Informations sur la course
Trail de Guerlédan 2027 (Champ) propose 5 épreuves de 13 à 72 km, le 15 mai 2027 à Guerledan.
| Épreuve | Distance | Dénivelé |
|---|---|---|
| 13 km | 13 km | +450 m |
| 26 km | 26 km | +800 m |
| 35 km | 35 km | +1 100 m |
| 45 km | 45 km | +1 600 m |
| 72 km | 72 km | +2 700 m |
Vous êtes inscrit au Trail de Guerlédan 2027 (Champ). C’est une belle décision. Vous allez courir au cœur du Centre-Bretagne, autour du lac de Guerlédan, sur des sentiers chargés d’histoire et d’ambiance, dans le cadre des Championnats de France de trail des 15 et 16 mai 2027. L’enjeu est sportif, mais votre objectif reste simple : vivre une course pleine, lucide, sans vous mettre en danger.
Je suis Matthieu Le Guen, 41 ans, ancien routard devenu trailer. Guerlédan, c’est typiquement le genre de course où l’on vient pour durer plutôt que briller. Ici, on construit sa journée de course comme on construit une semaine de travail : avec méthode, marges de sécurité et quelques moments de plaisir bien choisis.
Trail de Guerlédan 2027 (Champ) : comprendre le parcours pour mieux le préparer
Le Trail de Guerlédan se déroule dans le secteur de Guerlédan / Bon Repos sur Blavet, au bord du lac, en Côtes-d’Armor. Vous allez alterner single tracks forestiers, passages en surplomb du lac, portions plus roulantes, escaliers, cailloux, racines. Pas de haute montagne, mais un terrain qui use, notamment à cause des changements de rythme et des relances fréquentes.
Le site officiel du Trail de Guerlédan le rappelle : on est sur un trail nature, entre lac, forêts et sentiers rocheux. Ce mélange est magnifique, mais il ne pardonne pas un manque de préparation. Les années récentes ont aussi montré que la météo pouvait être chaude sur le week-end de course. Il faut donc prévoir l’effort, le dénivelé… et la chaleur possible.
- 72 km – 2700 m D+ : le format long, proche du défi d’une très grosse journée en sentiers. L’enjeu principal : l’endurance, la gestion des réserves, la résistance musculaire et mentale.
- 45 km – 1600 m D+ : un trail long déjà très sérieux, avec enchaînements de montées courtes, descentes techniques et relances.
- 35 km – 1100 m D+ : un format intermédiaire, où l’on flirte avec le marathon en durée, surtout si le terrain est chaud et cassant.
- 26 km – 800 m D+ : une belle entrée dans le monde du trail vallonné, où la régularité compte plus que la vitesse pure.
- 13 km – 450 m D+ : court mais pas « facile » : le profil demande de savoir monter sans se mettre dans le rouge et descendre en gardant de la maîtrise.
Les parcours empruntent des secteurs devenus emblématiques : montées raides en sous-bois, crêtes dominant le lac, portions de chemins parfois pierreux, descentes qui peuvent être glissantes si la météo se gâte. Les Championnats de France de trail qui s’y dérouleront en 2027 témoignent d’un tracé exigeant, digne d’un rendez-vous national.
Préparer le Trail de Guerlédan 2027 (Champ) : piliers d’un entraînement efficace
Pour aborder sereinement ce Trail de Guerlédan 2027 (Champ), il vous faut un plan d’entraînement structuré, réaliste et compatible avec votre vie professionnelle. L’objectif n’est pas d’enchaîner les grosses semaines « héroïques », mais de progresser de façon constante, en gardant le corps solide.
Sur Preparun, nous partons toujours de votre niveau actuel, de votre expérience en trail, de votre temps disponible. Puis nous construisons un plan autour de quelques axes clés :
- Endurance fondamentale : 60 à 70 % de votre volume hebdomadaire sur des sorties tranquilles. C’est votre socle pour les formats 26 km, 35 km, 45 km et surtout 72 km.
- Montées : travail en côtes (courtes et longues), à pied et en courant. Vous devez être à l’aise pour alterner marche active et course dans les murs du tracé.
- Descentes : séances spécifiques en descente, pour habituer muscles et articulations aux chocs. C’est souvent là que les cuisses lâchent sur les formats longs.
- Rythme trail : sorties de 1 h 30 à 3 h selon votre distance, sur terrain vallonné, en testant l’équipement et la nutrition.
- Renforcement musculaire : 1 à 2 séances courtes par semaine (gainage, travail des quadriceps, fessiers, mollets) pour encaisser le dénivelé.
La clé, c’est d’accepter que votre allure sera plus lente que sur route. À Guerlédan, le temps de course s’allonge à cause du terrain et des montées répétées. Mieux vaut arriver avec une bonne base d’endurance que trop de séances rapides mal calibrées.
Pour un premier 26 km ou 35 km, viser 3 sorties par semaine peut suffire, si elles sont bien organisées. Pour un 45 km ou un 72 km, il est souvent pertinent de monter à 4 sorties, avec une vraie sortie longue en terrain varié et au moins une séance en côte.
Un plan d’entraînement personnalisé vous aide justement à doser ces éléments sans vous épuiser.
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Je me souviens de mon premier trail long sur un terrain similaire : sur le papier, le dénivelé ne me faisait pas peur. En réalité, ce sont les relances après les montées qui m’ont vidé. On croit que l’on va « récupérer » dans les descentes. En fait, on change de rythme, on sollicite d’autres muscles… et si l’on est mal préparé, la fatigue s’installe très vite.
Sur le Trail de Guerlédan 2027 (Champ), l’enchaînement des bosses peut surprendre. D’où l’importance, à l’entraînement, de faire des sorties où vous enchaînez plusieurs côtes, sans vous arrêter en haut, en continuant à trottiner. Vous apprenez ainsi à garder un tempo régulier, même quand le profil n’est pas flatteur.
Objectif 13, 26, 35, 45 ou 72 km : adapter votre préparation à votre distance
Les besoins ne sont pas les mêmes selon que vous visez le 13 km ou le 72 km. Dans vos recherches « préparer Trail de Guerlédan 2027 » ou « plan d’entraînement Trail de Guerlédan », gardez cela en tête.
- 13 km – 450 m D+ : travail prioritaire sur la côte et la technique, avec une base d’endurance suffisante pour tenir 1 h 30 à 2 h en terrain vallonné. Une séance de côtes et une sortie trail par semaine font une grosse différence.
- 26 km – 800 m D+ : pensez en termes de durée plutôt que de vitesse. Visez des sorties longues de 2 h à 2 h 30 en terrain varié, avec une gestion de l’allure très sage sur la première moitié.
- 35 km – 1100 m D+ : ajoutez une dimension de « gestion de course » : tester le ravitaillement, le matériel, les passages de marche en montée. Le mental compte autant que les jambes.
- 45 km – 1600 m D+ : le palier où les erreurs de préparation se payent cash. Il faut une vraie régularité d’entraînement, quelques sorties longues supérieures à 3 h, et un travail dans le dur (côtes, chemins techniques) pour ne pas subir les derniers kilomètres.
- 72 km – 2700 m D+ : ici, on parle de « journée » plus que de course. Il faut du volume, mais surtout de la continuité sur plusieurs mois. Un plan trop agressif est le meilleur moyen de se blesser ou d’arriver vidé. Mieux vaut construire patiemment.
Sur tous les formats, ne négligez pas la récupération : nuits suffisantes, quelques jours allégés après les grosses séances, écoute des signaux de fatigue. Un plan bien conçu intègre ces phases, et c’est ce qui fait la différence le jour J.
Le jour J, votre alimentation fait la différence
Avant, pendant et après la course : un plan d'alimentation personnalisé est disponible en complément de votre plan d'entrainement
Matériel et gestion de course : les pièges spécifiques de Guerlédan
Sur le parcours du Trail de Guerlédan, plusieurs éléments reviennent souvent dans les récits de coureurs :
- Chaleur possible : prévoyez une casquette ou un bandeau, des lunettes de soleil, et habituez-vous à boire régulièrement. Sur les longues distances, la déshydratation est un vrai risque.
- Terrain varié : des chaussures de trail avec une bonne accroche sont indispensables. Attention aux cailloux et racines, notamment en descente.
- Reliefs répétés : les montées ne sont pas très longues comme en montagne, mais elles s’enchaînent. Un bâton peut aider sur les formats longs si vous savez vous en servir, mais il ne doit pas être une découverte le jour J.
- Nutrition : testez vos ravitaillements (boisson, gels, solides) à l’entraînement. Le jour de la course, restez sur ce qui a été éprouvé. Le système digestif n’aime pas les surprises.
Pour la gestion de l’allure, une règle simple : sur la première moitié de la course, vous devez avoir l’impression de « vous freiner ». Si vous vous sentez déjà en lutte à mi-parcours, les derniers kilomètres peuvent devenir très longs, surtout sur le 45 km et le 72 km.
Gardez en tête que le Trail de Guerlédan 2027 (Champ) sera aussi le support des Championnats de France de trail. Il y aura du niveau devant, une ambiance forte, peut-être des tentations de partir trop vite. Votre course à vous, c’est votre rythme, votre histoire, votre préparation. Le reste est du décor.
Infos pratiques pour le Trail de Guerlédan 2027 (Champ)
Les horaires précis de 2027 seront confirmés par l’organisation, mais vous pouvez déjà vous inspirer des habitudes récentes :
- Le 45 km (Trail du Breuil) est traditionnellement un départ matinal, vers 6 h 45 à 7 h.
- Les formats 26 km et 13 km partent plutôt en journée, l’après-midi pour certaines éditions.
- Le 72 km, format long, se court le dimanche matin, avec un départ autour de 7 h.
Pour suivre les annonces officielles, les mises à jour de parcours et tous les détails pratiques, appuyez-vous sur le site officiel Trail de Guerlédan et sur les communications de la Fédération Française d’Athlétisme, qui chapeaute les Championnats de France de trail.
Arrivez la veille si possible, prenez le temps de marcher un peu autour du site, de repérer le terrain, de sentir l’ambiance. C’est une façon simple de mettre le corps et le mental en mode « course » sans stress.
Le jour J, rappelez-vous que vous courez dans un cadre exceptionnel, au cœur de la Bretagne, entre lac et forêts. Que vous soyez sur le 13 km ou le 72 km, vous aurez mérité chaque point de vue. Je vous souhaite un Trail de Guerlédan 2027 (Champ) plein, maîtrisé, et un retour à la maison avec le sentiment d’avoir construit quelque chose de solide, là-bas, sur ces sentiers bretons.
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Bon à savoir
Comprendre les conditions de course à Guerlédan
À Guerlédan, le profil ne suffit pas à raconter l’histoire. Ce qui fait la course, c’est le combo chaleur possible, terrain nerveux et relances permanentes.
Les dernières éditions ont déjà servi de répétition générale pour 2027. Des journaux locaux ont insisté sur un point : la chaleur peut vraiment s’inviter au rendez-vous. On a vu des coureurs couper leur allure en deux, simplement parce qu’ils avaient sous-estimé le soleil et la température.
Vous ne serez pas en haute montagne. Mais vous serez souvent en plein effort, parfois en surchauffe. La course se gagne autant dans la gestion que dans les jambes.
Météo probable et gestion de la chaleur
- Chaleur fréquente sur le week-end : les organisateurs ont déjà diffusé des alertes « forte chaleur » sur des éditions récentes, avec des consignes renforcées sur l’hydratation et les ravitaillements. Vous devez vous préparer comme pour un trail de fin de printemps où le thermomètre peut grimper.
- Ambiance changeante : passages à l’ombre en forêt, puis plein soleil sur les crêtes ou les abords du lac. Les variations de température sont éprouvantes. À l’entraînement, habituez-vous à courir en milieu de journée, parfois au chaud, pour ne pas découvrir ces sensations le jour J.
- Transpiration abondante : sur les formats 45 km et 72 km, la perte en sel et en eau peut devenir un vrai problème. Prévoyez boisson isotonique ou apport en électrolytes, et testez-les bien avant.
- Plan B météo : si la chaleur explose, il faudra accepter de baisser vos ambitions chronométriques. Dans votre préparation mentale, imaginez deux scénarios : temps « normal » et temps « très chaud ». Vous serez moins pris au dépourvu.
Je me souviens d’un coureur qui racontait son Guerlédan comme « un four sur les crêtes, une douche froide dans les bois ». Il n’avait rien changé à son plan de course. Il a fini. Mais il a terminé en marchant, vidé. Vous pouvez faire mieux, simplement en anticipant.
Dénivelé réel : ce que cela implique pour vos jambes
Les chiffres officiels sont clairs, et ils comptent :
| Distance | D+ | Impact principal à préparer |
|---|---|---|
| 13 km | 450 m D+ | Explosivité en côte, maîtrise en descente |
| 26 km | 800 m D+ | Endurance en terrain vallonné, gestion de l’allure |
| 35 km | 1100 m D+ | Résistance musculaire, gestion de course et nutrition |
| 45 km | 1600 m D+ | Supporter l’enchaînement de bosses, fin de course fatiguée |
| 72 km | 2700 m D+ | Endurance longue durée, gestion des réserves et du mental |
Ce dénivelé n’a rien d’alpin. Mais il est répétitif, casse-rythme, parfois piégeux. L’usure vient de là.
- Sur 13 km – 450 m D+ : vous allez enchaîner plusieurs montées significatives pour un format court. Votre préparation doit vous permettre de « tenir » des côtes de 2 à 5 minutes sans exploser. Et de descendre en gardant du contrôle. Pensez à des séances qui enchaînent montées et descentes, sans pause en haut.
- Sur 26 km – 800 m D+ : c’est le royaume des faux plats montants, des petites bosses qui s’accumulent. Le jour J, vous aurez facilement 2 h 30 à 4 h de course. Votre entraînement devra habituer vos jambes à rester solides au-delà de 2 h, sans se crisper dans les descentes.
- Sur 35 km – 1100 m D+ : ce cap est important. C’est souvent là que l’on découvre la fatigue « qui colle aux cuisses ». Votre plan doit prévoir des sorties où vous êtes fatigué dans la dernière heure, pour apprendre à continuer sans vous effondrer.
- Sur 45 km – 1600 m D+ : les montées s’enchaînent au point que le profil ressemble à un électrocardiogramme. L’enjeu majeur : rester capable de trottiner entre les côtes, au lieu de marcher tout le temps sur le plat en fin de course.
- Sur 72 km – 2700 m D+ : c’est la vraie « grosse journée ». Le dénivelé en lui-même est raisonnable pour l’ultra. Mais couplé à la chaleur et au terrain breton, il devient exigeant. Votre corps devra encaisser des dizaines de petites variations de pente, des escaliers, des descentes caillouteuses, pendant 9, 10, 12 h ou plus.
Une anecdote revient souvent : les coureurs arrivés à Guerlédan en se disant « cela va rouler, ce n’est pas la montagne » ont, pour beaucoup, subi les derniers kilomètres. Le terrain a son caractère. Il faut le respecter.
Terrain et spécificités techniques : ce que vos pieds vont vivre
Le site officiel et les récits de course parlent tous du même trio : sentiers forestiers, zones rocheuses, escaliers / relances. Votre préparation doit coller à cette réalité.
- Singles étroits en forêt : vous serez souvent en file indienne, avec peu de marge pour doubler. Cela change la dynamique de course. À l’entraînement, habituez-vous à rester calme quand le rythme est imposé, à ne pas « surjouer » les dépassements.
- Passages rocheux et ardoises : certaines portions sont pierreuses, parfois glissantes si le sol est humide. Vos chevilles doivent être solides. Intégrez des sorties sur terrain irrégulier, avec vigilance sur la pose de pied. Les coureurs distraits payent cher les inattentions ici.
- Escaliers et marches : montées en marches, descentes en escalier. C’est amusant les cinq premières minutes. Après, c’est un vrai travail pour les quadriceps. Pensez à du renforcement spécifique (squats, fentes, montées de marche) pour encaisser.
- Relances fréquentes : vous ne serez pas dans un profil « montée longue / descente longue ». Plutôt une succession de petites bosses qui vous obligent à relancer dès que le terrain se calme. À l’entraînement, privilégiez les sorties sur chemins vallonnés, plutôt que sur route plate.
Une image résume bien Guerlédan : vous vous sentez parfois comme sur un toboggan breton. On monte, on descend, on tourne. Les cuisses râlent. Le sourire reste… si vous avez anticipé.
Matériel spécifique à prévoir
Chaussures et protection des pieds
- Chaussures de trail avec bonne accroche : crampons marqués, bon maintien du pied. Les secteurs rocheux et les descentes sur sol meuble exigent de la confiance dans vos appuis. Évitez les modèles trop minimalistes si vous n’y êtes pas habitué.
- Protection contre les chocs : semelles suffisamment amorties pour encaisser le cumul des descentes, surtout sur 45 et 72 km. Un pied qui tape tout l’après-midi finit par faire ralentir tout le corps.
- Chaussettes techniques : limite des frottements, bonne évacuation de la transpiration. À tester sur sorties longues pour éviter les ampoules en fin de course.
Gestion de la chaleur et du soleil
- Casquette, visière ou bandeau : la tête reste exposée dès que vous quittez les sections boisées. Sans protection, le risque de coup de chaud augmente fortement.
- Lunettes de soleil : utiles sur les portions au-dessus du lac et les crêtes. Moins de fatigue oculaire, plus de confort. Indispensable si vous êtes sensible à la lumière.
- Crème solaire : application généreuse sur nuque, oreilles, bras. On sous-estime souvent le nombre d’heures passées en plein air sur un 45 ou un 72 km.
Hydratation et portage
- Gilet ou ceinture de trail : capable de porter au minimum 1 litre de liquide sur les formats 26 km et plus. Sur 45 et 72 km, visez 1,5 à 2 litres de capacité, même si vous remplissez régulièrement aux ravitaillements.
- Flasques souples ou poche à eau : choisissez ce que vous maîtrisez. Les changements de rythme fréquents rendent les manipulations maladroites. Il faut que votre système d’hydratation soit instinctif.
- Électrolytes ou boisson énergétique : à prévoir surtout pour le 35, 45 et 72 km. La chaleur et la durée de course imposent une stratégie plus complète que « juste de l’eau ».
Bâtons, oui ou non ?
- Formats courts (13, 26 km) : les bâtons sont rarement indispensables. Ils peuvent même gêner sur les singles serrés. Mieux vaut miser sur la légèreté.
- Formats intermédiaires (35 km) : à discuter. Si vous avez l’habitude de les utiliser, ils peuvent soulager les cuisses sur quelques raides. Mais ils ne doivent pas être un gadget découvert au dernier moment.
- Formats longs (45, 72 km) : les bâtons peuvent devenir un allié précieux sur les montées répétitives et quand la fatigue s’installe. À condition de les avoir intégrés à l’entraînement, y compris en descente douce et sur le plat, pour travailler la coordination.
Une scène typique à Guerlédan : un coureur avec des bâtons flambant neufs… mais qui ne sait pas les utiliser. Résultat, il se fatigue les bras, gêne les autres, et finit par les garder repliés dans le dos. Ne tombez pas dans ce piège.
Ravitaillements et alimentation en course
L’évènement est structuré, avec plusieurs formats, un défi, et une logique de ravitaillements qui s’adapte aux distances. Même si chaque année apporte ses ajustements, quelques principes restent stables.
Fréquence et type de ravitaillements
- Sur 13 km – 450 m D+ : vous aurez au moins un point de ravitaillement, parfois deux selon l’organisation. Votre objectif n’est pas de « gagner du temps » en les zappant. Buvez, mangez un peu, surtout si la chaleur est présente.
- Sur 26 km – 800 m D+ : prévoyez de consommer quelque chose toutes les 30 à 40 minutes. Les ravitaillements vous offriront eau, boisson énergétique, parfois salé et sucré. Votre entraînement doit vous avoir appris ce que votre estomac accepte.
- Sur 35 et 45 km : les ravitaillements deviennent des moments-clés. On y refait les niveaux, on se refroidit, on se « remet la tête à l’endroit ». Apprenez à y être efficace sans précipitation : remplir les flasques, avaler une portion solide, souffler quelques secondes… puis repartir.
- Sur 72 km – 2700 m D+ : les ravitaillements sont votre fil rouge. Pensez votre course en « segments entre ravitos ». Chaque segment doit être jouable avec les ressources que vous emportez. À l’entraînement, simulez des ravitaillements toutes 1 h 30 / 2 h, en prenant le temps de manger un peu plus qu’un simple gel.
Il y a toujours des histoires de coureurs qui « oublient » un ravito, parce que tout va bien. Deux heures plus tard, les jambes se vident. Ce n’est pas du manque de courage. C’est juste de la physiologie. Vous pouvez éviter ce piège avec une vraie stratégie.
Mettre au point votre stratégie nutritionnelle
- Testez tout en amont : gels, barres, compotes, boissons. Rien de nouveau le jour de la course. Les erreurs digestives se paient cher sur les formats 35, 45 et 72 km.
- Alternez liquide et solide : sur du long, ne vous contentez pas de gels. Votre système digestif fonctionne mieux avec un peu de mastication, surtout si vous courez plusieurs heures.
- Acceptez les baisses : sur 72 km, il y aura forcément des moments de creux. Utilisez les ravitaillements comme des points de reset mental. Mangez, buvez, respirez, repartez.
Meneurs d’allure et gestion du rythme
Le Trail de Guerlédan 2027 (Champ) est adossé aux Championnats de France de trail. Cela entraîne un contexte particulier :
- Niveau très relevé en tête de course : les premiers kilomètres peuvent être impressionnants à regarder. Ne confondez pas votre rythme avec celui des athlètes qui jouent un titre national.
- Gestion de l’allure sans repère simple : sur un terrain aussi varié, une allure « kilomètres / heure » n’a plus beaucoup de sens. Votre repère devient l’effort ressenti : capable de parler sur la première moitié de course ? Alors vous êtes dans la bonne zone.
La présence de meneurs d’allure n’est pas au cœur de la communication des organisateurs. Ce type d’évènement, très trail et très dépendant du terrain, s’appuie généralement moins sur des meneurs d’allure classiques que sur des temps de passage indicatifs. Si un dispositif spécifique est annoncé pour 2027, il faudra le considérer comme un repère, pas comme une obligation.
Une règle qui fait mouche à Guerlédan : « si vous avez l’impression d’être en économie dans la première moitié, vous êtes probablement à la bonne allure ». Si l’effort est déjà dur au milieu du 45 ou du 72 km, la fin risque d’être très longue.
Adapter vos choix pratiques à votre distance réelle
Sur 13 km – 450 m D+
- Objectif : sortir de votre zone de confort sans vous mettre en danger.
- Matériel : une paire de chaussures fiables, une petite ceinture ou un gilet léger, une flasque. Casquette si le soleil est annoncé.
- Nutrition : un gel ou une barre, un peu d’eau au ravito. Suffisant, si vous avez bien déjeuné.
Vous serez vite dans le dur sur les côtes. Mais c’est un dur « contrôlé » si vous avez travaillé quelques montées à l’entraînement.
Sur 26 km – 800 m D+
- Objectif : maîtriser une course qui peut durer largement plus de 3 h selon votre niveau.
- Matériel : gilet avec au moins 1 litre, chaussures avec bonne accroche, casquette, lunettes de soleil en option utile.
- Nutrition : prévoyez de consommer 150 à 250 kcal par heure (gels, barres, ravitos). Le but : ne pas « taper dans le mur » au dernier tiers.
Pour beaucoup, c’est la première découverte du vrai « coup de fatigue » en trail. Une bonne stratégie alimentaire le transforme en simple baisse de régime, au lieu d’une explosion.
Sur 35 km – 1100 m D+
- Objectif : tenir une « presque journée de montagne bretonne ».
- Matériel : gilet bien réglé, capacité d’emport suffisante, éventuellement bâtons si vous les maîtrisez. Renfort musculaire important en amont.
- Nutrition : vraie alternance entre solide et liquide, ravitos utilisés comme points de resynchronisation.
C’est le format où le mental prend autant de place que les jambes. Beaucoup de coureurs racontent un moment de doute autour du 25e kilomètre. Ce moment est normal. Il se gère.
Sur 45 km – 1600 m D+
- Objectif : vivre une grande aventure tout en restant lucide jusqu’au bout.
- Matériel : priorité au confort. Rien qui frotte, rien qui serre, rien qui ballotte. Bâtons possibles, tenue respirante, casquette obligatoire en cas de chaleur.
- Nutrition : stratégie écrite, presque. Vous devez savoir quoi prendre et quand, avec une marge d’adaptation selon votre ressenti.
Sur ce format, les erreurs de départ trop rapide, de matériel mal testé, ou de ravitaillements négligés se voient souvent entre le 30e et le 40e kilomètre. L’idée, c’est d’arriver à ces kilomètres-là avec encore une vraie capacité de choix.
Sur 72 km – 2700 m D+
- Objectif : construire une journée entière de trail, du premier pas au dernier.
- Matériel : gilet bien chargé, mais optimisé (pas d’objets inutiles). Bâtons utilisés avec intelligence. Tenue adaptée aux variations de température. Possibilité de changer de t-shirt ou de chaussettes à un gros ravito si l’organisation le permet.
- Nutrition : pensée en « blocs » : matinée, milieu de course, fin de course. Chaque bloc a ses besoins, ses risques (coup de chaud, coup de barre, nausée). Votre préparation doit inclure des tests dans le dur.
Sur 72 km, vous allez forcément avoir des moments où vous vous demanderez « pourquoi je suis là ». La réponse vient rarement du chrono. Elle vient de la sensation d’avoir préparé cette journée, d’avoir respecté le lieu et le tracé, d’avoir accepté de vivre quelque chose de grand et exigeant.
Derniers points pratiques pour préparer votre Guerlédan
- Reconnaître quelques portions : si vous en avez la possibilité, marcher ou trottiner sur une partie du tracé avant la course aide énormément. Le corps aime ce qui lui est familier.
- Prévoir des vêtements de rechange après la course : la chaleur et la transpiration peuvent vous laisser frigorifié une fois l’effort terminé. Un t-shirt sec, des chaussettes propres, c’est du confort… et parfois du réconfort.
- Anticiper la récupération : surtout sur 45 et 72 km. Un retour en voiture après des heures de trail se prépare : hydratation, petit snack, vêtements chauds, éventuellement bas de compression.
Vous allez courir dans un décor fort, en plein centre-Bretagne. Le dénivelé réel, le terrain, la météo possible, tout cela compose un puzzle exigeant. Votre préparation consiste à rassembler les pièces une par une. Le jour J, vous n’aurez plus qu’à les assembler sur le sentier.
Météo attendue le jour J à Guerledan
Estimez votre temps de course
Questions réponses
Le Trail de Guerlédan 2027 (Champ) servira de support aux championnats de France de trail, avec deux formats principaux : un trail court sur le parcours historique de 36 km et environ 1 100 m D+, et un trail long sur le grand format autour de 70–72 km avec près de 2 700 m D+. Le terrain est typique de Guerlédan : sentiers forestiers, singles techniques, montées courtes mais répétées autour du lac, passages de crêtes et zones plus roulantes pour relancer.
Le Trail de Guerlédan 2027 (Champ) est réputé exigeant : le 36 km est un trail court « musclé » avec beaucoup de relances et un dénivelé serré, tandis que le format 70–72 km avec environ 2 700 m D+ s’apparente à un ultra de montagne en version bretonne, sans haute altitude mais avec une usure musculaire importante. La course s’adresse à des coureurs déjà habitués au trail, à l’aise sur terrains techniques, capables de gérer un effort long et les variations de rythme sur single et sous-bois.
Pour le 36 km, l’objectif est de tenir une allure régulière sur 3 à 5 h d’effort, avec du travail de côtes courtes, de descentes techniques et d’allures en forêt, proche du seuil. Sur le format 70–72 km, il faut privilégier l’endurance fondamentale, les sorties longues vallonnées, le renforcement musculaire des cuisses et des chevilles, et des séances de gestion de ravitaillement. Dans les deux cas, il est utile de s’habituer au terrain : racines, singles étroits, montées et descentes répétées autour du lac de Guerlédan.
Sur le Trail de Guerlédan 2027 (Champ), les formats championnat proposeront plusieurs postes de ravitaillement officiels le long du parcours (solide, liquide), complétés par le ravito d’arrivée. Il est recommandé de porter une ceinture ou un gilet d’hydratation (flasques, réserve d’eau), quelques gels ou barres personnels, une tenue adaptée aux sous-bois bretons (pluie possible, terrain glissant), des chaussures de trail avec bon grip et éventuellement des bâtons sur le format long, selon le règlement du championnat.
Pour le Trail de Guerlédan 2027 (Champ), vous pouvez créer sur preparun.com deux plans PERSONNALISÉS à votre âge, niveau, objectif et nombre de sorties hebdomadaires, adaptés aux distances et au dénivelé de la course : le Starter Run, plan gratuit idéal pour démarrer votre préparation et structurer vos semaines, et la Finisher Line, plan complet et payant pour arriver prêt le jour J, avec un travail précis sur endurance, dénivelé et gestion d’allure. Nous vous invitons à créer votre plan sur preparun.com pour préparer au mieux Guerlédan.
Préparez votre course en 7 questions
Trail de Guerlédan 2027 (Champ) ne s’improvise pas. Que vous visiez le 72 km, le 45 km, le 35 km, le 26 km ou le 13 km, vous allez affronter un parcours exigeant, technique par endroits, dans un décor magnifique mais piégeux autour du lac de Guerlédan. Pour arriver serein sur la ligne de départ, il vous faut un plan d’entraînement structuré, adapté à votre vie pro et à votre niveau. Sur Preparun, vous commandez un plan personnalisé qui vous aide à construire, semaine après semaine, l’endurance, la montée, la descente et la résistance nécessaires pour profiter pleinement de cette course mythique… et en garder un grand souvenir.
Trail de Guerlédan 2027 (Champ)
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