Informations sur la course
Je vais être honnête avec vous : le MaMouthe Trail, ce n’est pas juste une course de plus dans un calendrier déjà bien chargé. C’est un rendez-vous au cœur de la Dordogne, à Thenon, petite commune posée entre vallons, forêts et vieux murs de pierre, à quelques dizaines de kilomètres de Périgueux et non loin des vallées de la Vézère et de la Dordogne, pays de grottes, de falaises et de villages accrochés aux coteaux.
On court ici avec un paysage qui a de la mémoire.
Un trail ancré dans son territoire
Le MaMouthe Trail se tient le dimanche 26 juillet 2026 à Thenon, en Dordogne, dans ce Périgord où les chemins agricoles croisent les sentiers forestiers et les anciens parcours de chasse. L’organisateur, Festi'Mouthe, propose cette journée de course à pied avec plusieurs formats de trail, tous en pleine nature. Les informations officielles (horaires, distances, modalités d’inscription) sont centralisées sur la page de l’événement, notamment via la plateforme Chronom et des sites partenaires spécialisés dans les courses.
Thenon, c’est un bourg entouré de collines, à mi-chemin entre Périgueux et Brive-la-Gaillarde. On n’est pas loin des grands sites du Périgord noir et des vallées touristiques, mais dès qu’on quitte la route départementale, ce sont les bois, les sentiers, les chemins blancs. C’est typiquement le genre de terrain où l’on pense faire une sortie « facile » et où l’on se retrouve finalement avec plus de dénivelé que prévu, simplement parce que le relief ne laisse jamais les jambes tranquilles.
Formats de course et esprit du MaMouthe Trail
Les différentes courses du MaMouthe Trail sont référencées comme des épreuves de trail running, en nature, avec des distances variées pour s’adresser à plusieurs profils de coureurs. Les formats précis (kilométrage exact et dénivelé) sont définis par l’organisateur et détaillés sur les plateformes d’inscription et de chronométrage, qui servent de base officielle aux informations pratiques. En l’état, seules la date, le lieu, l’organisateur et la nature trail de l’événement sont clairement établis par ces sources.
Ce n’est pas un triathlon, ni un duathlon : on parle ici de course à pied nature, sur sentiers, chemins et routes rurales, avec l’esprit trail comme fil conducteur. Ce type de terrain demande toujours un peu plus que ce que l’on imagine : gestion des appuis, vigilance dans les descentes, patience dans les montées.
Pour suivre les mises à jour officielles, les organisateurs s’appuient notamment sur des plateformes spécialisées. Vous pouvez retrouver la manifestation et les infos pratiques sur Chronom ou sur la fiche dédiée du site Miles Republic, qui confirment la date du 26 juillet 2026 à Thenon.
Se préparer avec intelligence pour le MaMouthe Trail
Ce qui m’intéresse, après plus de vingt ans de course et pas mal de cicatrices tendineuses, ce n’est plus la quête du chrono, mais la façon de vivre ce genre de journée sans se brûler, sans se blesser, et en tirant quelque chose de profond de l’expérience. Un trail comme le MaMouthe Trail peut sembler « abordable » sur le papier. Dans la réalité, la chaleur d’un fin juillet en Dordogne, les successions de faux plats et de petites bosses, les sentiers parfois secs et cassants, tout cela use un coureur mal préparé.
C’est pour cela qu’un plan d’entrainement construit sur mesure fait une vraie différence. Sur Preparun, nous partons toujours de quelques questions simples : votre âge, votre niveau actuel, votre objectif, le nombre de sorties que vous pouvez réellement placer dans votre semaine. À partir de là, le plan d'entrainement va organiser les choses : travail d’endurance fondamentale, sorties longues progressives, séances de côtes pour préparer les relances, renforcement pour les quadriceps et les mollets.
Sur ce genre de trail, j’ai souvent vu des coureurs exploser non pas à cause de leur cœur, mais à cause de leurs jambes. Ce n’est pas la montée qui les lâchait, mais les descentes. À force de négliger le renforcement ou la gestion de l’allure, la fin de course devenait un long combat contre des cuisses tétanisées. Un plan d entrainement intelligent pense à ça : préparer les muscles, mais aussi apprendre à se retenir, à ne pas partir trop vite, à accepter de garder une marge.
Il reste un autre pilier, qu’on oublie tant qu’on n’a pas connu la blessure : le sommeil. Si vous visez le MaMouthe Trail, commencez par sécuriser vos nuits autant que vos séances. Un corps qui récupère bien supporte bien mieux la charge des semaines spécifiques. Ajoutez une alimentation simple, adaptée au volume de votre entraînement, et vous arriverez sur la ligne de départ de Thenon avec ce mélange rare de fraîcheur et de confiance.
Alors, si ce coin de Dordogne vous attire, si vous avez envie de sentir l’odeur des pins chauffés par le soleil et la poussière légère des chemins, prenez le temps de préparer votre saison. Le MaMouthe Trail vous le rendra, quelque part entre deux sous-bois, quand vous réaliserez que vous êtes encore lucide, encore solide, et que vous savourez vraiment ce que vous êtes en train de vivre.
Bon à savoir
MaMouthe Trail – comprendre le terrain pour mieux s’y préparer
Le MaMouthe Trail se court sur une immense propriété agricole de 250 hectares en Dordogne, à Ajat, près de Thenon. Pas une petite boucle dans un parc. Un vrai terrain de jeu rural. Avec une promesse assez folle : seulement 3 mètres de goudron et une seule traversée de route, même sur le 21 km.
Vous allez donc courir presque entièrement sur de la nature brute. Ça sent la terre, l’herbe écrasée, parfois la bouse de vache. Ça fait partie du charme.
Profil des parcours et dénivelé
Distances proposées
Les éditions précédentes et la description de l’épreuve indiquent un format typé trail court. On est sur des distances autour de 10 km et 21 km (semi nature). La logique de l’organisateur est claire : du trail accessible, mais avec un vrai terrain de campagne.
Dénivelé et type de relief
- Vous êtes en Périgord : ce ne sont pas les Alpes, mais ce n’est pas une plaine non plus. Attendez-vous à un dénivelé modéré mais répété (succession de bosses, faux plats montants, petites descentes courtes).
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Le parcours se fait sur une exploitation agricole vallonnée.
Ce genre de terrain propose souvent :
- des montées dans les champs en pente, parfois longues et régulières ;
- des petites descentes plus techniques sur chemins herbeux ou en terre ;
- quelques passages en sous-bois avec racines, feuilles mortes et cailloux.
- Le dénivelé total reste en général dans une fourchette raisonnable pour un trail court, mais la répétition des montées peut casser les jambes si vous partez trop vite.
Imaginez une succession de “montées de ferme” : pas monstrueuses, mais qui vous obligent à marcher si vous avez mal géré. Ce type de trace use plus musculairement que ce que la distance laisse penser.
Nature du terrain : où vous mettez les pieds
- Chemins agricoles et de troupeaux Traces de tracteurs, passages d’animaux, ornières sèches ou boueuses selon la météo. Les appuis peuvent être fuyants, irréguliers. Chevilles sollicitées.
- Sentiers en sous-bois Sol souvent plus souple, mais plus technique : racines, pierres, feuilles. Selon l’humidité, cela peut devenir glissant. Le genre de passage où l’on se dit “j’aurais dû mieux travailler la proprioception”.
- Herbe et prairies L’herbe peut masquer trous, cailloux, bosses. On y perd parfois un peu de traction. On a l’impression de “pousser dans du mou”.
- Très peu de bitume Seulement 3 mètres de goudron. Une seule traversée de route. Autrement dit : il faut raisonner comme sur un vrai trail, pas comme sur une course sur route.
On est loin des grandes pistes forestières roulantes. C’est le genre de terrain où on se surprend parfois à sourire tout seul… et deux minutes plus tard à pester dans une montée.
Météo probable et conditions climatiques
Climat typique en Dordogne fin juillet
- Températures Fin juillet, en Dordogne, les températures diurnes sont souvent entre 20 et 30°C, avec des pics plus élevés lors des épisodes de chaleur. La sensation de chaleur peut être forte en plein soleil, surtout dans les champs.
- Humidité Région parfois humide le matin, avec une chaleur qui peut devenir lourde dans la journée. La combinaison chaleur + humidité fait monter très vite la fréquence cardiaque.
- Risque de canicule Fin juillet, les vagues de chaleur ne sont pas rares. Il faudra surveiller la météo la semaine précédente et adapter votre ravitaillement hydrique.
- Orages d’été possibles Typiques du Sud-Ouest en fin de journée. En cas de pluie récente : terrain boueux, glissant, ornières remplies d’eau.
Vous devez donc envisager deux scénarios extrêmes pour la préparation :
- Chaleur sèche ou lourde : gestion de l’hydratation, de la surchauffe, des coups de chaud.
- Terrain gras après orages : travail de stabilité, choix de chaussures avec bon grip, gestion de l’effort plus coûteux.
Ravitaillements et gestion de l’effort
La fiche de la course met en avant le côté trail nature sur propriété privée, mais ne détaille pas précisément le nombre de ravitaillements. Ce type d’événement local propose en général :
- au moins un ravitaillement sur un 10 km (souvent à mi-parcours) + ravitaillement à l’arrivée ;
- au moins un ou deux ravitaillements sur un 21 km, selon l’organisation.
Vous ne devez pas compter uniquement sur les tables de ravito. En trail, on voit souvent des coureurs arriver au premier ravito avec déjà les traits tirés, parce qu’ils avaient “oublié” de boire avant. C’est trop tard à ce moment-là.
Pour la préparation, il sera important de :
- vous entraîner à boire régulièrement en courant (gourde, flasque, gilet) ;
- tester en amont une stratégie de prise de glucides (gels, barres, compotes) compatible avec votre estomac, surtout en chaleur.
Meneurs d’allure
La description de la course ne mentionne aucun meneur d’allure. Pour un trail local sur propriété privée, le plus probable est l’absence de lièvres officiels. Vous devrez donc gérer votre rythme seul(e), en vous fiant à vos sensations plus qu’à la montre, surtout dans les montées.
Sur ce type d’épreuve, on voit souvent deux profils : ceux qui partent comme sur un 10 km route… et qui explosent au premier vrai coup de cul. Et ceux qui partent plus prudemment, qui remontent tout le monde dans les derniers kilomètres. La préparation devra viser ce deuxième scénario.
Matériel spécifique à prévoir
Chaussures
- Chaussures de trail obligatoires Le terrain est à 99 % nature, sans bitume. Il faut un bon cramponnage pour l’herbe, les chemins de terre, et la boue possible.
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Privilégier des modèles :
- avec une bonne accroche sur sol mixte (sec + légèrement gras) ;
- une bonne protection latérale pour les chevilles, compte tenu des ornières et trous possibles ;
- un amorti adapté à votre gabarit, tout en restant réactif sur distances courtes à moyennes.
Portage et hydratation
- Gilet ou ceinture de trail Pour porter au minimum eau, alimentation, éventuellement coupe-vent léger. Sur un 21 km en juillet, partir sans eau peut rapidement tourner à la galère.
- Flasques souples Faciles à remplir si ravito en eau, se rangent sur le gilet. Permettent de boire à petites gorgées régulières.
- Casquette ou buff Indispensable en cas de chaleur et de passages exposés dans les champs.
Vêtements
- Tee-shirt respirant (éviter le coton) pour évacuer la transpiration en chaleur lourde.
- Short de trail confortable, avec poches si besoin pour gels ou petits accessoires.
- Chaussettes techniques limitant les ampoules et adaptées à la chaleur.
Une petite anecdote vécue sur ce genre de trail rural : Un coureur était arrivé avec un short sans poches, aucune ceinture, rien. Il a couru son 20 km avec un gel coincé dans la main et une petite bouteille d’eau glissée dans la ceinture du short. Au bout de 5 km, il n’avait plus d’eau. Il a fini au mental, avec des crampes, en jurant qu’on ne l’y reprendrait plus. Ce n’était pas la distance qui l’avait battu, c’était l’oubli de matériel simple.
Accessoires utiles
- Crème anti-frottements : chaleur + sueur + distances > risques d’irritations (cuisse, aisselles, soutien-gorge pour les femmes).
- Crème solaire : passages en plein champ, soleil fort possible.
- Lunettes de soleil de sport : confort visuel, surtout sur les portions ouvertes.
- Montre GPS (facultatif mais pratique) : pour gérer allure, dénivelé, et apprendre à connaître vos allures en montée à l’entraînement.
Enjeux spécifiques pour la préparation
- Adapter l’entraînement au terrain réel Priorité à des sorties sur sentiers, chemins, champs, sous-bois. Travailler la foulée sur terrain irrégulier, la stabilité, les appuis.
- Préparer les montées courtes à moyennes Répétitions de côtes, marches en côte, gestion d’effort en montée à faible vitesse. Apprendre à alterner course/marche sans culpabiliser.
- Préparer la chaleur Habituation progressive à courir par temps plus chaud, gestion de l’hydratation, adaptation de l’allure.
- Tester le matériel en conditions proches Jamais de chaussures neuves ou équipement non testé le jour J. Tout doit être validé à l’entraînement, y compris nutrition.
Ce MaMouthe Trail, ce n’est pas simplement “un 10 ou un 21 km de plus”. C’est une rencontre avec un terrain vivant, avec ses surprises, ses montées qui piquent, ses passages où ça sent la campagne, et cette satisfaction très particulière qu’on ressent en franchissant la ligne d’arrivée sale, poussiéreux(se), mais heureux(se). Votre préparation devra respecter ce caractère nature. Le plan d’entraînement viendra se construire dessus comme une pièce de puzzle.

Trop tard !
Le départ de MaMouthe Trail est dans 42 jours. Vous ne pouvez plus créer votre plan d'entrainement personnalisé pour cette course.Mais vous pouvez déjà créer le plan d'entrainement pour votre prochaine course.


