Informations sur la course
Trail des 8 clochers propose 3 épreuves de 11 à 80 km, le 26 septembre 2026 à Montfaucon en velay.
| Épreuve | Distance | Dénivelé |
|---|---|---|
| 11 km | 11 km | +350 m |
| 33 km | 33 km | +1 100 m |
| 80 km | 80 km | +2 500 m |
Vous avez validé votre dossard pour le Trail des 8 clochers. Maintenant, l’objectif est clair : arriver prêt, confiant, et capable de profiter pleinement des chemins du Haut Velay. On est ici sur un trail exigeant, mais accessible à qui se prépare avec sérieux.
Le Trail des 8 clochers se déroule à Raucoules, en Haute-Loire, au cœur du Haut Pays du Velay. Les parcours vous font voyager entre communes rurales, forêts, chemins vallonnés et vues dégagées sur les plateaux. Ambiance authentique, organisation portée par l’Association Trail du Haut Velay, terrain varié : tout est réuni pour une belle journée de trail.
Trail des 8 clochers : parcours, dénivelé et terrain
Trois grands formats (plus une variante 80 km) structurent le Trail des 8 clochers :
- 11 km – 350 m D+ : la Ronde des Babets, un tracé court mais nerveux, alternant chemins boisés, sentiers roulants et paysages vallonnés autour de Raucoules. Terrain parfois gras si la météo se dégrade, quelques montées courtes mais franches.
- 33 km – 1100 m D+ : un format « trail confirmé » avec une succession de bosses, passages en sous-bois, chemins agricoles et sections plus roulantes. Idéal pour travailler la gestion du seuil et des relances.
- 80 km – 2500 m D+ : le grand tour du Haut Velay, inspiré du Tour du Haut Velay qui traverse les huit communes emblématiques du secteur. Profil typique de moyenne montagne : dénivelé régulier, alternance de montées progressives et de descentes techniques, longues portions isolées en pleine nature.
Le terrain est majoritairement constitué de :
- Chemins forestiers et sentiers monotraces en sous-bois.
- Chemins agricoles, pistes roulantes sur les plateaux.
- Quelques traversées de hameaux et zones plus ouvertes, avec vues sur le Haut Velay.
En résumé : ce n’est pas de la haute montagne, mais ce n’est pas plat. Le dénivelé s’accumule, la répétition des bosses use progressivement les jambes et le mental.
Préparer le Trail des 8 clochers : plan d’entraînement et axes de travail
Pour aborder ces parcours sereinement, un plan d’entraînement structuré est indispensable, surtout sur les 33 km et 80 km. Vous devez préparer trois piliers : l’endurance, la résistance en côte, et la capacité à relancer sur terrain vallonné.
1. Endurance de base
- Pour le 11 km : 2 à 3 sorties hebdomadaires, dont une sortie en terrain vallonné de 1h à 1h15. Objectif : être à l’aise en effort continu, sans rupture.
- Pour le 33 km : 3 à 4 sorties, avec une sortie longue progressive (1h45 à 2h30) intégrant du dénivelé. Travaillez une allure confortable mais engagée.
- Pour le 80 km : 4 à 5 sorties, dont une vraie sortie longue (2h30 à 4h selon votre profil) en terrain proche de la course. Cherchez le tempo ultra : régulier, économe, facile à tenir.
2. Travail en côte et dénivelé
- Intégrez une séance hebdomadaire de côtes : 6 à 10 répétitions de 1 à 3 minutes, à allure soutenue mais maîtrisée.
- Sur 33 km et 80 km, ajoutez des montées longues (8 à 15 minutes) en résistance douce, pour habituer le corps aux ascensions régulières du Haut Velay.
- Ne négligez pas les descentes : travaillez la foulée, la pose de pied, le relâchement. C’est là que se jouent les chronos… et les blessures.
3. Gestion de l’intensité et du seuil
- Pour le 11 km, une séance de fractionné type 8 à 12 x 400 m ou 6 x 1 km à allure soutenue vous aidera à tenir un bon rythme sur terrain vallonné.
- Pour le 33 km, misez sur des blocs au seuil (3 x 8 à 10 min) en nature, sur chemins vallonnés, pour apprendre à gérer un effort continu sans exploser.
- Pour le 80 km, l’enjeu n’est pas la vitesse pure, mais l’endurance d’allure : blocs de 20 à 40 min à intensité modérée, en intégrant montées et descentes.
Votre plan d’entraînement doit articuler ces séances en respectant les temps de récupération, votre niveau et votre vécu en trail. Sur Preparun, vous pouvez recevoir un plan calibré sur votre distance, votre dénivelé et votre nombre de sorties.
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4. Renforcement musculaire et préparation spécifique
- Travaillez les quadriceps, ischios, mollets et gainage 2 fois par semaine. Squats, fentes, montées de banc, planches, gainage latéral.
- Ajoutez du travail de pied et de cheville (appuis instables, sauts légers, montées sur pointe) pour encaisser les sentiers irréguliers.
- Pour les femmes, pensez à adapter la charge d’entraînement aux cycles hormonaux : intensité modulée en période de fatigue, priorité au renforcement et à la technique les jours moins propices à l’intensité.
5. Spécifique 33 km et 80 km : nutrition et gestion de course
- Simulez vos ravitaillements en sortie longue : type d’aliments, fréquence, hydratation.
- Testez vos gels, boissons, barres en conditions réelles pour éviter les mauvaises surprises le jour J.
- Travaillez le découpage mental : en sections, en bosses, en communes. Le 80 km se gagne dans la tête autant que dans les jambes.
Pièges du parcours et gestion de l’allure
Le Trail des 8 clochers n’est pas une course à pièges grossiers, mais plusieurs points méritent votre attention :
- Départ trop rapide : les premiers kilomètres sont souvent roulants, surtout sur le 11 km et le 33 km. Restez en contrôle, au lieu de vous laisser embarquer par le peloton.
- Succession de bosses : le dénivelé n’est pas concentré en une seule ascension, il se grignote tout au long du parcours. Gardez une allure régulière, marchez en côte si nécessaire, plutôt que de tout courir en s’épuisant.
- Terrain potentiellement gras : en automne, le Haut Velay peut être humide. Adaptez votre foulée, raccourcissez l’appui, soyez vigilant dans les descentes boisées.
- Fatigue mentale sur le 80 km : les longues portions isolées peuvent entamer le moral. Préparez une stratégie mentale : petits objectifs intermédiaires, gestion des passages à vide, routines positives.
Sur chaque distance, votre mot d’ordre doit rester le même : partir légèrement en dedans, stabiliser votre allure, finir fort. Un bon plan d’entraînement Trail des 8 clochers vous aide à répéter ce scénario à l’entraînement pour le reproduire en course.
Pour structurer votre préparation, il est utile de définir vos semaines type, vos séances clés et vos sorties longues progressives. Un plan personnalisé vous évite l’erreur classique : trop d’intensité, pas assez d’endurance, et une fatigue qui s’installe.
Le jour J, votre alimentation fait la différence
Avant, pendant et après la course : un plan d'alimentation personnalisé est disponible en complément de votre plan d'entrainement
Infos pratiques : Trail des 8 clochers, Raucoules, Haut Velay
Le Trail des 8 clochers est organisé à Raucoules (43290), en Haute-Loire, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le site de départ se situe autour du village et de la mairie, avec un accueil simple et efficace.
Pour préparer votre déplacement :
- Accès depuis Le Puy-en-Velay : environ 45 minutes par la D103 et D44.
- Accès depuis Saint-Étienne : environ 45 minutes par la N88 puis D105.
- Parking et accueil des coureurs autour du bourg de Raucoules.
Les réglements officiels, le programme détaillé (horaires de départ, barrières horaires, ravitaillements) et les informations logistiques sont disponibles sur le site du trail : Trail des 8 clochers. Vous pouvez également suivre les informations de dernière minute et l’ambiance sur la page Facebook officielle : Trail des 8 clochers - Facebook.
Pensez à vérifier :
- Le nombre et l’emplacement des ravitaillements sur votre distance.
- Les barrières horaires, surtout pour le 80 km, afin d’adapter votre stratégie d’allure.
- Les consignes de matériel obligatoire selon le règlement (gobelet, réserve d’eau, veste, téléphone, etc.).
Matériel conseillé pour le Trail des 8 clochers
Pour mettre toutes les chances de votre côté :
- Chaussures de trail avec accroche correcte : crampons intermédiaires, aptes à gérer chemins gras et passages roulants.
- Ceinture ou sac de trail : indispensable sur 33 km et 80 km pour porter eau, nutrition, veste légère et matériel obligatoire.
- Textile adapté : couches respirantes, coupe-vent ou veste imperméable selon la météo, gants et bandeau si les températures fraîchissent.
- Bâtons (si autorisés par le règlement) : utiles sur le 80 km pour économiser les jambes dans les longues montées.
- Frontale pour le 80 km si une partie se court de nuit ou à l’aube, conforme aux exigences du règlement.
Testez tout votre matériel en amont, en sortie longue. Rien de nouveau le jour J : ni chaussures, ni sac, ni nutrition.
Que vous visiez le 11 km, le 33 km ou le 80 km, le Trail des 8 clochers est une superbe occasion de vivre un trail engagé dans un territoire authentique. Préparez-vous avec soin, respectez votre corps, et laissez le Haut Velay vous porter jusqu’à l’arche d’arrivée à Raucoules.
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Bon à savoir
Comprendre concrètement le terrain : ce que vos jambes vont vivre
Vous allez courir sur un terrain vivant. Jamais monotone. Parfois joueur. Parfois cassant. Il faut l’anticiper.
- Relief en « montagnes russes » : le dénivelé est diffus, rarement concentré sur une seule grosse montée. Vous enchaînerez bosses, faux-plats, descentes plus ou moins techniques. C’est cette répétition qui use.
- Sol souvent souple : alternance de terre forestière, chemins agricoles, herbe, quelques sections caillouteuses. Le sol absorbe bien, mais peut piéger si vous manquez de stabilité de cheville.
- Sections roulantes sur les plateaux : de quoi courir longtemps à allure régulière. Mais attention au piège : on se laisse emballer… puis on le paye dans les bosses suivantes.
- Passages potentiellement gras : automne en Haute-Loire. Pluie possible. Feuilles mortes. Racines masquées. Les descentes en sous-bois demandent de la vigilance.
- Isolement par endroits sur 33 km et surtout 80 km : longues portions en nature, peu de public. Il faut être autonome mentalement, ne pas compter uniquement sur l’ambiance pour vous porter.
| Distance | D+ | Profil ressenti |
|---|---|---|
| 11 km | 350 m | Rythme nerveux, relances fréquentes, côtes courtes mais franches. |
| 33 km | 1100 m | Succession de bosses, alternance de sections roulantes et vallonnées. Gestion de l’effort cruciale. |
| 80 km | 2500 m | Profil de moyenne montagne. Dénivelé régulier, fatigue accumulative, grandes phases d’isolement. |
Météo du Haut Velay fin septembre : ce que cela implique pour vous
Même sans prévisions détaillées jour par jour, le climat du secteur à cette période a des caractéristiques assez constantes.
- Températures fraîches le matin : vous pouvez partir entre 5 et 10°C. Sensation de froid accentuée par l’humidité. Il faut prévoir des couches adaptables, que vous pouvez enlever facilement en courant.
- Amplitude thermique en journée : sur 33 km et surtout 80 km, vous pouvez passer d’un froid piquant à un temps doux, voire un peu chaud (15–20°C) sur les plateaux exposés. La gestion des couches et de l’hydratation devient clé.
- Risque de pluie ou bruine : région de moyenne montagne, météo changeante. Une fine pluie peut rendre les sentiers glissants sans que ce soit la tempête. Il faut un textile qui sèche vite et une veste vraiment fonctionnelle.
- Vent sur les zones dégagées : sur les plateaux, le vent peut refroidir brutalement. Sur 80 km, la fatigue accentue la sensibilité au froid. Le coupe-vent léger prend tout son sens.
Conséquence pour votre préparation : travaillez des sorties en conditions variées. Acceptez la pluie. La fraîcheur. Habituez votre corps et votre mental à ces contrastes. Vous serez moins surpris le jour J.
Ravitaillements et autonomie : stratégie à anticiper
La course est bien organisée, mais vous ne pouvez pas tout déléguer aux ravitaillements. Vous devez construire votre propre stratégie.
- 11 km – 350 m D+
- Probablement peu de ravitaillements intermédiaires, voire un seul point principal (à vérifier sur le règlement officiel).
- Vous pouvez envisager de courir quasi en autonomie : une flasque, un gel ou une petite barre suffisent pour la plupart des profils.
- Important : ne partez pas à jeun. Petit-déjeuner digeste, testé en amont.
- 33 km – 1100 m D+
- Plusieurs ravitaillements sont généralement prévus sur ce type de format, espacés d’environ 7 à 12 km. À confirmer sur la page officielle.
- Vous devez être autonome entre deux points : emportez de quoi tenir 1h30 à 2h d’effort (flasques, gels, barres, éventuellement boisson énergétique).
- Entraînez-vous à manger et boire en courant sur terrain vallonné. Ce n’est pas naturel, mais ça se travaille.
- 80 km – 2500 m D+
- Les ravitaillements sont déterminants. Certains peuvent être plus fournis (type « gros ravito ») et faire office de mini-base de vie. À repérer précisément sur le plan de course.
- Vous devez organiser votre autonomie en calories : viser environ 150–250 kcal/h en fonction de votre gabarit et de votre tolérance digestive.
- Prévoyez un mix solide/liquide : gels, barres, compotes, boisson énergétique, aliments salés aux ravitaillements pour éviter l’écœurement.
- Anticipez les portions isolées : gardez toujours une marge de sécurité (un gel « de secours » que vous ne consommez que si vous êtes en difficulté).
Sur toutes les distances, la règle reste la même : testez votre protocole nutritionnel à l’entraînement. Rien de nouveau sur le Trail des 8 clochers.
Meneurs d’allure : compter sur eux… ou sur vous
Les informations publiques disponibles ne mentionnent pas clairement la présence de meneurs d’allure spécifiques sur les différents formats de la course.
Vous devez donc partir du principe suivant :
- Ne pas dépendre d’un meneur d’allure : construisez votre stratégie de rythme en fonction de vos propres repères (FC, RPE – ressenti, temps cibles, temps de passage aux ravitaillements).
- Sur 11 km : vous pouvez vous caler au début sur un groupe qui semble courir à votre allure, mais gardez votre autonomie de décision. Ne suivez pas « les autres » au détriment de votre rythme.
- Sur 33 km : vous pouvez vous fixer des temps de passage à mi-course et au dernier tiers. Objectif : garder une allure maîtrisée jusqu’au 25e km, puis accepter d’accélérer si les jambes répondent.
- Sur 80 km : la notion de meneur d’allure est secondaire. La clé est de ne jamais se mettre dans le rouge. Gardez une marge. Un ultra se joue sur la constance, pas sur un suivi de lièvre.
Si l’organisation annonçait des meneurs d’allure plus tard, considérez-les comme un repère complémentaire. Pas comme une béquille unique.
Matériel spécifique : adapter précisément à chaque distance
Chaussures et appuis
- Accroche intermédiaire : des crampons suffisamment marqués pour gérer la boue, mais pas trop agressifs pour conserver du confort sur chemins roulants.
- Stabilité : les sentiers irréguliers demandent une bonne tenue latérale. Préférez une chaussure dans laquelle vous vous sentez « tenu », mais libre.
- Test obligatoire à l’entraînement : au moins une sortie longue en conditions grasses ou humides avec la paire choisie.
Portage et autonomie
- 11 km – 350 m D+
- Ceinture de trail légère ou petite flasque à la main.
- Pas besoin de sac volumineux si le règlement ne l’impose pas. Visez la simplicité.
- 33 km – 1100 m D+
- Sac ou gilet de trail 5–10 L, avec deux flasques ou une poche à eau.
- Espace pour nutrition, veste légère, téléphone, éventuellement gants et bandeau.
- 80 km – 2500 m D+
- Sac/gilet de 10–15 L. Vous devez pouvoir emporter plusieurs heures d’autonomie.
- Organisation interne très importante : sachets séparés pour nutrition, poche dédiée au matériel de sécurité, veste accessible rapidement.
Textile et protection
- Couches respirantes : première couche technique qui évacue la transpiration, mid-layer légère si les températures sont très fraîches au départ.
- Veste coupe-vent/imperméable : compatible avec les exigences du règlement, compacte, testée en conditions humides.
- Accessoires : bandeau ou bonnet fin, gants légers pour le matin, surtout sur 33 km et 80 km. Ces détails peuvent changer votre confort.
Bâtons et frontale
- Bâtons (si autorisés)
- Particulièrement utiles sur le 80 km – 2500 m D+. Ils vous aideront à soulager les quadriceps dans les montées et à stabiliser la foulée dans les descentes.
- Exigeant techniquement : travaillez leur utilisation à l’entraînement, en montée et en descente, pour ne pas être gêné le jour de la course.
- Frontale
- Sur 80 km, la probabilité de courir de nuit ou dans la pénombre est réelle. Choisissez une frontale avec autonomie suffisante pour la plage horaire où vous prévoyez l’utiliser.
- Testez-la sur des sorties nocturnes : confort du bandeau, angle de lumière, intensité suffisante pour voir les racines et pierres en descente.
Gestion spécifique par distance : ce que votre préparation doit intégrer
11 km – 350 m D+ : explosivité contrôlée
- Objectif : rester agressif sans exploser. Côtes courtes, relances, rythme soutenu.
- Préparation mentale : accepter l’inconfort. Vous serez « dans le dur » vite. C’est normal sur ce format. L’enjeu est de rester propre techniquement.
- Technique de descente : travaillez la pose de pieds, le regard porté loin, la capacité à relancer dès que la pente s’adoucit.
- Échauffement : indispensable. Sans échauffement sérieux, les premières bosses peuvent brûler les jambes prématurément.
33 km – 1100 m D+ : gestion de l’allure et des bosses
- Objectif : protéger le second moitié de course. Ne pas « cramer » le moteur dans le premier tiers.
- Montées : alterner course lente et marche dynamique selon la pente. La marche active est une arme, pas un aveu d’échec.
- Relances sur le plat : travaillez à l’entraînement la capacité à retrouver une allure régulière après une côte. C’est là que se font beaucoup de différences.
- Hydratation : fin septembre, on sous-estime souvent la déshydratation. Visez des petites prises régulières plutôt que de grosses gorgées ponctuelles.
80 km – 2500 m D+ : endurance globale et résilience
- Objectif : tenir la journée (et potentiellement une partie de nuit) sans rupture. C’est une aventure, pas un simple effort sportif.
- Répartition du dénivelé : avec 2500 m D+, vous aurez de nombreuses montées modérées plutôt qu’un seul col monstrueux. Entraînez-vous à encaisser cette répétition.
- Gestion des passages à vide : ils surviendront. Vous devez avoir des routines (respiration, mantra, petits objectifs intermédiaires) pour les traverser sans tout remettre en question.
- Sommeil et vigilance : sur une durée très longue, la lucidité baisse. La frontale, la nutrition régulière, et la capacité à rester concentré en descente sont vitales pour la sécurité.
Préparation complémentaire hors course : ce qui fera la différence
- Reconnaissance de portions de parcours (si vous êtes local ou pouvez vous déplacer) : même quelques segments suffisent pour ressentir le type de terrain et adapter vos séances.
- Entraînement spécifique sur terrain gras et vallonné : recherchez des sentiers qui ressemblent au Haut Velay, plutôt qu’un simple chemin plat.
- Gestion du matériel obligatoire : entraînez-vous à courir avec tout ce que le règlement impose. Le poids, les frottements, la chaleur… tout change quand le sac est rempli.
- Coordination avec vos proches (surtout pour le 80 km) : logistique, assistance aux gros ravitos si autorisée, tenue de rechange, soutien moral. Sentir que quelqu’un vous attend à un point clé peut booster énormément.
Vous avez un beau défi devant vous. Que ce soit 11 km, 33 km ou 80 km, chaque format a sa vérité, ses exigences, ses moments de doute et de joie. En préparant soigneusement le terrain, la météo, le matériel et votre stratégie de course, vous transformez cette journée en expérience pleine, intense, dont vous sortirez fier. Vraiment fier.
Météo attendue le jour J à Montfaucon En Velay
Estimez votre temps de course
Questions réponses
Le Trail des 8 clochers propose trois formats : la Ronde des Babets d’environ 11 km avec 350 m D+, la Boucle de la Dunières autour de 24–26 km avec 850 m D+, et le Tour du Haut Velay de 78 km avec 2500 m D+. Ce profil exige de travailler à la fois l’endurance en montée, la capacité à relancer sur les parties roulantes et la gestion de la fatigue musculaire sur les descentes. Votre plan doit intégrer des sorties vallonnées proches des dénivelés de votre distance cible.
Le 11 km (350 m D+) reste accessible à un coureur régulier, capable de courir 1h sans s’arrêter. Le 24–26 km (850 m D+) demande une bonne base d’endurance et une habitude des trails de 2h30–3h. Le 78 km (2500 m D+) s’adresse à des coureurs expérimentés en longues distances, à l’aise sur des ultras techniques. Pour bien vivre la course, prévoyez 8 à 12 semaines de préparation spécifique, avec du dénivelé et du travail d’allure en côte.
Sur les formats 11 et 24–26 km, partez légèrement en dessous de votre allure de trail habituelle pour garder du jus dans les dernières côtes. Sur le 78 km, visez une allure de confort dès le départ et marchez les montées raides pour préserver vos quadriceps. Anticipez les ravitaillements en emportant eau, gels ou barres entre les postes et testez votre stratégie nutritionnelle à l’entraînement pour éviter les troubles digestifs le jour J.
Pour les 11 et 24–26 km, des chaussures de trail polyvalentes, un porte-bidon ou une petite ceinture, et une tenue adaptée à la météo du Haut Velay suffisent. Sur le 78 km, privilégiez un sac de trail avec réserve d’eau, coupe-vent ou veste imperméable, frontale si nécessaire, et une alimentation solide. Dans tous les cas, testez votre matériel en conditions réelles (sorties longues, dénivelé) pour éviter les surprises : ampoules, frottements, sac mal réglé.
Préparez votre course en 7 questions
Vous êtes inscrit au Trail des 8 clochers et c’est une excellente décision. Avec ses 80 km, ses 33 km ou ses 11 km au cœur du Haut Velay, cette course demande une vraie préparation, au-delà du simple footing dominical. Relief vallonné, sentiers boisés, passages roulants, dénivelé cumulatif… tout se joue sur votre gestion de l’intensité. Pour arriver serein sur la ligne de départ, un plan d’entraînement structuré et adapté est votre meilleur allié. Prenez le temps de préparer votre corps, votre mental et votre stratégie : c’est là que la différence se fera le jour J.
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