquetout 2026 ainsi que la fiche officielle sur Klikego.

Si vous aimez les nuits blanches en baskets, les relais chuchotés dans la pénombre, les kilomètres partagés plus que comptés, alors Montsinéry-Tonnegrande en juin pourrait bien devenir l’un de vos souvenirs de coureur les plus marquants.

Bon à savoir

Présentation globale de la course

Les 24h de Risquetout, c’est une épreuve de relais par équipes, dans une ambiance très locale, au cœur de la nature guyanaise, sur la ferme de Risquetout à Montsinéry-Tonnegrande. En équipe de 4 coureurs ou de 3 cyclistes, vous tentez de réaliser le plus grand nombre de tours sur un circuit de 4 km pendant 24 heures. Ce n’est pas juste une course. C’est une longue parenthèse. On court, on attend son relais, on se chambre, on lutte contre la nuit qui colle à la peau.

Format de l’épreuve et organisation du relais

  • Course en équipe : 4 coureurs à pied ou 3 cyclistes par équipe.
  • Relais sur un circuit fixe de 4 km : chaque membre enchaîne des tours selon la stratégie d’équipe.
  • Objectif : cumuler le plus grand nombre de tours en 24 heures.

Vous allez vivre la gestion d’équipe en vrai. Le coureur qui part trop vite au premier tour et qui le paie à 3 h du matin. Celui qui a « un coup de moins bien » et qu’il faut protéger. Celui qui, à l’inverse, se découvre une deuxième vie au lever du jour. Tout cela se prépare à l’entraînement : capacité à repartir plusieurs fois, à gérer les pauses, à courir sur fatigue.

Parcours, terrain et profil

Type de circuit

  • Boucle de 4 km au cœur de la ferme de Risquetout.
  • Cadre rural, végétation tropicale, alternance de passages ouverts et plus ombragés (ferme et environs).

Un 4 km, ça paraît court. Mais au bout du 7e, 8e, 12e tour, on connaît chaque virage par cœur. On anticipe le faux-plat, la petite bosse, la zone plus glissante. On redoute parfois un endroit précis… et c’est là qu’on ira travailler mentalement à l’entraînement.

Dénivelé

  • Pas d’informations chiffrées officielles sur le dénivelé sur la fiche de course.
  • Contexte local à Montsinéry-Tonnegrande : terrain généralement peu montagneux, avec petites bosses, faux plats, et possibles passages irréguliers (pistes, chemins agricoles).

Ne vous attendez pas à un mur alpin. Mais ne sous-estimez pas la lassitude des petites ondulations répétées, surtout dans la chaleur humide. Une légère montée, c’est rien au premier tour. Beaucoup moins au quinzième.

Nature du sol

  • Course au cœur d’une ferme : probabilité élevée de pistes en terre, chemin stabilisé, éventuellement quelques portions herbeuses ou gravillonnées.
  • En Guyane, la terre peut devenir très glissante en cas de pluie, avec des ornières et zones boueuses.

Le sol, c’est le grand acteur invisible de ce genre de course. Un tour sec, on déroule, on se sent facile. Un tour sous l’averse, on se bat pour garder l’appui. C’est là que les bonnes chaussures font la différence… et que les chevilles mal préparées protestent.

Météo et conditions climatiques en Guyane

Chaleur et humidité

  • Climat équatorial en Guyane : températures souvent autour de 26–30°C, avec forte humidité.
  • Ressenti lourd, transpiration abondante, évaporation limitée.
  • Risque accru de coup de chaud et de déshydratation si l’hydratation n’est pas maîtrisée.

On ne « gère » pas la chaleur guyanaise comme on gère un petit soleil d’avril en métropole. Certains coureurs racontent ce moment où, en pleine nuit, ils espéraient « un peu de frais ». Et ont juste trouvé... de l’humidité chaude collée au visage. Votre corps doit apprendre à courir dans ce climat. Et ça, l’entraînement pourra l’anticiper.

Pluie et orages

  • Période encore marquée par la saison des pluies en Guyane : possibilité de averses intenses ou d’orage.
  • Conséquences : sols mouillés, visibilité réduite, refroidissement relatif mais ressenti parfois étouffant.

Vous ferez probablement au moins un relais sous la pluie. Peut-être au moment où vous vous y attendrez le moins. Certains adorent ce moment : le bruit de la pluie sur la végétation, les frontales qui scintillent, la boue qui éclabousse. D’autres le vivent comme une petite tempête intérieure. Mieux vaut y être préparé mentalement.

Logistique de course : ravitaillement et zones de vie

Ravitaillements

  • Le détail des ravitaillements n’est pas précisé dans la fiche de l’événement sur Klikego.
  • Format 24h en boucle courte : très forte probabilité de ravitaillement central sur la zone départ/arrivée, accessible à chaque tour.
  • Les équipes disposent en général d’un espace pour installer leur base de vie : glacières, nourriture perso, change, chaises, etc. (format classique des 24h en relais).

Vous allez apprendre à courir avec le ventre. Grignoter un peu entre deux relais. Boire sans vous écœurer. Gérer le sucré, le salé. On se souvient tous d’un coureur qui, à 3h du matin, ne jurait plus que par la soupe et le riz, incapable de regarder un gel énergétique. C’est pour éviter ce genre de rupture qu’on prépare la stratégie nutrition à l’avance.

Meneurs d’allure

  • Aucune mention de meneurs d’allure sur les informations officielles de la course.
  • Format relais sur 24h : la gestion de l’allure repose surtout sur la stratégie d’équipe et la communication interne, plus que sur des meneurs fixes.

Vous n’aurez pas de ballon coloré à suivre. Ce sera votre équipe, vos choix, vos sensations. La belle histoire, c’est souvent cette équipe qui se découvre une discipline de métronome : chacun respecte les allures, les temps de repos, et la machine collective tourne comme une horloge.

Contraintes spécifiques à prendre en compte pour l’entraînement

Effort fractionné sur 24h

  • Vous ne courez pas 24h d’affilée, mais en relai, avec plusieurs efforts répétés.
  • Alternance de phases de course, de repos, d’attente, parfois de sieste courte.
  • Forte composante de gestion de la fatigue nerveuse : se lever pour un relais de nuit, repartir alors que les jambes sont lourdes.

À un moment donné, vous aurez sommeil. Vous n’aurez pas envie d’y retourner. Et pourtant, le relais sera à vous. On se souvient d’athlètes qui disaient : « Mon tour de 5 h du matin, je l’ai couru pour l’équipe, pas pour moi. » Ce basculement-là fait partie de la magie – et de la difficulté – des 24h.

Course de nuit

  • Une partie significative de la course se déroule de nuit.
  • Nécessité d’être à l’aise en course nocturne : repères visuels limités, gestion de la lumière, perception différente du terrain.
  • Températures un peu moins élevées mais humidité toujours présente.

La nuit, les bruits de la forêt deviennent plus présents. Le faisceau de la frontale découpe un petit tunnel de lumière. On a souvent l’impression d’être seul au monde, même avec d’autres coureurs autour. Certains adorent, d’autres angoissent un peu au début. Ça se travaille.

Chaleur, hydratation et gestion de la sueur

  • Conditions chaudes et humides : la gestion de l’hydratation est centrale.
  • Perte de minéraux importante : attention aux crampes et aux baisses de régime.
  • Nécessité d’apprendre à boire régulièrement et à adapter l’apport en électrolytes.

En Guyane, on ne termine pas une course de 24h « par chance » si on néglige la boisson. Il y a toujours cette image du coureur qui se pensait « costaud », et qu’on retrouve à l’ombre, incapable de repartir parce qu’il a oublié… de boire correctement. Votre corps est un moteur. Sur cette course, le carburant liquide, c’est la clé.

Matériel spécifique à prévoir

Chaussures et tenue

  • Chaussures avec bon grip : adaptées aux chemins, terre, potentielle boue.
  • Éventuellement deux paires : une paire « sèche » et une pour conditions humides.
  • Tenues légères, respirantes, à séchage rapide.
  • Chaussettes techniques limitant les frottements et les ampoules.

Équipement de nuit

  • Lampe frontale de bonne qualité, avec autonomie suffisante.
  • Piles ou batterie de rechange.
  • Éventuellement une seconde frontale de secours.

Protection contre la chaleur et l’humidité

  • Casquette ou bandeau pour la journée.
  • Crème solaire adaptée à une sueur abondante.
  • Vêtements qui supportent les répétitions transpiration / séchage.

Gestion de la pluie

  • Veste très légère ou coupe-vent respirant (optionnel selon votre tolérance).
  • Sacs ou housses étanches pour garder affaires et chaussures de rechange au sec.

Base de vie de l’équipe

  • Glacière pour boissons fraîches et alimentation.
  • Chaises, éventuellement un petit matelas ou lit de camp.
  • Affaires de rechange : t-shirts, shorts, chaussettes, serviette.
  • Matériel de soin : pansements, bande de strapping, crème anti-frottements.

C’est souvent dans cette petite zone de vie que se fabrique la réussite de l’équipe. On y a vu des scènes très humaines : un coureur qui masse un coéquipier en silence, un autre qui prépare les gourdes, quelqu’un qui se réveille en sursaut « c’est à moi là ? ». Ce n’est pas juste du matériel. C’est votre camp de base pendant 24h.

Aspects mentaux et collectifs à anticiper

  • Acceptation de la durée : 24h, c’est long, même en relais.
  • Capacité à rester mobilisé entre les tours sans se cramer nerveusement.
  • Communication d’équipe : qui part quand, à quelle allure, comment on gère les coups de mou.
  • Gestion du doute : il y aura probablement un moment où vous demanderez « mais pourquoi je fais ça ? ».

Les 24h de Risquetout laissent des souvenirs très contrastés. Des fous rires à 2 h du matin. Des moments de silence total au lever du jour. Des relais portés par les encouragements de l’équipe. Préparer cette course, ce n’est pas seulement travailler le physique. C’est aussi se préparer à vivre une vraie petite aventure collective, dans la chaleur et la nuit guyanaise.

Trop tard !

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Mais vous pouvez déjà créer le plan d'entrainement pour votre prochaine course.

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Antoine Morel
Article rédigé par :
Antoine Morel court depuis plus de vingt ans et a traversé toutes les évolutions de la course à pied amateur : du footing « au feeling…... lire la suite

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