Informations sur la course
Trail des Coursières 2027 propose 5 épreuves de 12 à 160 km, le 7 mai 2027 à Duerne.
| Épreuve | Distance | Dénivelé | Altitude |
|---|---|---|---|
| 12 km | 12 km | +400 m | — |
| 24 km | 24 km | +800 m | — |
| 50 km | 50 km | +1 900 m | — |
| 104 km | 104 km | +4 031 m / −4 030 m | 389 – 926 m |
| 160 km | 160 km | — | — |
Il y a des courses que l’on coche sur un calendrier, et puis il y a celles que l’on inscrit un peu plus profondément, quelque part entre la tête et le cœur. Le Trail des Coursières 2027 fait partie de celles-là. Vous avez pris le dossard, vous avez accepté l’invitation des Monts du Lyonnais. Il reste à apprivoiser la distance, le relief, les heures de course qui vous attendent.
Les Coursières ont une histoire bien installée, portée par des bénévoles du cru et par une communauté de coureurs qui revient, année après année, pour ces crêtes, ces sous-bois, ces vallons verts au printemps. On court ici entre Saint-Martin-en-Haut et les villages alentours, dans une campagne vivante, parfois roulante, parfois étonnamment exigeante. Ce n’est pas un décor de haute montagne, mais ce n’est pas pour autant une promenade : le relief se répète, les relances s’enchaînent, et la fatigue se construit doucement, presque en silence.
Trail des Coursières 2027 : comprendre le parcours et le terrain
Le Trail des Coursières, c’est d’abord un territoire : les Monts du Lyonnais. Des collines qui n’ont rien d’impressionnant isolément, mais qui, mises bout à bout, composent un véritable terrain de jeu pour le trail. Chemins agricoles, monotraces en forêt, passages plus pierreux, traversées de hameaux… vous allez découvrir un relief à taille humaine mais qui ne pardonne pas les allures trop optimistes.
Pour l’édition 2027, l’organisation a annoncé un format élargi sur deux jours, avec l’arrivée d’un 160 km qui vient coiffer le dispositif des distances historiques 104 km, 50 km, 24 km et 12 km. Les parcours s’articulent autour de Saint-Martin-en-Haut, avec un maillage de sentiers qui exploite toutes les facettes du massif. Le 104 km, tracé « par des ultra-trailers pour des ultra-trailers », est réputé pour ses successions de montées courtes et de descentes parfois nerveuses. Le 50 km reprend ce même esprit en format plus condensé, tandis que les 24 et 12 km offrent un concentré de Monts du Lyonnais, souvent sur des sentiers forestiers et des champs ouverts.
Sur ces distances, le dénivelé officiellement annoncé est le suivant : 104 km et 4200 m D+, 50 km et 1900 m D+, 24 km et 800 m D+, 12 km et 400 m D+. Le 160 km, lui, se déploie sur une grande boucle au cœur des Monts du Lyonnais, dont le site officiel évoque une promesse de très long voyage autour des crêtes et des vallées.
Le terrain est souvent souple au printemps, parfois gras si les pluies précédentes ont été généreuses. Vous aurez des successions de chemins herbeux, des sections rapides sur piste ou petite route, des monotraces en sous-bois où l’on serpente, des montées plus directes vers les cols et les points hauts de la région (le col de Malval est une référence récurrente sur les longs formats). C’est du trail « vivant » : on change souvent de rythme, on ne se cale presque jamais sur un tempo unique.
Préparer le Trail des Coursières : plan d’entraînement et axes de travail
Vous êtes déjà inscrit ; la question n’est plus « vais-je y aller ? » mais « comment vais-je y arriver ? ». Pour le Trail des Coursières 2027, la préparation doit embrasser la distance, le dénivelé et cette répétition de relief qui caractérise les Monts du Lyonnais. Qu’il s’agisse de construire votre base pour le 12 km ou d’installer un véritable projet de long terme sur le 160 km ou le 104 km, un plan d’entraînement structuré est votre meilleur allié.
Sur les formats longs (104 et 160 km), trois piliers dominent :
- une endurance de fond solide, bâtie sur des sorties longues progressives, en terrain vallonné ;
- un travail spécifique de montée et de descente, pour encaisser les 4200 m de D+ du 104 km et le relief cumulé du 160 km ;
- une capacité à gérer l’effort sur la durée : allure, alimentation, gestion des coups de moins bien.
Sur les formats intermédiaires (50 km avec ses 1900 m D+, 24 km et 12 km), la préparation doit trouver l’équilibre entre résistance au rythme et adaptation au terrain. Les séances de type « fartlek en côte », les sorties en terrain vallonné avec alternance marche/course en montée, et les blocs de deux jours consécutifs vous aideront à ressentir ce que sera la répétition des bosses des Coursières.
Quelle que soit votre distance, la clé est de faire dialoguer votre semaine de vie réelle (travail, famille, sommeil) avec votre calendrier de course. Un plan d’entraînement personnalisé permet d’ajuster précisément le volume, les intensités et les séances de renforcement en fonction de votre âge, de votre vécu de coureur, et du nombre de sorties que vous pouvez réellement assumer sans épuisement.
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Je me souviens d’une édition des Coursières où, au petit matin, j’ai vu un coureur du 104 km s’asseoir quelques minutes non loin du col de Malval, simplement pour « reprendre le fil ». Il n’était pas le plus rapide, ni le plus équipé, mais il avait ce calme des gens qui ont travaillé en amont. Il savait que ces dix minutes allaient le sauver plus loin. La préparation, ce n’est pas seulement des heures d’entraînement ; c’est aussi cette capacité à écouter votre corps et à accepter de remettre du temps dans la course, quand il le faut.
Entraînement spécifique : distances, pièges du parcours et gestion de l’allure
Pour vous aider à structurer votre entraînement vers le Trail des Coursières 2027, voici quelques axes concrets, distance par distance.
Sur 160 km :
- Installez une vraie logique d’ultra : sorties très longues (de 5h à 8h) progressivement, blocs de deux ou trois jours consécutifs pour habituer le corps à la fatigue cumulative.
- Travaillez la marche active en montée, bâtons en main si vous choisissez d’en utiliser : sur cette distance, marcher vite est souvent plus durable que courir mal.
- Intégrez des séances nocturnes ou à l’aube. Les Coursières 2027 se déroulent sur deux jours, et il est probable que vous viviez au moins une partie de la course en faible luminosité. Apprendre votre rythme sous la frontale est un vrai plus.
- Préparez la nutrition comme un volet à part entière : tests de ravitaillement, d’aliments solides, de boissons salées ou sucrées. Sur 160 km, ce n’est plus un « détail ».
Sur 104 km :
- Construisez une base d’endurance de 3 à 4 sorties par semaine, avec une sortie longue qui dépasse régulièrement les 3 heures, en terrain vallonné.
- Ajoutez des séances de dénivelé typiques : séries de montées de 200 à 300 m D+ en randonnée active, suivies de descentes travaillées sur la technique et la relâche.
- Simulez des journées « course » avec deux sorties : une le matin, une en fin de journée, pour apprendre à repartir sur des jambes fatiguées.
- Apprenez à « lisser » votre allure : partir très en dedans, surtout sur les premiers reliefs, car les 4200 m D+ finiront toujours par se rappeler à vous.
Sur 50 km :
- Alternez séances au seuil (en terrain roulant) et séances en côte pour habituer votre corps à changer de rythme.
- Travaillez la descente : les Monts du Lyonnais aiment les relances après les descentes, et des quadriceps préparés vous protègent des fins de course en souffrance.
- Sur les sorties longues (2h30–3h30), reproduisez le profil type : succession de montées moyennes et de descentes courtes, plutôt que gros col unique.
Sur 24 km et 12 km :
- Gardez une structure simple : 3 sorties hebdomadaires suffisent souvent, avec une sortie plus longue, une séance de côte, une sortie plus fluide.
- Intégrez un peu de renforcement (gainage, travail des chevilles, des mollets) pour encaisser les changements de terrain et les descentes parfois plus rapides.
- Ne sous-estimez pas le dénivelé : 800 m D+ sur 24 km, 400 m D+ sur 12 km, cela reste significatif si vous êtes peu habitué aux montées.
Pour toutes les distances, j’insiste sur un point que l’on oublie souvent quand la motivation est au plus haut : le sommeil. L’entraînement ne vaut que s’il est digéré. Sur les semaines d’intensification, donnez-vous la discipline de protéger vos nuits. Les Coursières récompenseront davantage un coureur un peu moins entraîné mais bien reposé, qu’un coureur épuisé par une préparation trop rigide.
Enfin, pensez à installer dans votre plan d’entraînement de vrais temps de recul : semaines allégées, sorties contemplatives où le but n’est pas la performance, mais le plaisir de sentir le corps en mouvement dans la nature. Les Monts du Lyonnais sont beaux ; on court mieux quand on se souvient pourquoi on aime ce décor.
Le jour J, votre alimentation fait la différence
Avant, pendant et après la course : un plan d'alimentation personnalisé est disponible en complément de votre plan d'entrainement
Matériel, météo, ravitaillements : l’intelligence de course aux Coursières
Les Coursières ont une identité : une organisation rodée, des ravitaillements appliqués, une ambiance de village qui se ressent dès la récupération des dossards à Saint-Martin-en-Haut. Pour autant, ne comptez pas uniquement sur la logistique officielle : votre matériel doit être pensé comme une extension de votre préparation.
Chaussures : privilégiez un modèle de trail avec bonne accroche sur terrain gras et confortable sur la durée. Le sol peut être humide, voire boueux selon les années, et certains chemins agricoles deviennent alors plus techniques qu’ils n’en ont l’air.
Bâtons : utiles sur 104 et 160 km, à condition de les avoir intégrés à l’entraînement. Ils vous aideront à garder les quadriceps disponibles plus longtemps, surtout sur la fin des longues boucles.
Textile : prévoyez le jeu de couches. En mai, la météo est changeante ; on peut alterner entre matin frais, milieu de journée plus chaud, puis soirée plus froide pour ceux qui restent longtemps sur les parcours. Un coupe-vent léger, une couche thermique et un tee-shirt respirant sont une base prudente.
Gestion des ravitaillements : sur les longues distances, vous aurez des points officiels bien identifiés (certains servant même de base de vie sur l’ultra). En entraînement, habituez-vous à une cadence réaliste : par exemple, un apport toutes les 20–30 minutes, alternant liquide et solide, pour éviter les à-coups de glycémie. N’attendez pas d’avoir faim ou soif pour manger ou boire.
Allure et mental : les Coursières ne se gagnent pas dans la première montée. Vous y croiserez des coureurs qui partent vite, puis qui payent chaque relance. Votre préparation doit vous donner cette confiance tranquille pour rester en dedans, accepter de laisser partir, et revenir plus tard, lorsque le relief aura fait son œuvre. Sur 50, 104 ou 160 km, c’est souvent la lucidité qui fait la différence, plus que la vitesse pure.
Infos pratiques pour le Trail des Coursières 2027
Le Trail des Coursières se déroule à Saint-Martin-en-Haut, dans le département du Rhône, au cœur de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Les éditions récentes confirment un ancrage fort dans le village : départs et arrivées autour de la salle des sports du Petit Pont, animations locales, bénévoles nombreux. Les informations détaillées (horaires précis de départ, barrières horaires, consignes de sécurité, navettes éventuelles) sont mises à jour sur le site officiel de la course au fil des mois.
Pour préparer votre venue, appuyez-vous sur :
- le site officiel Trail des Coursières, qui centralise règlement, parcours, profil et infos pratiques ;
- la page Trail des Coursières sur Facebook, utile pour suivre les annonces et les ajustements de dernière minute.
Que vous arriviez en voiture ou en covoiturage, anticipez votre itinéraire vers Saint-Martin-en-Haut et les temps de récupération de dossard. Une arrivée la veille, si votre emploi du temps le permet, vous offrira une vraie respiration avant le départ.
Les Monts du Lyonnais ont ce charme discret des territoires que l’on découvre en marchant ou en courant. Le Trail des Coursières 2027 vous donne rendez-vous là, sur ces crêtes et ces vallons. En le préparant avec intelligence, en respectant la distance et votre propre histoire de coureur, vous vous offrez plus qu’une course : une traversée. Et c’est dans ces paysages-là que les souvenirs de trail restent longtemps.
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Trail des Coursières 2027 en photos
Parcours des différentes distances
Parcours détaillé Trail des Coursières 2027 - 24 km
| Dénivelé positif | 800 m |
|---|
Parcours détaillé Trail des Coursières 2027 - 50 km
| Dénivelé positif | 1 900 m |
|---|
Parcours détaillé Trail des Coursières 2027 - 104 km
| Dénivelé positif | 4 031 m |
|---|---|
| Dénivelé négatif | 4 030 m |
| Altitude min | 389 m |
| Altitude max | 926 m |
Résumé
Boucle de 104 km pour 4031 m de dénivelé positif, le Trail des Coursières 2027 impose le respect. Un parcours qui ne se livre jamais d’un bloc, mais par strates, à qui sait écouter son corps et le paysage.
Profil général
- Distance réelle : 102,5 km (distance officielle : 104 km)
- Dénivelé positif : 4031 m
- Dénivelé négatif : 4030 m
- Altitude minimale : 389 m
- Altitude maximale : 926 m
- Nature du terrain : 60% sentier/chemin non revêtu, 40% route/chemin revêtu (asphalt, ground, dirt, unpaved)
- Forme : boucle
Ici, la variété du terrain impose une adaptation constante. Les longues sections de sentier rappellent que l’ultra n’est jamais une affaire de vitesse pure, mais d’intelligence de course. Les portions de route, elles, sollicitent d’autres muscles, d’autres rythmes. Il faut savoir changer de registre, accepter de ralentir, parfois même de marcher. La sagesse du coureur de fond, c’est d’accepter la lenteur quand elle s’impose.
Lieux traversés et repères notables
- Départ : Saint-Martin-en-Haut (km 0)
- Point de vue « Point de vue Rochefort » (km 1,9)
- Sommet « Crêt de la Poipe » (835 m, km 4,2)
- Sommet « Crêt de la Madone » (864 m, km 10,9)
- Yzeron (km 9,8)
- Sommet « Barmont » (890 m, km 13)
- Sommet « Châtelard » (888 m, km 14)
- Sommet « Crêt Chevreau » (877 m, km 15,3)
- Courzieu (km 15,9)
- Col « Col de Malval » (732 m, km 16,3)
- Montromant (km 32,6)
- Point d’eau (km 26,5)
- Point d’eau (km 34,9)
- Duerne (km 38,5)
- Point de vue « Table d’orientation des Courtines » (km 42,1)
- Sommet « Crêt de la Courtine » (933 m, km 42,1)
- Pomeys (km 47)
- Saint-Denis-sur-Coise (km 57,2)
- Point d’eau (km 68,9)
- Marcenod (km 64)
- Saint-Romain-en-Jarez (km 73)
- Saint-Didier-sous-Riverie (km 80,5)
- Sommet « Crêt de Piralougnon » (557 m, km 86,8)
- Point d’eau (km 91,1)
- Saint-André-la-Côte (km 92,3)
- Point d’eau (km 92,2)
- Point d’eau (km 94,9)
- Sommet « Signal de Saint-André » (934 m, km 96,1)
- Arrivée : Saint-Martin-en-Haut (km 102,5)
Les points d’eau sont précieux. Ne les négligez pas, surtout si la météo s’en mêle. Sur un ultra, la déshydratation ne prévient pas. J’ai vu des coureurs solides s’effondrer pour avoir sous-estimé un simple robinet.
Côtes majeures
-
Montée du km 20,4 au km 23,2 : 2,8 km, +372 m, pente moyenne 13,1%, pente max 24,5%.
Une montée brutale, sans répit. Ici, il faut accepter de marcher, de s’économiser. Ne cherchez pas à gagner du temps, mais à préserver vos jambes. La pente maximale, à 24,5%, rappelle que l’ultra, c’est aussi savoir renoncer à courir. -
Descente du km 23,2 au km 26,7 : 3,5 km, -431 m, pente moyenne 12,3%, pente max 24,4%.
La descente qui suit est piégeuse. Les quadriceps encaissent, le mental aussi. Restez lucide, gardez de la souplesse. On ne gagne rien à se crisper dans la pente. -
Montée du km 26,7 au km 30,2 : 3,5 km, +264 m, pente moyenne 7,6%, pente max 14,0%.
Une montée plus régulière, mais qui arrive alors que la fatigue s’installe. Mangez, buvez, relancez sans vous griller. L’ultra, c’est l’art de la patience. -
Montée du km 34,2 au km 38,2 : 4,0 km, +340 m, pente moyenne 8,6%, pente max 17,4%.
Encore une montée solide, à aborder avec humilité. Les jambes lourdes, le souffle court, mais la tête doit rester froide. Pensez à votre nuit, à la suite. -
Descente du km 49,6 au km 54,8 : 5,2 km, -269 m, pente moyenne 5,2%, pente max 14,4%.
Une descente plus douce, propice à la relance. Mais attention à ne pas s’emballer. Sur l’ultra, chaque excès se paie plus tard. -
Descente du km 75,8 au km 81,3 : 5,5 km, -373 m, pente moyenne 6,8%, pente max 14,7%.
La fatigue est là, les appuis deviennent incertains. Restez concentré, surveillez vos pieds. Un faux pas, et la course peut basculer. -
Montée du km 88,2 au km 92,2 : 4,0 km, +391 m, pente moyenne 9,8%, pente max 19,2%.
La dernière grande montée, celle qui fait vaciller les certitudes. Ici, la tête prend le relais. Pensez à votre nutrition, à votre sommeil des jours précédents. C’est là que tout se joue. -
Montée du km 93,6 au km 96,2 : 2,5 km, +263 m, pente moyenne 10,4%, pente max 15,1%.
La montée vers le Signal de Saint-André (934 m). Un sommet symbolique, presque une délivrance. Mais rien n’est acquis tant que la ligne n’est pas franchie. Gardez de l’énergie pour la suite.
Le parcours, tronçon par tronçon
Tronçon 1 — km 0 à km 17,1 : Saint-Martin-en-Haut → Courzieu
- D+ 669 m, D- 630 m, altitude 683–887 m
- Profil vallonné, terrain majoritaire : sentier
Le départ est trompeur. L’euphorie du peloton, la fraîcheur du matin, tout pousse à partir trop vite. Mais le terrain, déjà, rappelle à l’ordre. Les sentiers s’enchaînent, les bosses aussi. Les premiers sommets — Crêt de la Poipe, Crêt de la Madone, Barmont, Châtelard, Crêt Chevreau — s’avalent plus facilement qu’ils ne le devraient. Gardez du jus, ne vous laissez pas griser. L’expérience enseigne que chaque minute gagnée ici peut coûter des heures plus loin.
Tronçon 2 — km 17,1 à km 34,2 : Courzieu → Montromant
- D+ 798 m, D- 1062 m, altitude 389–827 m
- Profil descente, terrain majoritaire : sentier
La descente domine, mais elle n’est jamais gratuite. Les montées du km 20,4 au km 23,2 (+372 m à 13,1%) puis du km 26,7 au km 30,2 (+264 m à 7,6%) cassent le rythme. Les descentes sont raides, techniques, parfois traîtresses. Les points d’eau au km 26,5 et 34,9 sont des haltes à ne pas négliger. Ici, la gestion de l’effort prend tout son sens : alternez marche et course, surveillez vos appuis, économisez vos quadriceps. J’ai appris à mes dépens qu’une descente mal négociée peut ruiner une course.
Tronçon 3 — km 34,2 à km 51,2 : Montromant → Pomeys
- D+ 698 m, D- 536 m, altitude 467–925 m
- Profil vallonné, terrain majoritaire : route
Le profil s’adoucit, mais la route impose une autre fatigue. Les montées, notamment celle du km 34,2 au km 38,2 (+340 m à 8,6%), sont longues, régulières. Le mental doit prendre le relais. Profitez du bitume pour relâcher la foulée, mais ne forcez pas. La table d’orientation des Courtines (km 42,1) offre un répit pour les yeux, pas pour les jambes. Pensez à vous alimenter, à boire régulièrement. L’ultra, c’est aussi une affaire de nutrition maîtrisée.
Tronçon 4 — km 51,2 à km 68,4 : Pomeys → Marcenod
- D+ 611 m, D- 407 m, altitude 490–863 m
- Profil vallonné, terrain majoritaire : route
La lassitude peut s’installer. Les faux plats, les longues lignes droites sur route, usent le mental. La descente du km 49,6 au km 54,8 (-269 m à 5,2%) permet de relancer, mais il faut rester vigilant. Les muscles chauffent, la tête doit rester froide. Le point d’eau au km 68,9 marque une étape importante. Sur ce genre de tronçon, la gestion du sommeil et de la nutrition fait la différence. Ne négligez pas les micro-pauses, même de quelques secondes.
Tronçon 5 — km 68,4 à km 85,5 : Marcenod → Crêt de Piralougnon
- D+ 472 m, D- 808 m, altitude 440–886 m
- Profil descente, terrain majoritaire : sentier
La descente s’impose, mais la fatigue aussi. La longue descente du km 75,8 au km 81,3 (-373 m à 6,8%) peut sembler facile, mais les appuis deviennent incertains. Les sentiers exigent de la concentration, surtout quand la nuit tombe. Le sommet du Crêt de Piralougnon (km 86,8) rappelle que rien n’est jamais plat sur ce parcours. Ici, la lucidité est votre meilleure alliée. Pensez à vous hydrater, à manger même si l’envie n’est plus là.
Tronçon 6 — km 85,5 à km 102,5 : Crêt de Piralougnon → Signal de Saint-André → Saint-Martin-en-Haut
- D+ 775 m, D- 586 m, altitude 454–926 m
- Profil vallonné, terrain majoritaire : route
L’ultime section, celle où tout se joue. Deux montées redoutables : du km 88,2 au km 92,2 (+391 m à 9,8%) puis du km 93,6 au km 96,2 (+263 m à 10,4%) vers le Signal de Saint-André (934 m). Les points d’eau aux km 91,1, 92,2 et 94,9 sont des balises vitales. Ici, la gestion de l’allure est cruciale. Ne vous laissez pas happer par l’arrivée toute proche. Sur un ultra, la ligne n’est jamais acquise avant de l’avoir franchie. Pensez à votre longévité sportive : écoutez-vous, respectez vos limites. L’expérience, c’est aussi savoir finir debout, lucide, prêt à repartir un jour.
Rédigé à partir du GPX et des données OpenStreetMap
Bon à savoir
Comprendre la météo et l’impact sur votre course
Aux Coursières, le mois de mai joue souvent les équilibristes. Ni hiver. Ni été. Juste cette zone un peu floue où le ciel peut changer d’humeur en quelques heures.
Les éditions passées montrent une tendance à des températures printanières modérées, idéales pour courir… jusqu’au moment où la pluie s’invite et transforme les chemins agricoles en rubans gras et glissants. Les Monts du Lyonnais peuvent être balayés par un vent frais sur les crêtes, alors que les vallons restent plus doux. Ce contraste, vous allez le sentir dans les jambes autant que sur la peau.
Pour préparer intelligemment :
- Prévoyez des sorties d’entraînement en conditions variées : pluie fine, vent, températures fraîches le matin. Vous éviterez l’effet de surprise le jour J.
- Habituez-vous à courir avec un coupe-vent léger et une couche intermédiaire que vous enlevez / remettez en course. Le geste compte autant que le vêtement.
- Si un épisode pluvieux se dessine, considérez que les chemins herbeux et agricoles deviendront plus techniques. Travaillez le pied sur terrain gras, l’équilibre, la prudence.
Une fois, sur une édition pluvieuse, un coureur m’a raconté que sa course avait basculé au moment où il a accepté de « ralentir pour rester debout ». Il a terminé loin de son chrono rêvé. Mais propre. Sans chute. Sans blessure. Ce genre de choix lucide, la météo peut vous y obliger.
Matériel obligatoire et équipement malin
Le règlement de l’Ultra-Trail des Coursières rappelle quelques éléments de matériel obligatoire sur l’événement 2027 : lampe frontale, réserve d’eau, coupe-vent, sifflet. Ces exigences concernent en premier lieu les longues distances, mais devraient orienter votre préparation matérielle sur toutes les courses.
Base de matériel pour 104 km et 160 km
- Lampe frontale : testez-la en conditions réelles. Au moins deux sorties nocturnes. Vérifiez le confort sur la tête, l’autonomie, la facilité de changement de mode. Sur 160 km, prévoyez batterie de rechange ou deuxième frontale.
- Réserve d’eau : le règlement impose une quantité minimale. Sur de tels formats, un volume de 1 à 1,5 L est souvent pertinent entre deux ravitaillements. Entraînez-vous avec sac ou gilet chargé pour habituer le dos et les épaules.
- Coupe-vent : choisissez un modèle compact, réellement coupe-vent. Les crêtes des Monts du Lyonnais peuvent être exposées. Un coureur frigorifié dans la nuit perd vite sa lucidité.
- Sifflet : il ne sert presque jamais. Mais le jour où il devient utile, vous êtes content qu’il soit là. Intégrez-le au sac et oubliez-le… jusqu’au besoin.
Sur ces formats, pensez aussi :
- Bâtons : très utiles sur 104 et 160 km, surtout avec 4200 m D+ sur le 104 km et un relief cumulé conséquent sur 160 km. Entraînez la coordination bras/jambes et les transitions (sortir, ranger les bâtons en mouvement).
- Deux paires de chaussures : une plus accrocheuse si les prévisions annoncent un terrain gras, une plus roulante si le sol est sec. Sur 160 km, changer de paire à une base de vie peut relancer le mental.
- Textile de nuit : gants légers, buff, couche chaude près du corps. Un ultra se joue souvent au moment où le corps bascule du chaud au froid.
Matériel pour 50 km, 24 km et 12 km
- Chaussures de trail polyvalentes : accroche correcte sur boue, confort sur sections roulantes. Le mélange de chemins herbeux, monotraces forestiers et pistes impose un compromis.
- Gilet ou ceinture d’hydratation : même sur 12 km et 24 km, l’autonomie entre ravitaillements reste importante. Évitez la bouteille à la main qui modifie votre posture.
- Couche modulable : départ parfois frais, montée en température rapide. Apprenez à enlever / ranger en courant, sans séance de déshabillage complet au bord du chemin.
- Lampe frontale légère : utile si vous êtes sur les formats du soir ou si votre allure vous amène à flirter avec la tombée de la nuit. Mieux vaut l’avoir et ne pas s’en servir que l’inverse.
Je me souviens d’un 24 km où un coureur, parti légèrement suréquipé, a finalement prêté sa deuxième couche à un partenaire frigorifié. Il a sauvé la course de l’autre. Et s’est offert une belle histoire en plus de son chrono.
Ravitaillements et gestion de l’alimentation
L’organisation annonce des ravitaillements, une assistance médicale et un repas fournis sur l’événement 2027. Les longs formats disposent habituellement de points bien espacés, parfois transformés en véritables bulles de vie où l’on recolle son mental autant que son énergie.
Sur 104 km et 160 km
- Considérez chaque ravitaillement comme un poste stratégique. Entraînez-vous à un rituel : remplir les flasques, manger salé, vérifier le matériel, respirer.
- Habituez votre estomac à une alimentation mixte : boissons sucrées, eau, aliments solides (tartines, soupe, purées, fruits). Sur de telles distances, le tout-gel finit par écœurer.
- Simulez en entraînement des pauses de 5 à 10 minutes à mi-sortie longue : on ne « perd » pas du temps, on investit dans la suite. Ce réflexe se transpose ensuite naturellement en course.
- Pensez à la caféine avec prudence. Testez-la avant. Sur une nuit de 160 km, un café ou une boisson légèrement caféinée peut relancer, mais le surdosage brise la digestion.
Sur un 104 km, j’ai vu un coureur s’installer à une base de vie, prendre un bol de soupe, fermer les yeux deux minutes, puis repartir. Il jurait avoir « redémarré une seconde course ». Ce type de micro-reset se prépare autant dans la tête que dans le sac.
Sur 50 km, 24 km, 12 km
- Caler un apport toutes les 20–30 minutes : une gorgée, un petit morceau. Ce rythme régulier évite les à-coups de fatigue.
- Sur 50 km, prévoyez un mélange de solide et semi-solide : barres, petits sandwichs, purées. Le corps encaisse mieux la fin de course si l’estomac n’a pas été agressé.
- Sur 24 km et 12 km, l’erreur classique : partir sans rien « parce que ce n’est pas si long ». Avec 800 m et 400 m de D+, la dépense énergétique grimpe vite. Emportez au moins deux apports (barre, gel) et un peu d’eau.
Gestion de l’effort selon les distances et le dénivelé
160 km : apprendre à durer
- Sur 160 km, votre ennemi n’est pas la pente. C’est la précipitation. Imaginez la course comme une succession de petites histoires : tronçons entre ravitos, périodes de jour, périodes de nuit.
- Adoptez une marche active en montée dès le début, même si vous vous sentez frais. Le corps vous remerciera au 120e km.
- Travaillez en amont la notion de micro-pauses : 30 secondes pour respirer, regarder le paysage, s’étirer rapidement. Sur un ultra, ce n’est pas de la faiblesse. C’est de la stratégie.
104 km : respecter les 4200 m D+
- 4200 m D+ sur 104 km, c’est une fatigue de fond qui ne pardonne pas les départs trop généreux. Entraînez-vous à maintenir une allure « frustrante » au début. Si vous avez l’impression de vous retenir, vous êtes probablement dans le bon rythme.
- Faites des sorties où vous arrivez volontairement fatigué sur les dernières descentes, et travaillez la technique : pied léger, regard loin, pas raccourcis. Votre corps doit connaître cette sensation.
- Sur la fin, acceptez que le temps se dilate. Un 104 km dans les Monts du Lyonnais peut faire apparaître les derniers kilomètres comme interminables. Préparez quelques pensées, mantras, souvenirs à sortir au moment où le mental se fissure.
50 km : gérer l’intensité
- Avec 1900 m D+, le 50 km est assez long pour faire mal, assez court pour donner envie d’attaquer. C’est là le piège. Entraînez votre corps à changer de rythme sans exploser : séances au seuil sur terrain vallonné, alternance marche/course en montée.
- Visualisez votre course comme un progressif : première moitié en retenue, deuxième moitié en expression. Vous éviterez le fameux « mur » du 35e km.
24 km et 12 km : le faux « petit » format
- 800 m D+ sur 24 km, 400 m D+ sur 12 km. Pour un corps peu habitué au dénivelé, c’est déjà un vrai défi. Ne traitez pas ces distances comme un jogging du dimanche.
- Travaillez les relances après les montées. Les Coursières aiment vous faire repartir sur du roulant juste après une bosse. Entraînez cette capacité à remettre du rythme.
- Pour un premier trail, fixez-vous plutôt un objectif de gestion qu’un chrono. Arriver en ayant vécu une belle expérience compte plus que gagner deux minutes en se mettant dans le rouge.
Terrain, appuis et petits pièges des Monts du Lyonnais
Les Coursières, ce n’est pas la haute montagne. Mais ce n’est pas non plus un simple tour de parc. Le terrain y a une personnalité bien à lui : souple, parfois gras, alternant sentiers forestiers, chemins agricoles, pistes plus roulantes.
- Les monotraces en sous-bois demandent un pied attentif. Entraînez-vous à regarder loin, à anticiper racines et pierres, à adapter la foulée.
- Les sections sur petite route ou piste offrent des moments de relance. Habituez vos quadriceps à passer d’un terrain souple à un sol plus dur sans se raidir.
- Les montées répétées créent une fatigue insidieuse. En préparation, privilégiez les enchaînements de côtes moyennes plutôt qu’un seul gros col.
Je garde en tête l’image d’un coureur qui, sur un chemin agricole détrempé, a décidé de courir volontairement plus « petit », presque comme sur un fil. Il est passé là où d’autres glissaient. Ce genre de finesse dans l’appui, ça se travaille.
Présence de meneurs d’allure et gestion de votre propre tempo
Les informations publiques pour 2027 mettent en avant les distances, le matériel obligatoire et les prestations (ravitos, repas, assistance), mais ne détaillent pas clairement la présence de meneurs d’allure sur les formats trail ou ultra. En l’absence de mention précise, il est prudent de considérer que votre référence principale restera votre propre gestion d’allure
- Sur 12 km et 24 km, vous pouvez utiliser le flux du peloton comme repère, mais gardez une attention sur votre souffle. Si vous ne pouvez plus parler, c’est que vous êtes trop vite.
- Sur 50, 104 et 160 km, imaginez à l’avance votre rythme cible : temps global approximatif, temps entre ravitos, ressenti à garder (jamais essoufflé en montée, léger en descente).
- Entraînez-vous à partir volontairement un cran en dessous de ce que vous pensez pouvoir tenir. Aux Coursières, le relief finit toujours par tester votre humilité.
Un jour, un coureur m’a confié qu’il avait « suivi un groupe » pendant 30 km, avant de réaliser qu’il courait la course de quelqu’un d’autre. Il a explosé ensuite. Votre meilleur meneur d’allure, c’est vous, et le travail que vous aurez fait en amont.
Dernier point : la tête autant que les jambes
Les Monts du Lyonnais ont ce côté discret. Rien de spectaculaire. Et pourtant, les heures s’y empilent, les bosses s’y répètent, et parfois le mental se met à douter.
- Préparez quelques rituels mentaux : une phrase, une image, un souvenir. À ressortir dans les moments creux.
- Entraînez-vous à accepter les coups de moins bien sans paniquer. Une sortie longue où vous vous autorisez à « lever le pied » quelques minutes vaut parfois plus qu’une séance parfaite.
- Sur les formats longs, pensez à la course comme à une traversée, pas comme à une performance pure. Cette nuance change la manière dont vous vivez chaque montée, chaque ravitaillement, chaque crête.
Le jour où vous passerez sur ces sentiers des Coursières, tout ce que vous aurez préparé – la météo, le matériel, les ravitaillements, l’allure – se mélangera dans une seule expérience. Et c’est souvent là, au détour d’un vallon ou d’un sous-bois, que naissent les souvenirs qui restent.
Météo attendue le jour J à Duerne
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Préparez votre course en 7 questions
Vous êtes inscrit au Trail des Coursières 2027, au cœur des Monts du Lyonnais. Maintenant, il s’agit de lui offrir la préparation qu’il mérite. Que vous visiez le 160 km, le 104 km, le 50 km, le 24 km ou le 12 km, cette course demande un plan d’entraînement réfléchi : gestion de l’allure, travail du dénivelé, choix du matériel, organisation de la récupération. En commandant votre plan d’entraînement personnalisé, vous préparez sereinement le terrain. Moins d’improvisation, plus de lucidité le jour J. Les Coursières se respectent ; donnez-vous les moyens de les traverser en confiance.
Trail des Coursières 2027
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