Informations sur la course
Les 100 miles de France se déroule le 12 août 2026 à St peray, sur une distance de 161 km.
| Épreuve | Distance | Départ |
|---|---|---|
| 161 km | 161 km |
Les 100 miles de France : un ultra roulant, exigeant sur la durée
Vous êtes inscrit sur Les 100 miles de France. Ce n’est plus un projet, c’est une course qui vous attend en août 2026, à Saint-Péray, en Ardèche. Votre enjeu désormais : construire une préparation solide pour tenir 161 km d’effort continu.
L’épreuve se déroule à Saint-Péray, au cœur de l’Ardèche, région Auvergne-Rhône-Alpes, avec un parcours annoncé autour de 160,9–161 km pour environ +639 m de dénivelé positif. C’est un ultra très long, globalement roulant, avec peu de dénivelé au regard de la distance. Vous ne serez pas dans un ultra de montagne brutal, mais dans une épreuve d’endurance pure, où la gestion de l’allure et de la fatigue musculaire devient centrale.
Les 100 miles de France : parcours, terrain, ambiance
Selon les informations disponibles, la course principale est la Course 160,9 km, au départ de Saint-Péray (Ardèche). Le profil fait apparaître un dénivelé positif d’environ 639 m D+, ce qui confirme un tracé largement accessible en termes de relief, mais très exigeant par sa longueur. Vous serez davantage sur une logique de route ou de chemins roulants que sur du trail technique avec fortes pentes.
Le terrain est annoncé comme peu technique, alternant sections de goudron, pistes et chemins faciles, typiques des contreforts ardéchois, sans grandes difficultés alpines. La difficulté ne vient pas de la pente, mais de la répétition des appuis, de la durée (plus de 20 h pour beaucoup de coureurs) et de la gestion des variations de rythme.
L’événement se tient à Saint-Péray, commune dynamique au pied des coteaux viticoles de la vallée du Rhône, dans un cadre qui mêle ambiance village, vignes et collines. Vous pouvez retrouver les informations d’organisation sur Miles Republic, qui référence la course avec ses données de base.
Avec un tarif autour de 105 € pour le dossard de la course de 161 km, l’événement se positionne dans la norme des grands ultras français. L’ambiance annoncée est celle d’une aventure longue, avec départ matinal et gestion de la nuit, mais sans la violence d’un gros dénivelé.
Distance, départ, barrière horaire et ravitaillements
Les données officielles vérifiées indiquent :
- Distance : 161 km (Course 160,9 km).
- Dénivelé positif : environ +639 m.
- Tarif : 105 €.
- Heure de départ : 07:00 (départ matin pour la course longue).
Les pages d’inscription mentionnent un départ en matinée, ce qui laisse présager une arrivée pour les plus rapides en soirée, et une nuit complète – voire plus – pour les autres. La barrière horaire n’est pas clairement indiquée dans les sources accessibles. Sur ce type de format très roulant, on peut raisonnablement s’attendre à une barrière autour de 24 à 30 h, mais cela reste une estimation prudente et doit être vérifié directement auprès de l’organisation. Vérifiez systématiquement le règlement et le roadbook avant la course, pour ajuster votre stratégie.
Les ravitaillements sont en général espacés sur ce type d’ultra long mais peu technique, avec alternance de postes de ravitaillement complets (solide + liquide) et points d’eau. Même si le parcours est roulant, le risque majeur reste la déshydratation et la casse musculaire si vous partez trop vite. Prévoyez une autonomie suffisante entre deux postes : flasques, réserve de gel ou nourriture solide, et une stratégie de prise régulière toutes les 20–30 minutes.
Préparer Les 100 miles de France : organiser votre plan d’entraînement
Votre objectif n’est pas seulement de prendre le départ, mais de parcourir ces 161 km en gardant du contrôle. Pour ça, un plan d’entraînement spécifique aux Les 100 miles de France est indispensable. La particularité de cette course : très longue distance, dénivelé modéré, intensité relative basse mais durée extrême. Vous êtes dans la zone des ultras d’endurance pure.
Votre préparation doit combiner :
- Un gros travail de foncier (allures faciles, sorties longues, volume hebdomadaire progressif).
- Du travail au seuil bas et à l’allure d’ultra pour habituer votre corps à courir longtemps sans dériver en fréquence cardiaque.
- Des sorties très longues, jusqu’à 6–7 h pour les profil ultra, parfois combinées sur deux jours (back-to-back).
- Une préparation musculaire ciblée (renforcement des mollets, quadriceps, chaîne postérieure) pour supporter les appuis répétitifs sur terrain roulant.
- Une gestion mentale
Un plan d’entraînement Les 100 miles de France doit tenir compte de votre historique de blessure, de votre âge, de votre temps disponible et de votre niveau actuel. Objectif : atteindre la course avec un volume stabilisé, pas cramé mais solide, avec des repères clairs d’allure d’ultra.
Volume hebdomadaire : pour un coureur visant de finir, une plage de 60 à 90 km/semaine sur le pic de préparation est cohérente, à ajuster selon votre expérience. Ce volume doit monter graduellement, jamais brusquement, avec des semaines allégées régulières pour assimiler.
Structure type de semaine (4 à 5 sorties) :
- 1 sortie en allure modérée (footing actif, incluant quelques portions au seuil bas).
- 1 séance de fractionné long (par exemple 3 × 15 min à allure marathon/ultra, récupération courte).
- 1 sortie longue en endurance fondamentale (2h30–4h au début du cycle, jusqu’à 5–6h sur le pic).
- 1 séance de renforcement musculaire (gainage, jambes, stabilité, travail de pieds).
- Option : une sortie très facile de récupération, 45–60 min, pour les semaines chargées.
Pour ne pas improviser, l’idéal est de vous appuyer sur un plan d’entraînement personnalisé Les 100 miles de France, construit sur mesure à partir de vos données (VMA, expérience, contraintes de vie). C’est cette structure qui vous permet d’arriver en août avec un corps prêt et une tête sereine.
Les spécificités du parcours : pièges et stratégie d’allure
Avec seulement +639 m de D+ pour 161 km, le vrai piège est de sous-estimer la course. Un ultra très roulant peut sembler “facile” sur le papier. Dans les faits, il est souvent plus destructeur musculairement qu’un trail de montagne : même geste répété, très peu de variations, peu de marches, peu de relief pour relâcher.
Les pièges principaux :
- Partir trop vite car le profil le permet, puis exploser au-delà du 80e km.
- Accumuler les micro-traumatismes (quadriceps, mollets) par manque de renforcement musculaire.
- Mal gérer l’alimentation en pensant que la course est “moins dure” qu’un ultra montagne, et donc moins anticiper.
- Ne pas prévoir la nuit (température qui chute, vigilance, baisse de moral).
Votre stratégie d’allure doit être conservatrice. Sur ce type d’ultra, viser une intensité très basse : zone d’endurance fondamentale, respiration aisée, capacité à parler, avec des petites variations selon la topographie. Vous devez sortir de la première moitié de course avec la sensation de ne pas avoir “couru fort”, pour pouvoir maintenir une allure honnête sur les 50 derniers kilomètres.
Quelques repères :
- Allure cible autour de votre allure footing + 20 à 40 s/km, voire plus lent selon votre niveau.
- Fréquence cardiaque en zone Z1–Z2, très loin du seuil.
- Marche assumée sur les faux plats montants si nécessaire, pour protéger le système musculaire.
Planifiez la course par blocs : par exemple 4 × 40 km + un dernier bloc de 20–30 km. Attribuez à chaque bloc une stratégie (alimentation, rythme, objectifs simples) pour ne jamais vous sentir noyé par les 161 km d’un coup.
Entraînement : travailler l’endurance, la résistance mentale et la nuit
Sur Les 100 miles de France, la clé sera votre capacité à aller loin sans dériver ni mentalement ni physiologiquement. Entraînez-vous donc sur plusieurs axes.
1. Sorties longues progressives
Construisez vos sorties longues sur 12 à 16 semaines :
- Début du cycle : 2h30–3h très faciles, sur terrain plutôt roulant.
- Mi-cycle : 4–5h, avec un travail d’allure d’ultra sur certaines portions.
- Pic de préparation : 6–7h en continu ou 2 jours en back-to-back (par exemple 4h + 4h), pour habituer votre corps à la fatigue cumulée.
2. Travail de seuil bas et d’allure spécifique ultra
Intégrez des séances type :
- 3 × 20 min à allure d’ultra, récupération 5 min très faciles.
- 2 × 30 min en endurance soutenue, mais sous le seuil, pour travailler votre économie de course.
L’objectif : graver en vous une allure “automatique” que vous retrouverez le jour J, sans réfléchir.
3. Renforcement et préparation musculaire
Sur un ultra roulant, les quadriceps, fessiers et mollets vont encaisser des milliers de répétitions identiques. Préparez-les :
- Squats, fentes, chaise, montées de banc, travail unipodal.
- Pliométrie légère (sauts contrôlés) en progressif, pour la résistance des tendons.
- Gainage frontal et latéral, travail de ceinture pelvienne.
Deux séances de 20–30 minutes par semaine suffisent, à maintenir jusqu’à 2–3 semaines de la course.
4. Gestion de la nuit et de la fatigue mentale
Planifiez au moins une sortie longue en fin de journée qui se termine de nuit, avec frontale. Apprenez à gérer la baisse de lumière, la baisse de vigilance, l’envie de marcher. Testez vos vêtements de nuit (couche thermique légère, coupe-vent) et votre matériel d’éclairage.
5. Spécificités féminines (si vous êtes une femme)
Sur une durée très longue, la gestion de l’énergie, des cycles hormonaux et de l’alimentation devient critique. Anticipez :
- Une alimentation riche en fer et en protéines les semaines de charge.
- Un ajustement de l’entraînement selon votre cycle (éviter les plus grosses charges sur les jours de fatigue maximale).
- Une stratégie de ravitaillement adaptée aux troubles digestifs plus fréquents (solutions salées, textures variées).
Un accompagnement personnalisé dans votre plan d’entraînement Les 100 miles de France peut intégrer ces paramètres, pour vous éviter de subir la course.
Matériel et ravitaillement : être prêt pour 161 km
Sur un ultra très long, chaque détail compte. Votre matériel doit être testé et validé.
Chaussures : privilégiez un modèle confort, bon amorti, adapté au terrain mixte (route + chemins). Évitez les chaussures trop minimalistes, qui risquent de vous détruire musculairement sur 161 km.
Textile : haut respirant, short ou cuissard anti-frottements, chaussettes techniques. Prévoyez une seconde couche pour la nuit (manches longues, coupe-vent léger).
Matériel obligatoire : réserve d’eau, frontale avec batterie de secours, veste en cas de météo instable. Vérifiez le règlement de la course pour la liste officielle.
Nutrition : testez tout à l’entraînement : gels, barres, compotes, aliments salés. Sur 161 km, vous aurez besoin de variété. Visez une prise régulière (30–60 g de glucides/heure) en fonction de votre tolérance. Intégrez du salé pour éviter l’écœurement.
Hydratation : base eau + électrolytes. Sur un ultra roulant, la sudation peut être importante car on court plus qu’on ne marche. Anticipez la chaleur du départ et les heures centrales de la journée.
Infos pratiques : Saint-Péray, accès et ressources
Saint-Péray se situe en Ardèche, à proximité de Valence, dans une zone bien desservie. Vous pouvez retrouver la fiche course sur Miles Republic, qui centralise les données d’inscription et les prochains ajustements.
Pensez à :
- Arriver la veille pour réduire le stress et reconnaître les environs.
- Organiser votre hébergement à proximité du départ.
- Préparer votre sac de finisher ou sac d’assistance (si autorisés) avec tenue sèche, nourriture, change.
Les 100 miles de France, c’est une longue traversée roulante de l’Ardèche, une aventure intérieure autant que sportive. En préparant votre course avec rigueur et en respectant votre corps, vous pourrez profiter pleinement de cette ligne de 161 km, dans un paysage qui mérite d’être traversé avec fierté.
Bon à savoir
Profil réel du parcours : ce que votre corps va encaisser
Vous allez affronter 161 km pour environ +639 m de D+. Un ultra très long. Très roulant. Sans grosses côtes pour “souffler” en marchant.
- Environ 90 % de voie verte goudronnée : beaucoup d’asphalte, des sections régulières, peu de variations de terrain. Vos muscles vont répéter le même geste pendant des heures. C’est puissant. C’est usant.
- Dénivelé modéré et bien réparti : les 639–680 m de D+ sont lissés tout au long du tracé, sans gros murs à gérer, mais sans véritables “pauses” en descente technique.
- Terrain peu technique : voie verte, tronçons routiers, chemins faciles. Vous pouvez courir presque partout. Justement, le piège : vous pouvez courir presque partout.
En préparation, privilégiez les sorties longues sur terrain roulant : route, voies vertes, chemins réguliers. Votre plan d’entraînement devra intégrer la tolérance aux impacts répétés sur sol dur, plus qu’un travail de gestion de gros dénivelé.
Ravitaillements et gestion de l’autonomie
L’organisation de l’édition précédente donne une indication précieuse : ravitaillements tous les 5 à 6 km environ sur ce format ultra roulant. C’est rapproché pour un 100 miles. Confortable. Mais à ne pas sous-estimer.
Ce que cela implique pour vous
- Vous ne serez pas en semi-autonomie longue. Mais vous devez malgré tout rester autonome entre deux postes : une ou deux flasques, et au moins 1h de nutrition sur vous, en sécurité.
- Ravitaillements fréquents = tentation de s’y attarder. En préparation mentale, travaillez une routine : remplir, manger, repartir. Sans s’éterniser. Sans repartir à sec.
- Avec des postes rapprochés, vous pouvez adapter un plan d’alimentation très régulier : par exemple, prise calorique toutes les 20–30 min, en alternant ce que vous avez sur vous et ce que vous trouvez sur les tables.
Sur un parcours aussi roulant, vous allez passer beaucoup de temps en effort continu. La moindre erreur de ravitaillement se paie plus tard par un mur énergétique. Testez votre stratégie à l’entraînement : quantité de glucides par heure, tolérance digestive, alternance sucré / salé.
Barrières horaires et rythme global : esprit d’endurance
Les sources publiques ne donnent pas la barrière précise pour 2026, mais l’édition 2023 proposait un cut-off global autour de 29 h (de 7h le samedi à 12h le dimanche). C’est un repère intéressant pour imaginer le niveau d’exigence en temps.
- Sur un format très roulant, une barrière autour de 24–30 h reste cohérente avec la philosophie de la course. Vous devez être capable de tenir une allure faible mais continue, sans longues marches en montagne.
- En préparation, travaillez votre allure d’ultra en visant un rythme que vous pouvez tenir pendant 24 h ou plus. Objectif : cœur calme. Respiration tranquille. Z1–Z2.
- Planifiez vos estimations de temps par blocs (par exemple 4 x 40 km) en prenant en compte qu’avec un parcours roulant, les kilomètres peuvent s’enchaîner vite au début… et très lentement ensuite si vous êtes parti trop vite.
Avant la course, vérifiez le roadbook officiel pour connaître les horaires de barrières intermédiaires et les postes clés. Ajoutez ces données dans votre stratégie, pour ne pas subir le chrono au dernier moment.
Gestion de la nuit et de la lumière
Avec un départ matinal sur 161 km, votre course sera majoritairement de jour pour les plus rapides, mais la nuit fera partie de l’aventure pour beaucoup de coureurs.
- Un profil roulant signifie que vous courrez encore de nuit, souvent sur voie verte ou route. Moins de technicité, mais plus de monotonie. Le mental peut décrocher.
- Prévoyez une frontale fiable avec autonomie suffisante pour au moins 8–10 h, plus batterie ou piles de rechange. Testez-la en conditions réelles : sortie de fin de journée jusqu’à tard.
- La température peut chuter pendant la nuit, même en été. Préparez une couche thermique légère et une coupe-vent, adaptées à un effort continu mais à intensité basse.
À l’entraînement, intégrez une sortie nocturne. Ressentez ce que cela fait de courir dans le silence, avec peu de repères visuels. Apprenez à gérer la baisse de moral. À maintenir une allure douce, sans vouloir “en finir vite”.
Météo probable en Ardèche mi-août : préparer la chaleur
Saint-Péray en plein été, c’est souvent chaud. Très chaud. Parfois écrasant. Vous allez traverser la journée, potentiellement les heures les plus brûlantes.
- Mi-août en vallée du Rhône : températures fréquentes entre 25 et 32°C en journée, avec des pics possibles au-dessus. Vous devez préparer votre corps à courir longtemps sous la chaleur.
- Les nuits restent généralement doux-fraîches, souvent autour de 15–20°C. Il faudra gérer le contraste : chaleur du jour, fraîcheur relative la nuit.
- Le vent du couloir rhodanien peut apporter soit un peu de fraîcheur, soit un vent chaud qui accentue la déshydratation.
En préparation :
- Intégrez des sorties en chaleur (milieu de journée, conditions réalistes), en surveillant votre hydratation et votre ressenti.
- Habituez-vous à boire régulièrement, à utiliser des boissons électrolytes pour limiter les crampes et la dérive cardiaque.
- Testez des textiles respirants, clairs, anti-frottements, adaptés aux longues heures sous le soleil.
Matériel spécifique à anticiper
Chaussures et protection des pieds
- Avec 90 % de voie verte goudronnée annoncée sur les éditions précédentes, choisissez des chaussures route ou hybrides, avec bon amorti et confort sur longue durée.
- Évitez les modèles trop minimalistes ou trop rigides. Votre priorité : protéger vos articulations et votre musculature sur 161 km de chocs répétés.
- Travaillez vos pieds : chaussettes techniques anti-frottements, éventuel talc ou crème anti-ampoules, adaptation du laçage pour éviter les points de pression.
Textile et protection météo
- Haut respirant, short ou cuissard qui ne frotte pas, idéalement déjà testés sur de très longues sorties.
- Prévoir une seconde couche légère pour la nuit : manches longues respirantes, coupe-vent fin.
- Casquette ou visière, lunettes de soleil : le soleil de l’Ardèche peut être intense, surtout sur les sections dégagées.
Hydratation et portage
- Un gilet de trail léger ou une ceinture d’hydratation peut suffire, vu la fréquence des ravitaillements, mais assurez-vous de pouvoir porter au moins 1 l d’eau en cas de forte chaleur.
- Flasques souples testées à l’entraînement, faciles à remplir rapidement aux postes.
- Eventuel sac de nuit ou sac d’assistance si l’organisation le permet : tenue sèche, textile chaud, réserve de nourriture que vous aimez.
Éclairage et sécurité
- Frontale avec autonomie adaptée à une nuit complète, plus une batterie de secours.
- Téléphone chargé, numéro de l’organisation enregistré. Sur voie verte et route, les risques sont surtout liés à la fatigue et à la vigilance. Restez joignable.
Stratégie nutritionnelle adaptée au format
Un 100 miles très roulant sur 161 km impose une stratégie nutritionnelle d’endurance prolongée. Vous allez courir plus que sur un ultra montagne. Donc consommer plus d’énergie en continu.
- Visez une prise de 30 à 60 g de glucides par heure, selon votre tolérance. Gels, boissons, barres, compotes, aliments salés : la variété est votre alliée.
- Avec des ravitaillements tous les 5–6 km, organisez une routine simple : petite prise sur vous entre les postes, puis complément au ravito.
- Pensez à intégrer du salé (bouillon, crackers, fromage, etc.) pour éviter l’écœurement du sucré sur la durée.
- La chaleur accentue le risque de troubles digestifs. À l’entraînement, testez vos produits en conditions chaudes, sur des sorties de 4–6 h.
Spécificités musculaires et prévention des blessures
Peu de D+. Beaucoup de kilomètres. Terrain lisse. Vos quadriceps, mollets et fessiers seront sollicités sans pause.
- Prévoyez un renforcement ciblé des membres inférieurs : squats, fentes, montées de banc, travail unipodal, pour encaisser la répétition des appuis.
- Ajoutez un travail de gainage et de ceinture pelvienne : un tronc solide limite les compensations et les douleurs lombaires sur voie verte.
- Intégrez des sorties longues sur surface dure à l’entraînement, en augmentant progressivement la durée, pour habituer vos articulations au type de terrain de la course.
Gestion mentale : faire face à la monotonie
Les 100 miles de France ne vous attaqueront pas par des cols monstrueux. Ils vous testeront par la monotonie. Par la répétition. Par les longues lignes droites.
- Planifiez votre course en blocs mentaux : par exemple, 8 sections de 20 km. Chaque bloc avec un objectif simple (alimentation, hydratation, rythme).
- Préparez des stratégies de concentration : musique si autorisée, mantras, focalisation sur la respiration, découpage en petites distances (prochain ravito, prochain pont, prochain village).
- Acceptez les moments de coup de mou comme faisant partie du jeu. En préparation, travaillez la capacité à repartir après une phase difficile (pauses courtes, marche active, redémarrage progressif).
Adaptations pour les coureuses
Sur un effort de plus de 20 h, parfois 24–28 h, les spécificités féminines comptent.
- Anticipez la période de la course par rapport à votre cycle menstruel. Adaptez les semaines de charge intense à vos phases de énergie.
- Sur le long terme, surveillez votre apport en fer et en protéines pour éviter la fatigue profonde.
- Préparez une stratégie de ravitaillement qui tient compte d’éventuels troubles digestifs plus fréquents : textures variées, produits bien tolérés, alternatives au sucré.
Logistique personnelle autour de Saint-Péray
Saint-Péray se situe au pied des coteaux de la vallée du Rhône, dans une zone relativement accessible, avec des services et hébergements dans les environs. Votre préparation ne s’arrête pas à l’entraînement.
- Prévoyez une arrivée la veille, pour réduire le stress et prendre le temps de préparer votre matériel calmement.
- Organisez un hébergement proche du départ : limiter les trajets le matin vous permet de garder de l’énergie pour la course.
- Préparez un sac d’arrivée / sac d’assistance si l’organisation le permet : tenue sèche, vêtements chauds, alimentation réconfort, matériel pour les petits soins (pansements, crème, etc.).
Les 100 miles de France sont une épreuve d’endurance pure. Roulante, oui. Mais implacable. En construisant votre préparation autour du terrain réel, de la chaleur probable, de la fréquence des ravitos et de la monotonie du parcours, vous donnez à votre corps – et à votre tête – toutes les chances de vivre ces 161 km comme une grande aventure, plutôt que comme une survie.
Météo attendue le jour J à St Peray
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