Les N'auctambules du Ruet

Dinan (22100) 18 septembre 2026 Trail
Départ dans
J−59

Informations sur la course

Il y a des soirées où l’on reste chez soi, et puis il y a celles où l’on enfile un dossard, une frontale, et où l’on s’élance dans la campagne pour une cause qui dépasse sa propre performance. Les N'auctambules du Ruet font partie de ces rendez-vous à part. Vous êtes déjà inscrit, alors l’histoire est en marche : il reste à écrire votre préparation.

Je m’appelle Antoine Morel. En vingt ans de course, j’ai appris qu’on ne prend jamais une épreuve nocturne à la légère, même quand la distance semble "raisonnable". La nuit, les sensations changent, les repères se brouillent, et la moindre approximation dans la gestion de l’effort se paie vite. L’objectif, pour vous, ce n’est pas la bravade, c’est la maîtrise.

Les N'auctambules du Ruet : un trail nocturne humanitaire à Aucaleuc

La course Les N'auctambules du Ruet 2026 se déroule à Aucaleuc, dans les Côtes-d’Armor, au cœur de la Bretagne. L’événement propose 4 épreuves à but humanitaire : un trail, un bike and run, une marche nordique et une marche populaire. Pour la marche nordique, les organisateurs précisent que les marcheurs doivent être confirmés et que les bâtons sont obligatoires, ce qui en dit long sur le caractère sérieux du parcours, même à allure de marche.

Aucaleuc, c’est la campagne bretonne dans ce qu’elle a de plus authentique : chemins, talus, petites routes, bois, champs qui s’étirent, et ce silence caractéristique des soirées hors des grandes villes. Un terrain qui, la nuit, devient presque intime. Le nom même de la course, Les N’auctambules, dit bien cette idée de déambulation nocturne, un peu joueuse, mais profonde.

Le parcours exact peut évoluer selon les éditions, mais la nature de terrain reste la même : une dominante de chemins et de sentiers ruraux, avec des portions de route pour relier les secteurs, un profil plutôt vallonné mais sans grande montagne. C’est ce relief souple, parfois trompeur, qui demande une préparation spécifique : une allure qui ne casse pas les jambes dans les petites côtes, une foulée sûre dans les parties herbeuses, une attention dans les zones sombres où le faisceau de la frontale devient votre seul horizon.

Préparer Les N'auctambules du Ruet : construire votre plan d’entraînement

Un plan d’entraînement Les N'auctambules du Ruet doit épouser trois réalités de la course : la nuit, le terrain varié, et le caractère humanitaire de l’événement. Ce dernier point n’est pas anodin : on vient pour soutenir une cause, pour partager, mais aussi pour respecter la distance par une préparation honnête. Ce n’est pas contradictoire avec le plaisir, c’est même la condition pour en profiter pleinement.

Pour la partie trail, vous aurez intérêt à travailler :

  • Une base d’endurance solide : sorties régulières en aisance respiratoire, où vous pouvez parler sans être essoufflé.
  • Des séances en terrain vallonné : enchaîner montées et descentes courtes, apprivoiser les changements de rythme.
  • Le travail de pied sur sentiers : chemins, sous-bois, herbe, pour gagner en stabilité et en proprioception.
  • Une ou deux sorties le soir, avec frontale, pour habituer votre corps et votre mental à courir de nuit.

Pour le bike and run Les N'auctambules du Ruet, la préparation doit marier course à pied et vélo :

  • Sorties en binôme pour tester les relais, l’organisation, la communication.
  • Enchaînements course/vélo pour habituer les jambes à changer d’effort.
  • Travail de gestion d’allure commune : apprendre à se caler sur le rythme du partenaire, sans à-coups.

Enfin, pour la marche nordique et la marche populaire, la préparation repose sur :

  • Des sorties de marche régulières, idéalement avec bâtons pour la marche nordique.
  • Un apprentissage du geste technique : propulsion par les bras, posture droite, appuis actifs.
  • Une progression en durée : rallonger progressivement vos marches pour que la distance du jour J devienne "naturelle".

Un plan d’entraînement personnalisé permet de coordonner ces aspects avec votre réalité : âge, historique de course, éventuelles blessures, temps disponible chaque semaine. Ce n’est pas un luxe, c’est un cadre pour rester serein et limiter les erreurs d’allure ou de récupération.

Ce qui fait souvent la différence sur une nocturne comme Les N'auctambules du Ruet, ce n’est pas la séance clé ou la semaine idéale. C’est la continuité. Un fil de sorties régulières, bien placées, où l’on respecte autant le sommeil que les kilomètres. J’ai vu des coureurs arriver frais sur la ligne de départ non pas parce qu’ils avaient fait plus, mais parce qu’ils avaient mieux dormi, mieux récupéré, mieux géré leur stress.

Dans votre préparation, accordez une importance particulière à :

  • Le sommeil : garder des nuits pleines, surtout à l’approche de la course. Sur une nocturne, une dette de sommeil se ressent très vite.
  • La nutrition : tester en entraînement ce que vous prendrez avant et pendant la course (boisson, petite collation), pour éviter les surprises digestives.
  • La gestion de l’allure : apprendre à partir en-dessous de votre enthousiasme. La nuit, partir trop vite, c’est s’assurer un final laborieux.
  • La récupération : insérer des jours légers, de la marche, éventuellement un peu de renforcement doux, plutôt que de remplir chaque créneau de kilomètres.

Je repense à une nuit de trail en Bretagne où, vers minuit, nous avons traversé une zone de champs ouverts, balayés par un léger vent. Ceux qui avaient su garder un peu de réserve semblaient glisser dans le silence, presque souriants. Les autres se battaient contre leurs propres jambes. Votre préparation, ici, vise clairement à faire partie de la première catégorie.

Matériel et gestion de course : courir longtemps, courir intelligemment

Pour Les N'auctambules du Ruet, votre matériel fait partie pleinement de la préparation. Il ne s’agit pas de se sur-équiper, mais d’être juste :

  • Frontale avec autonomie suffisante pour toute l’épreuve, testée en entraînement.
  • Chaussures de trail si le terrain est majoritairement sentier et champs, ou modèle hybride route/chemin si le parcours est plus roulant.
  • Veste légère ou couche chaude : la nuit en Bretagne peut être fraîche, même en septembre.
  • Bâtons obligatoires pour la marche nordique, à régler à votre taille et à tester en sortie avant le jour J.
  • Petit sac ou ceinture pour emporter boisson, lampe de secours, éventuellement un vêtement.

Le jour de la course, pensez en termes de "gestion" plutôt que de "performance brute" :

  • Accepter de vous faire doubler en début de course si votre allure confortable l’exige.
  • Lever légèrement le pied dans les zones de terrain incertain : la chute évitée est toujours du temps gagné sur le long terme.
  • Profiter des portions plus roulantes pour relâcher le haut du corps, respirer, regarder le ciel quand c’est possible.
  • Sur le bike and run, parler avec votre partenaire, ajuster en temps réel, faire preuve de souplesse.

C’est aussi ça, l’intelligence de course : accepter que la nuit demande plus d’écoute que de bravoure. Vous n’êtes pas là pour "forcer", vous êtes là pour traverser la soirée avec une forme de continuité, un respect pour votre corps et pour la distance.

Les N'auctambules du Ruet : infos pratiques et ambiance

Les N'auctambules du Ruet 2026 auront lieu le vendredi 18 septembre 2026, à Aucaleuc (22100), Côtes-d’Armor, Bretagne. L’événement est décrit comme un rendez-vous convivial, à but humanitaire, où trail, bike and run et marches se côtoient dans une atmosphère de partage et de solidarité. C’est typiquement le genre de soirée où l’on reste discuter après l’arrivée, où l’on croise des marcheurs, des coureurs, des familles.

Pour retrouver le détail des épreuves, le formulaire d’inscription et les précisions de dernière minute, vous pouvez consulter la page Klikego, ainsi que le guide dédié sur Follow My Sport.

En préparant sérieusement Les N'auctambules du Ruet, vous ne vous offrez pas seulement une belle soirée de course à Aucaleuc ; vous vous donnez la chance d’en garder un souvenir apaisé, celui d’un effort maîtrisé, sous le ciel breton, au service d’une cause qui fait sens.

Bon à savoir

Comprendre le profil des épreuves : distances, dénivelés, rythme à prévoir

Sur Les N'auctambules du Ruet, les formats sont courts à moyens, mais le terrain et la nuit ajoutent une vraie épaisseur à l’effort. Pour préparer votre corps, il est important de vous représenter ce qui vous attend concrètement.

  • Trail 9 km – dénivelé positif total +180 m
    Un profil en « faux plat vallonné ». Pas de mur, mais une succession de petites bosses qui finissent par peser si vous partez trop fort. Vous serez souvent en relance. Ce n’est pas un parcours pour rester à la même allure du début à la fin. Le corps doit accepter les variations de rythme.
  • Trail 15 km – dénivelé positif total +260 m
    On reste sur du « raisonnable » en chiffres. Mais 260 m de D+ de nuit, sur chemins, avec de petites côtes qui cassent le souffle, c’est une autre histoire. Vous aurez des phases où il faudra accepter de marcher franchement dans les montées pour garder de la réserve. Ce 15 km peut se transformer en vrai petit défi si vous sous-estimez le relief.
  • Bike and Run 15 km – dénivelé positif total +260 m
    Vous retrouvez le même profil que le trail 15 km, mais avec la dynamique des relais. Le D+ va se sentir surtout dans les moments où vous descendez du vélo pour courir en côte. Les relances fréquentes peuvent rendre cette épreuve plus exigeante que ce que la distance laisse imaginer. Savoir où sont les côtes les plus longues aiderea à positionner les relais de manière intelligente.
  • Marche nordique 12 km – dénivelé positif total +200 m
    À allure de marche, +200 m de D+ impose une vraie gestion. Les bâtons deviennent vos alliés pour « tirer » dans les montées et préserver les cuisses. Vous ne serez pas dans une balade dominicale ; c’est un parcours où le cardio et la technique vont compter.
  • Marche populaire 7 km – dénivelé positif total +120 m
    Format accessible, mais pas complètement plat. Quelques bosses courtes qui peuvent surprendre les personnes peu habituées à marcher sur terrain vallonné. Pour un marcheur peu expérimenté, cela reste une jolie distance pour se lancer, à condition de ne pas partir trop vite au début et de garder du confort.

En résumé : pas de très gros dénivelés, mais un relief « ondulé » qui réclame des jambes capables d’encaisser des petites côtes répétées. Votre préparation doit tenir compte de cette répétition plus que du chiffre brut de D+.

Météo probable en Bretagne mi-septembre : ce que votre corps va ressentir

À Aucaleuc, mi-septembre, vous pouvez vous attendre à une météo douce mais fraîche la nuit, avec un risque de pluie limité mais réel.

  • Températures : en Bretagne, en septembre, les maximales tournent autour de 19–22°C et les minimales autour de 11–14°C. La nuit, sur l’intérieur des terres, vous pouvez très bien vous retrouver entre 11 et 15°C. Sur le papier, c’est confortable. En réalité, avec la sueur, un peu de vent, une pause au ravitaillement, on se refroidit vite.
  • Pluie : les précipitations restent modérées. Les épisodes pluvieux deviennent plus sporadiques en septembre, mais les prévisions estiment tout de même quelques jours de pluie sur le mois. Vous ne êtes pas dans une saison diluvienne, mais l’averse n’est jamais un scénario improbable en Bretagne. Accepter cette idée permet de mieux choisir vos vêtements.
  • Ambiance nocturne : matinées et soirées peuvent être brumeuses à l’intérieur des terres, avec ce voile qui absorbe la lumière de la frontale. Dans certaines zones de champs ouverts, un petit vent peut venir refroidir la transpiration. Ce contraste thermique entre les sous-bois abrités et les espaces dégagés surprend souvent les coureurs.

Préparer votre tenue en pensant à ce double contraste – corps chaud qui court / air frais breton – est un vrai facteur de confort. Beaucoup de coureurs ont déjà gâché une nocturne parce qu’ils avaient trop froid après une légère averse ou une petite pause.

Terrain et parties délicates : là où il faudra être vigilant

Le terrain annoncé reste typique de la campagne bretonne : chemins, sous-bois, champs, petites routes. Mais dans le détail, quelques types de zones demandent une attention particulière dans votre préparation.

  • Chemins herbeux et talus
    L’herbe humide, même sans pluie, peut devenir glissante la nuit. Les petites ornières se voient mal à la frontale. Un pied qui se pose mal, et c’est une cheville qui se tord. En préparation, travaillez la foulée courte et vigilante sur herbe, habitué à « lire » le sol.
  • Portions de route en liaison
    Ces sections plus roulantes vous permettront de relâcher, mais elles peuvent aussi inciter à accélérer trop. De nuit, à allure plus élevée, une simple bordure, un gravillon, peuvent devenir piégeux. Apprendre à utiliser ces portions pour récupérer sans « s’emballer » sera précieux.
  • Passages en sous-bois et zones très sombres
    C’est là où votre frontale devient votre seul horizon. Les contrastes sont plus marqués, les racines apparaissent tard. Une mise en garde fréquente sur ce type de trail nocturne : les chutes surviennent souvent dans les 30 dernières minutes, quand la vigilance baisse. En préparation, prévoyez quelques sorties où vous travaillez la concentration jusqu’au bout.
  • Légers vallons, montées courtes, descentes brèves
    +260 m de D+ sur 15 km, cela signifie beaucoup de petites bosses. Elles ne justifient pas un entraînement typé montagne, mais elles réclament un corps habitué à enchaîner des changements de rythme. Une montée gérée en marchant dynamique peut faire gagner plus de temps qu’une montée courue « à l’orgueil » et payée ensuite.

Vous n’êtes pas sur un terrain extrême, mais sur un terrain « vivant ». C’est ce caractère vivant – trous, bosses, humidité, herbe, racines – qui doit orienter vos séances de préparation.

Spécificités par format : adapter votre préparation au type d’effort

Trail 9 km (+180 m) : un effort nerveux, à canaliser

  • Nature de l’effort : format court, dénivelé modéré. Beaucoup de coureurs partent très vite, comme sur un 10 km route, et se retrouvent en difficulté dès la mi-course. Les petites côtes répétées combinées à la nuit créent un effet « usure » rapide.
  • Points clés de préparation : travailler votre capacité à rester en aisance en début de course. Habituer le corps à courir en terrain vallonné tout en gardant le souffle. Vous ne êtes pas là pour faire un sprint nocturne ; vous êtes là pour sortir du dernier kilomètre avec encore un peu de plaisir.
  • Matériel spécifique : chaussures pouvant encaisser herbe et chemins, mais sans forcément être très agressives. Frontale légère, confortable, qui ne vous donne pas mal à la tête au bout de 50 minutes.

Trail 15 km (+260 m) : un « petit long » de nuit, à bien gérer

  • Nature de l’effort : ce format peut vous emmener vers 1h30, 2h, parfois plus pour les allures les plus tranquilles. La nuit augmente la perception d’effort. Le D+ est modéré, mais la durée et l’environnement font de ce trail une vraie épreuve d’endurance.
  • Points clés de préparation : sorties un peu plus longues en terrain vallonné, apprentissage de la marche en côte comme stratégie, pas comme « abandon ». Entraînez-vous à boire et, éventuellement, à manger légèrement en courant, pour éviter le gros coup de mou dans les derniers kilomètres.
  • Matériel spécifique : frontale avec autonomie suffisante pour couvrir largement la durée de votre course. Chaussures de trail avec une bonne accroche, surtout si la pluie s’invite. Une petite couche supplémentaire dans le dos (veste légère) prête à être sortie si le vent se lève.

Bike and Run 15 km (+260 m) : la dimension collective et tactique

  • Nature de l’effort : alternance course / vélo. Les replis et les relances sont fréquents. Les côtes se gèrent à deux. Le D+ rend la coordination cruciale : une mauvaise gestion des relais dans les montées peut épuiser l’un des deux partenaires.
  • Points clés de préparation : apprendre à passer le relais rapidement, sans confusion, même dans le noir. Tester votre capacité à courir immédiatement après avoir pédalé en côte. Habituer le corps à ce va-et-vient pour éviter les jambes « en bois ».
  • Matériel spécifique : vélo en bon état, éclairage adapté, éventuellement une petite lampe additionnelle pour les passages de relais. Sac ou ceinture pour transporter les éléments communs (boisson, nutrition). Une frontale par personne, évidemment, testée ensemble pour vérifier que vos faisceaux ne se gênent pas.

Marche nordique 12 km (+200 m) : l’importance de la technique

  • Nature de l’effort : marche active, engageante. Le D+ de +200 m demande une bonne maîtrise des bâtons. Les montées deviennent des moments clés : bâtons bien plantés, propulsion régulière, pas trop longs.
  • Points clés de préparation : travail sur la synchronisation bras/jambes. Apprendre à utiliser les bâtons pour soulager les cuisses, pas pour simplement « accompagner » le mouvement. Tester votre allure sur la distance de 12 km pour savoir à quel rythme vous pouvez rester confortable.
  • Matériel spécifique : bâtons fiables, réglés à votre taille, dragonnes bien ajustées pour éviter les frottements. Chaussures de marche ou trail avec bon maintien latéral, surtout pour les talus et les chemins irréguliers.

Marche populaire 7 km (+120 m) : le plaisir, mais avec un minimum de préparation

  • Nature de l’effort : distance accessible, mais sur terrain varié. Pour une personne peu habituée, 7 km avec quelques bosses peuvent déjà représenter une belle sortie.
  • Points clés de préparation : intégrer des marches régulières, même courtes, pour que 7 km ne soient pas une surprise. Habituer vos pieds aux chemins pour limiter les ampoules.
  • Matériel spécifique : chaussures confortables, déjà portées plusieurs fois avant la course. Une petite couche pour la fraîcheur nocturne. Une lampe adaptée si le départ se fait de nuit ou si la nuit tombe en cours de route.

Ravitaillements et gestion de l’énergie : éviter le coup de mou nocturne

Sur une organisation comme Les N'auctambules du Ruet, vous pouvez compter sur des ravitaillements en cours de parcours et un ravitaillement à l’arrivée. Leur nombre exact dépend du format, mais il est raisonnable de vous attendre à au moins un point d’eau sur les distances de 9 et 15 km, et à des ravitaillements adaptés sur les marches.

  • Trail 9 km : vous pouvez tout à fait le faire avec peu de prise alimentaire, mais une gorgée d’eau ou de boisson énergétique au ravitaillement peut changer votre fin de course. Entraînez-vous à boire rapidement sans vous arrêter trop longtemps.
  • Trail 15 km et Bike and Run 15 km : ici, le ravitaillement devient un vrai outil de gestion. Un peu d’eau, éventuellement une petite portion sucrée, peuvent éviter le fameux « mur des 12–13 km ». Testez en amont ce que votre estomac supporte, surtout en nocturne.
  • Marche nordique 12 km et marche populaire 7 km : profitez des ravitaillements pour vous hydrater et, si besoin, ajuster un vêtement. Beaucoup de marcheurs oublient qu’on peut transpirer même la nuit ; une petite déshydratation rend la fin de parcours bien moins agréable.

Un souvenir fréquent sur ce type de course : des coureurs qui arrivent au ravitaillement avec les yeux un peu vides, puis qui repartent, après quelques gorgées, le regard à nouveau vivant. Vous pouvez préparer ce moment. Décider à l’avance de ce que vous prendrez. Tester en entraînement. La nuit pardonne mal les improvisations alimentaires.

Meneurs d’allure : à quoi vous attendre

Sur des trails nocturnes à vocation humanitaire, il est possible que les organisateurs mettent en place des meneurs d’allure sur certaines distances, notamment sur le 15 km. Leur présence permet de se caler sur un rythme raisonnable et de vivre la course sans regarder l’allure toutes les trente secondes.

Si des meneurs sont annoncés sur le 9 ou le 15 km, vous pourrez :

  • Vous fixer un objectif d’allure réaliste (par exemple, un temps confortable plutôt qu’un record).
  • Profiter de leur expérience de la nuit, ils savent souvent où lever le pied, où relancer, où être particulièrement vigilants.

S’il n’y a pas de meneurs d’allure officiels, vous pouvez « fabriquer » votre propre repère en vous accrochant à un petit groupe qui semble courir à un rythme en dessous de votre maximum. Sur une nocturne, le bon groupe vaut parfois plus qu’un chrono.

Matériel : ce qu’il faut absolument tester avant le jour J

La nuit ne pardonne pas un sac mal réglé, une frontale mal ajustée, des chaussures jamais portées. Votre préparation doit intégrer un entraînement avec le matériel de course.

  • Frontale : autonomie suffisante pour couvrir largement la durée prévue de votre course. Piles ou batterie testées, faisceau réglé. Courir une fois de nuit avec la frontale choisie est non négociable. Le jour J, vous ne devez pas découvrir le poids, la sensation sur le front, ou la manière dont elle éclaire les chemins.
  • Chaussures : privilégiez un modèle avec une bonne accroche pour les chemins et l’herbe. Un coureur qui glisse sur une descente herbeuse se souvient longtemps de ses chaussures « trop route ». Faites au moins quelques sorties en terrain varié avec votre paire définitive.
  • Vêtements : système en couches. Un tee-shirt respirant, une couche légère éventuellement à enfiler au départ ou en cours de route. En Bretagne, la nuit peut être fraîche même si la journée a été douce. Une petite brise sur un dos transpirant suffit à faire regretter une tenue trop légère.
  • Bâtons (marche nordique) : indispensables sur ce format. Testez la longueur, l’utilisation dans les montées, la manière dont vous les tenez dans les descentes. Un marcheur qui maîtrise ses bâtons monte « comme s’il avait un moteur ». Un marcheur qui les subit se fatigue plus vite.
  • Sac ou ceinture : juste ce qu’il faut. De quoi emporter une flasque, éventuellement une deuxième petite lampe, un coupe-vent très léger. Trop de poids sur les hanches ou les épaules peut rendre les petites côtes plus lourdes qu’elles ne sont réellement.

Beaucoup de histoires de nocturnes commencent par « tout allait bien, et puis ma frontale a commencé à faiblir ». L’idée, ici, est que ce genre de phrase ne devienne pas la vôtre.

Points de vigilance spécifiques à la nuit bretonne

  • Humidité et fraîcheur : même sans pluie, l’air de septembre peut être humide. Les chemins gardent parfois un peu d’eau, les herbes restent mouillées. Vos pieds doivent être prêts à ça. Une chaussette technique, adaptée, peut éviter les ampoules.
  • Vision et perception : de nuit, le relief se lit différemment. Une petite côte semble plus longue, une descente plus raide. La tentation de forcer dans les montées pour « en finir vite » est forte. Entraînez-vous à accepter une montée tranquille, en vous disant que vous gagnez du temps plus loin.
  • Fatigue cognitive : tenir la concentration sur des sentiers pendant 1h30 ou 2h de nuit n’est pas anodin. Prévoir quelques entraînements le soir, avec des passages techniques, prépare le cerveau autant que les jambes.

Il y a toujours ce moment, sur une nocturne, où l’on se surprend à lever les yeux, à voir le halo des frontales devant, à entendre seulement les pas. C’est souvent très beau. Votre préparation vise à vous permettre de profiter de ce moment, pas de simplement « survivre » jusqu’à l’arrivée.

Météo attendue le jour J à Dinan

D'après les 10 dernières années (moyennes 2016–2025)
🌧️
Pluie
le plus fréquent
21°
Max. moyen
extrême 27°
13°
Min. moyen
extrême 6°
19 km/h
Vent moyen
rafales 78
Historique de la météo du 18 septembre depuis 10 ans
🌧️ 20° 2016
🌧️ 17° 2017
☁️ 23° 2018
☀️ 19° 2019
☁️ 27° 2020
🌧️ 20° 2021
☁️ 18° 2022
🌧️ 21° 2023
🌧️ 22° 2024
☁️ 23° 2025
Données météo : Open-Meteo / ERA5

Questions réponses

Les N'auctambules du Ruet proposent plusieurs formats (trail, run & bike, marche nordique, marche populaire) autour d’Aucaleuc, avec un profil typé trail nature plutôt roulant mais ponctué de bosses et de chemins techniques. Le dénivelé reste accessible, mais impose de travailler les montées courtes, les relances et la foulée sur terrain irrégulier. Pour bien préparer le parcours des N'auctambules du Ruet, intégrez des sorties sur chemins, quelques séances avec côtes et descentes, et au moins une reconnaissance de terrain similaire si vous êtes loin de la Bretagne.

Les N'auctambules du Ruet sont conçues comme un événement convivial, ouvert à des coureurs de niveaux variés, du coureur loisir au trailer plus expérimenté. Les formats marche et marche nordique sont accessibles si vous êtes en bonne condition générale. Les formats trail et run & bike demandent déjà une base d’endurance et d’aisance sur chemins. La difficulté vient surtout de la gestion de l’allure sur terrain varié et de la capacité à tenir la distance sans se mettre dans le rouge dès les premières bosses.

Sur les N'auctambules du Ruet, la clé est de partir moins vite que sur route, surtout sur les formats trail et run & bike. Adoptez une allure régulière en vous basant davantage sur les sensations que sur la vitesse : accepter de marcher dans les côtes, relancer en sortie de bosse, et profiter des portions roulantes pour stabiliser le rythme. À l’entraînement, faites des sorties avec variations d’allure sur chemins, et travaillez la capacité à repartir après une montée. Le jour J, gardez une petite marge dans les premiers kilomètres pour finir fort.

Pour Les N'auctambules du Ruet, misez sur des chaussures de trail adaptées aux chemins bretons, une lampe frontale si le format choisi comporte une dimension nocturne, et une tenue respirante adaptée à la météo. Même si des ravitaillements sont généralement proposés, gardez sur vous un peu d’eau (flasque ou petite gourde) et une à deux portions de nourriture (gel, barre, compote) selon la distance. En amont, testez ce matériel à l’entraînement pour éviter les surprises et validez ce qui vous convient sur des sorties longues.

Pour préparer Les N'auctambules du Ruet, vous pouvez créer votre plan personnalisé sur preparun.com. Le Starter Run est un plan gratuit, idéal pour démarrer votre préparation en douceur, structurer vos sorties et installer une base d’endurance. La Finisher Line est un plan complet et payant, conçu pour arriver prêt le jour J, avec un travail spécifique sur vos points faibles. Les deux plans sont entièrement personnalisés selon votre âge, votre niveau, votre objectif et votre nombre de sorties hebdomadaires, et adaptés aux distances et au dénivelé précis de la course. Nous vous invitons à créer votre plan dès maintenant sur preparun.com.

Trop tard !

Le départ de Les N'auctambules du Ruet est dans 59 jours. Vous ne pouvez plus créer votre plan d'entrainement personnalisé pour cette course.

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Antoine Morel
Mis à jour le 7 juillet 2026
Article rédigé par :
Antoine Morel court depuis plus de vingt ans et a traversé toutes les évolutions de la course à pied amateur : du footing « au feeling…... lire la suite

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