T24 Île de Ré 2026

Les portes en re (17880) 13 juin 2026 Trail
Départ dans
J−7

Informations sur la course

Un triathlon de 24h au bout de l’Île de Ré

Je m’appelle Matthieu Le Guen, 41 ans, ancien coureur sur route passé au trail. Quand je regarde le T24 Île de Ré, je pense tout de suite à une chose : ce n’est pas une course pour collectionner des médailles, c’est une épreuve pour apprendre à durer. Ici, pas de distance fixe à avaler, mais un objectif simple et brutal : faire la plus grande distance possible en 24 heures, en enchaînant natation, vélo et course à pied, sans discontinuer.

Le décor, lui, est presque trompeur. Les Portes-en-Ré, tout au bout de l’île, avec ses plages de sable clair, ses marais salants, la réserve naturelle de Lilleau des Niges et, un peu plus loin, le phare des Baleines. On pense vacances, glaces et balades à vélo. Le temps d’un week-end, tout bascule : la plage de la Loge devient ligne de départ, la route de la Pointe à Chabot se transforme en village de triathlon, et la douceur de l’Atlantique cache un défi d’endurance XXL.

Format de course : un triathlon enduro XXL

Le T24 Île de Ré est un triathlon Enduro XXL, inscrit au calendrier fédéral, organisé aux Portes-en-Ré le samedi 13 juin 2026, avec une course qui s’étend sur 24h, du samedi au dimanche.

  • Départ : samedi 13 juin 2026 à 13h, depuis la plage de la Loge aux Portes-en-Ré.
  • Lieu : village T24 situé route de la Pointe à Chabot, aux Portes-en-Ré.
  • Format global : 24h non-stop, découpées en 4h de natation, 12h de vélo, 8h de course à pied, dans cet ordre.
  • Objectif : cumuler la plus grande distance possible sur chaque discipline.

L’épreuve se court :

  • en individuel, pour ceux qui veulent vivre le trip en solo,
  • ou en relais par équipes de 2, 4 ou 6 triathlètes.

La Fédération Française de Triathlon résume bien le concept T24 : un triathlon de 24h où le but est de réaliser le plus long triathlon possible, en individuel ou en relais, avec une ambiance très marquée « défi d’endurance ».

Parcours : plat, côtier… mais usant

Sur le papier, le terrain est plutôt « facile » : c’est ce qui le rend traître. Très peu de dénivelé, pas de col, pas de montée interminable. La difficulté vient ailleurs : la répétition des boucles, le vent de l’Atlantique et la gestion de l’effort sur 24h.

Natation (4h maximum)

  • Parcours en mer, devant la plage de la Loge, sur des boucles de 1 km.
  • Eau annoncée autour de 19–20 °C selon les éditions.

Vélo (12h maximum)

  • Parcours très roulant, sur route, autour de l’extrémité nord de l’île.
  • De jour : boucle d’environ 20,8 à 21 km, avec un dénivelé très faible (quelques dizaines de mètres seulement).
  • De nuit : boucle annoncée à environ 16 km, toujours très plate.

Course à pied (8h maximum)

  • Boucle d’environ 6,75 à 7,2 km.
  • Mix de chemins, sable et route, typique de l’Île de Ré : passages roulants, sections plus molles sur le sable.

Les sites spécialisés (KerRun, Opentri, Finishers, Miles Republic) convergent sur un point : le parcours est très plat, sans montée marquante. La vraie bataille se joue sur la durée, le vent et la capacité à s’économiser.

Ville, accès et ambiance

Les Portes-en-Ré, c’est le bout de l’île. Après le pont qui relie La Rochelle à l’Île de Ré, la route file de village en village : Rivedoux, La Flotte, Saint-Martin-de-Ré, Ars-en-Ré… jusqu’aux Portes. On est à une quarantaine de kilomètres de la gare TGV de La Rochelle.

L’île est connue pour ses pistes cyclables, ses marais salants, les plages de Trousse-Chemise ou du Lizay, et le phare des Baleines accessible en quelques minutes de voiture ou de vélo. Pendant le T24, tout cela devient un décor silencieux que l’on traverse en boucle, de jour comme de nuit.

Côté logistique :

  • Accès : Île de Ré accessible par le pont depuis La Rochelle (pont à péage).
  • Stationnement : limité sur l’île, l’organisation et les sites conseillent le covoiturage.
  • Retrait des dossards : le vendredi 12 juin 2026 de 16h à 22h, sur le village T24.
  • Pasta Party : organisée le vendredi soir, de 18h à 22h.
  • Remise des prix : le dimanche 14 juin 2026 à 14h.

Les informations officielles détaillées (règlement, inscriptions, mise à jour 2026) sont disponibles sur le site T24-xtremtriathlon et sur la plateforme d’inscription Klikego.

Format, inscriptions et challenges

L’organisation propose plusieurs formats de participation pour ce triathlon d’endurance.

  • Individuel : vous faites les 24h seul.
  • Relais par 2.
  • Relais par 4.
  • Relais par 6.

Des challenges spéciaux complètent l’offre :

  • Challenge Clubs,
  • Challenge Entreprises,
  • Challenge Étudiants.

Les tarifs détaillés (individuel et relais) sont publiés sur la page d’inscription Klikego et peuvent évoluer, mais l’idée générale reste celle d’un événement d’envergure, avec un accompagnement complet (village, animations, logistique de nuit, etc.).

Comment se préparer ? L’importance d’un plan structuré

Sur Preparun, on voit souvent des coureurs sous-estimer les formats « longs mais plats ». Le T24 Île de Ré fait exactement partie de cette catégorie. Terrain roulant, oui. Mais :

  • 24h de triathlon, c’est beaucoup de fatigue neuromusculaire.
  • Le vent de l’Atlantique peut rendre le vélo plus exigeant que prévu.
  • La course à pied en fin de journée, puis de nuit, arrive sur un corps déjà bien entamé.

Pour profiter vraiment de cette épreuve, il est très utile de suivre un plan d’entrainement adapté, qui prend en compte :

  • votre âge, votre niveau actuel et votre expérience en triathlon ou en course d’endurance,
  • le nombre de séances que vous pouvez caser dans une semaine chargée,
  • vos points faibles actuels (natation, vélo ou course),
  • votre objectif : découvrir, finir proprement, ou aller chercher une grosse distance.

Concrètement, un bon plan d’entrainement pour le T24 va chercher à :

  • installer une base d’endurance solide, sans brûler les étapes,
  • progressivement allonger les enchaînements (vélo + course, par exemple),
  • travailler quelques sorties de nuit ou en conditions de fatigue,
  • intégrer du renforcement pour limiter les blessures, surtout sur la fin de course à pied,
  • rester compatible avec une vie pro et familiale : mieux vaut 3 à 5 séances bien placées que des semaines surchargées.

À titre personnel, je préfère toujours vous voir finir un T24 debout, lucide, avec encore un peu de réserve, plutôt que cramé au milieu de la nuit à marcher en espérant que ça passe. Sur ce genre d’événement, la stratégie, la gestion de l’allure et une préparation réaliste valent plus qu’un ego surdimensionné.

Sur Preparun, vous pouvez obtenir un plan d’entrainement personnalisé pour le T24 Île de Ré, ajusté à votre profil, votre temps disponible et votre objectif sur 24h. De quoi aborder l’Île de Ré avec envie, mais aussi avec un minimum de prudence.

Et entre nous, enchaîner natation, vélo et course à pied en boucles, avec le bruit de l’océan en fond sonore, les lumières du village T24 la nuit et le soleil qui se lève sur les marais salants… ça vaut le coup de s’y préparer sérieusement.

Bon à savoir

T24 Île de Ré 2026 – Tout ce qu’il faut savoir pour bien préparer votre course

Format et esprit de la course

  • Format 24 heures : l’objectif n’est pas un temps sur une distance fixe, mais de parcourir la plus grande distance possible en 24 h.
  • Vous gérez votre allure, vos pauses, votre sommeil… et votre mental. C’est une épreuve autant psychologique que physique.
  • Ambiance très particulière : on court de jour, de nuit, on passe plusieurs fois au même endroit. On voit les mêmes bénévoles, les mêmes coureurs. On finit par se connaître sans se parler.
  • Il existe aussi des formats plus courts (4 h, 6 h, 12 h sur certaines éditions). À vérifier au moment de l’inscription pour vos athlètes.

Profil du parcours

  • Terrain typique de l’Île de Ré : alternance de plage de sable, chemins au milieu des marais salants, passages dans les vignes, zones boisées.
  • Dénivelé très faible : parcours globalement plat. Surtout de la relance, peu de côtes à gérer. Idéal pour du travail d’allure et de la régularité.
  • Les portions sableuses cassent le rythme. Le sable mou fait monter la fréquence cardiaque, même à allure modérée.
  • Le vent joue un rôle énorme. Sur l’Île de Ré, un aller peut être « facile », le retour en plein vent contraire peut devenir un combat.

Surface et nature du sol

  • Mélange route / chemins côtiers / sable : prévoir une foulée adaptable, pas uniquement « route ».
  • Certains chemins peuvent être un peu caillouteux ou irréguliers. Rien de très technique, mais suffisant pour fatiguer des chevilles non préparées.
  • Sur le sable, on a l’impression de « ne pas avancer ». Mentalement, c’est usant. Beaucoup de coureurs explosent ici, pas sur la distance.

Météo probable à cette période

  • Climat océanique : températures souvent douces, mais l’humidité augmente la sensation de fatigue.
  • En juin, vous pouvez avoir :
    • journée parfois chaude au soleil, surtout sans ombre sur les marais,
    • vent fréquent, parfois fort, venant de l’océan,
    • nuit plus fraîche, parfois avec une vraie sensation de froid à cause de l’air humide.
  • La météo peut changer très vite : ciel bleu, puis brume, puis vent qui se lève. Il faut préparer des athlètes à s’adapter, pas à un scénario unique.

Dénivelé et exigences physiques

  • Très peu de D+ : la difficulté n’est pas le relief, mais la durée et la répétition des appuis.
  • Travail important sur :
    • la résistance musculaire à l’effort long sur terrain plat,
    • la gestion des micro-douleurs (tendons d’Achille, fascia, rotule) liées à la répétition,
    • l’économie de course sur de longues heures.

Spécificités liées au vent et à l’environnement côtier

  • Vent quasi garanti à un moment de la journée. Il faut apprendre à courir « dans » le vent, pas contre lui.
  • Le sel de l’air marin se dépose sur la peau, les lèvres, parfois brûle un peu les yeux. C’est un détail qui, au bout de 10–15 h, n’en est plus un.
  • Ambiance sonore particulière : bruit des vagues, des oiseaux, parfois du vent qui couvre tout. Ça peut apaiser certains, isoler d’autres.

Ravitaillements (à vérifier sur l’édition 2026)

  • Sur ce type de 24 h, il y a habituellement un ravitaillement central très fourni, souvent placé à proximité de la zone de boucle.
  • Vous pouvez généralement y trouver :
    • eau, boisson énergétique, coca,
    • aliments salés et sucrés (bananes, biscuits, soupe, fromage, etc.),
    • parfois des options chaudes la nuit.
  • Un 24 h se court rarement uniquement avec ce qui est fourni. Il faut prévoir une stratégie nutrition personnalisée et la tester à l’entraînement.
  • Pour 2026, il est prudent de contrôler les infos officielles de l’organisation pour :
    • la fréquence des ravitaillements,
    • leur contenu précis,
    • la possibilité de déposer une caisse / sac personnel.

Meneurs d’allure

  • Sur ce type de format 24 h, il y a rarement des meneurs d’allure classiques comme sur marathon.
  • L’enjeu est plus la stratégie individuelle de rythme que le suivi d’un lièvre sur une distance donnée.
  • Si l’organisation propose des repères (groupes de coureurs, conseils sur place, pacing conseillé), ce sera un plus, mais il ne faut pas compter dessus pour structurer la course.

Matériel spécifique à prévoir

Type de matériel Points clés pour le T24 Île de Ré
Chaussures Modèle confortable pour longue durée, avec un peu d’amorti. Profil mixte route/chemins. Semelle pas trop agressive, mais suffisamment accrocheuse pour les passages sableux et chemins légèrement meubles.
Deuxième paire Prévoir une paire de secours (pieds gonflés, ampoules, humidité). Changer de chaussures en cours de 24 h peut sauver une course.
Chaussettes Plusieurs paires techniques, éventuellement anti-ampoules. Changement régulier pour garder les pieds secs.
Tenue Tenue légère pour la journée, mais prévoir une couche thermique pour la nuit (manchons, veste légère, tee-shirt manches longues). Le vent nocturne peut surprendre.
Protection météo Casquette ou buff, lunettes de soleil, crème solaire. Et une petite veste coupe-vent pour les passages exposés.
Éclairage Lampe frontale fiable pour la nuit + piles ou batterie de rechange, même si une partie du parcours est éclairée. Sur 24 h, on ne prend pas de risque.
Hydratation Gourde souple ou petite flasque, ceinture ou gilet léger. L’idée : rester autonome entre deux passages au ravito central, sans se charger comme sur un ultra en montagne.
Nutrition perso Gels, barres, purées, aliments « doudou » que vous digérez bien. Tester tout en amont. Rien de neuf le jour J.
Zone perso Si l’organisation le permet : petite chaise, glacière, bac avec vos affaires. Transformer cette zone en « base de vie » simple, claire, pour ne pas perdre de temps à chercher.
Soins Compeed, bandes, lubrifiant anti-frottements, petit kit de secours (pansements, désinfectant). Sur 24 h, une ampoule non gérée devient une catastrophe.

Gestion de la nuit

  • Le passage à la nuit est un moment charnière. Physiquement, la température baisse. Mentalement, le corps « comprend » qu’il devrait dormir.
  • Sur un parcours plat, avec des boucles répétitives, la fatigue mentale devient plus dure que les montées.
  • Prévoir :
    • un plan clair : courir, marcher, micro-siestes éventuelles,
    • une tenue dédiée à la nuit,
    • un rituel (boisson chaude, changement de tee-shirt) pour se relancer.

Ambiance et aspects émotionnels

  • Courir sur l’Île de Ré au lever du soleil, après avoir traversé la nuit, c’est un souvenir qui reste longtemps. Beaucoup de coureurs ont les larmes aux yeux à ce moment-là.
  • On passe et repasse devant les mêmes bénévoles. Ils voient vos hauts, vos bas. Ils vous appellent par votre prénom, parfois inventent des surnoms. Cette connexion compte quand tout devient difficile.
  • Vous verrez des coureurs euphoriques à 3 h du matin… puis brisés à 10 h. Et d’autres, discrets, qui avancent comme des métronome et vous dépassent à la fin. Ce genre de course remet les compteurs à zéro.
  • Le paysage peut être magique. Mais aussi cruel. Quand vous êtes à bout et que vous voyez la mer si calme, vous vous demandez pourquoi vous faites ça. Puis un petit signe d’un bénévole, un mot d’un autre coureur, et vous repartez.

Points importants à vérifier auprès de l’organisation pour finaliser la préparation

  • Distance exacte et configuration de la boucle (ou des boucles) en 2026.
  • Nature précise des sols (pourcentage route / chemins / sable).
  • Emplacement et contenu des ravitaillements.
  • Possibilité de zone personnelle (table, tente, caisse) pour les coureurs.
  • Matériel obligatoire éventuel (frontale, gilet réfléchissant, etc.).
  • Présence ou non de dispositifs de type meneurs d’allure ou conseils pacing sur place.

En résumé pour votre travail de préparation

  • Une course très longue, très plate, très exposée.
  • Un terrain varié mais non technique, avec sable et chemins qui fatiguent sur la durée.
  • Une météo potentiellement changeante, avec vent et humidité comme facteurs clés.
  • Une organisation typée 24 h, avec ravitaillement central et gestion très personnelle de l’effort.
  • Un contexte émotionnel fort : mer, lumière, nuit, répétition des boucles, ambiance intime entre coureurs.

Partager à mes amis

Matthieu Le Guen
Article rédigé par :
Ancien coureur sur route reconverti au trail, Matthieu Le Guen a découvert la course à pied sur le tard, après trente ans, comme un moyen d’évacuer…... lire la suite

Ces courses pourraient vous intéresser