Dénivelé et longueurs des parcours
- Le Brennus 100 km : Ultra-trail en semi-autonomie, environ 100 km avec un dénivelé positif de 2 800 mètres, en boucle de Sens à Sens.
- La Dixmontaise 45 km : Trail en semi-autonomie, environ 47 km avec un dénivelé positif d’environ 1 000 mètres, départ de Dixmont, arrivée à Sens.
- La Villeneuvienne 30 km : Trail en semi-autonomie, environ 30 km avec un dénivelé positif de 600 mètres, départ de Villeneuve-sur-Yonne, arrivée à Sens.
- La Passy 22 km : Trail nature, environ 22 km avec un dénivelé positif de 270 mètres, départ de Passy, arrivée à Sens.
- La Sky’Yonne 14 km : Trail court en autonomie, environ 14 km avec un dénivelé positif de 480 mètres, départ de Sens, arrivée à Paron.
- La Sens’As 13 km : Trail découverte, 13 km avec un dénivelé positif de 120 mètres, boucle de Sens à Sens.
Nature du terrain et environnement
Les tracés empruntent des chemins de randonnée communaux, des grandes randonnées (GR), traversent une vingtaine de communes et parfois des portions de chemins privés. Les paysages sont variés, alternant entre forêts, vallons, bords de rivière et plaines agricoles typiques du Grand Sénonais. Le terrain n’est pas technique au sens de la haute montagne, mais il vous faudra tout de même gérer des sentiers parfois étroits, boueux ou glissants selon la météo, notamment dans les sous-bois et en bord de l’Yonne. Les parties agricoles peuvent être roulantes, mais attention aux premiers et derniers kilomètres qui peuvent ressembler à des trails urbains légers en arrivant dans Sens.
Climat et conditions météo potentielles
La région du Sénonais, en Bourgogne, présente un climat tempéré légèrement continental. En cette période de l’année, il faut s’attendre à des températures douces, éventuellement chaudes en journée selon les années, avec des nuits fraîches. Les averses de printemps sont possibles, rendant les chemins parfois humides ou boueux. Le brouillard matinal en vallée (bords de l’Yonne) peut aussi être au rendez-vous. En résumé, préparez-vous à toutes les variations : soleil, pluie, fraîcheur nocturne et humidité.
Matériel spécifique à anticiper
- Chaussures : Privilégiez des chaussures de trail avec un bon grip, voire waterproof, adaptées à la boue et à l’humidité.
- Vêtements techniques : Couches fonctionnelles (respirantes, coupe-vent, imperméables), gants, bandeau ou chapeau selon la météo, veste chaude pour la nuit sur le 100 km.
- Éclairage (pour les nocturnes) : Deux lampes frontales (une principale, une de secours), éclairage arrière pour être visible.
- Gourde ou sac d’hydratation : Les ravitaillements sont à prévoir, mais la semi-autonomie exige d’avoir de l’eau sur soi, surtout sur les longs parcours.
- Alimentation : Barres, gels, aliments solides selon vos habitudes (d’autant plus sur le 100 km où il faudra s’alimenter un peu dehors des postes).
- Téléphone portable chargé (sauvegardez le numéro d’organisation), coupe-vent, sifflet, crème solaire (si soleil), crème anti-frottement.
- Bâtons : Facultatifs mais conseillés sur les longues distances et dénivelés cumulés.
- Trousse de secours personnelle (bien que l’organisation dispose d’un dispositif de sécurité).
Spécificités à intégrer dans votre plan d’entraînement
- Fragments d’endurance fondamentale : Renforcez vos périodes en endurance sur des distances similaires à celles du parcours choisi.
- Séances de côtes spécifiques : Même si les montées ne sont pas très raides, cumuler le dénivelé sur chaque distance demande une préparation spécifique. Travaillez la montée, la descente, ainsi que la course en terrain varié.
- Sorties longues : Pour les ultras, multipliez les week-ends à enchaîner deux jours de sorties longues (par exemple, 30 km samedi, 25 km dimanche).
- Entraînement sur sentiers : Privilégiez un maximum de séances sur des chemins forestiers, sentiers de campagne, portions boueuses ou humides, pour habituer le corps et l’esprit.
- Gestion de la nutrition et de la récupération : Expérimentez votre stratégie alimentaire pendant les entraînements longs, et planifiez aussi les phases de récupération.
- Travail de renforcement musculaire : Le trail demande un engagement musculaire global (fessiers, quadriceps, ischios, mollets, gainage).
- Simulations de nuit (pour le 100 km) : Habituez-vous à courir avec une frontale, en fatigue et en fin de journée.
Conseils humains et psychologiques
La préparation au Trail du Grand Sénonais, c’est aussi anticiper la résilience mentale. Sur les longues distances, la motivation peut fluctuer, donc apprenez à gérer vos seuils de concentration, à vous fixer des petits objectifs segment par segment, et à rester flexible dans votre rythme. Même sur les distances plus courtes, la variété des terrains et la richesse des paysages sont un vrai atout pour rester motivé.
N’hésitez pas à partager vos doutes, vos envies, vos progrès, vos réussites, que ce soit dans votre club ou avec vos proches. Vous n’êtes pas seul dans l’aventure. Rappelez-vous, chacune de vos foulées vous rapproche un peu plus de la ligne d’arrivée, et chaque parcours offre sa part de dépassement, de plaisir et d’émotions.
Résumé pour la création d’un plan d’entraînement
Au-delà d’un simple travail de kilométrage, il s’agit de développer l’endurance, la force musculaire, la technique de franchissement, la gestion des aléas météo et du parcours, la nutrition, la récupération et la préparation mentale. Adaptez votre plan d’entraînement à la distance choisie, favorisez la progressivité, la diversité des sorties et la gestion de votre fatigue. Sur place, soyez attentifs aux conseils du briefing technique, respectez l’environnement, et profitez de chaque instant du parcours, des rencontres, de l’ambiance conviviale et de l’esprit d’équipe.

