Informations sur la course
Traversée de Serre-Ponçon propose 4 épreuves de 1 à 5 km, le 20 juillet 2026 à Reallon.
| Épreuve | Distance | Dénivelé | Départ |
|---|---|---|---|
| 1 km | 1 km | +5 m | |
| 2 km | 2 km | +15 m | |
| 3 km | 3 km | +3 m | |
| 5 km | 5 km | +5 m |
Vous avez coché la Traversée de Serre-Ponçon sur votre calendrier. Très bon choix. Nage en eau libre, décor de montagne, lac alpin réputé pour sa beauté… et des formats accessibles de 1 km à 5 km. Maintenant, l’enjeu est simple : transformer votre inscription en plaisir de course, grâce à une préparation intelligente.
Traversée de Serre-Ponçon : un lac alpin au milieu des montagnes
La Traversée de Serre-Ponçon se déroule dans le cadre majestueux du lac de Serre-Ponçon, entre Embrun et Savines-le-Lac, dans les Hautes-Alpes. Le tracé historique du 5 km EDF Aqua Challenge relie Embrun à Savines-le-Lac, sur un bel itinéraire lacustre entouré de sommets, avec transport lacustre assuré pour rejoindre le départ depuis le village de Savines.
Pour l’édition 2026, la course propose plusieurs distances en eau libre : 5 km, 3 km, 2 km (deux départs) et 1 km, toutes sur un terrain aquatique très majoritairement calme mais exposé à la météo, au vent et parfois à un léger clapot. Le dénivelé indiqué (de 3 m à 15 m) correspond à la topographie générale du site, mais votre vrai défi sera la distance, la gestion de l’allure et des repères en environnement ouvert.
Ambiance : mélange de nageurs aguerris et de profils loisirs, atmosphère conviviale, mais cadre technique. C’est une étape de l’EDF Aqua Challenge Serre-Ponçon, avec village, briefing sécurité, rotations en bateau, organisation huilée.
Comprendre les parcours et leurs spécificités
Sur 5 km, vous êtes sur une longue distance en eau libre. Le parcours historique part du déversoir du plan d’eau d’Embrun pour rejoindre Savines-le-Lac, avec une barrière de temps autour de 2h15 sur les éditions récentes. C’est un format exigeant où l’orientation, la régularité de l’allure et la capacité à rester efficace malgré la fatigue sont clés.
Sur 3 km, vous êtes sur une distance intermédiaire, située entre effort continu soutenu et positionnement déjà très stratégique : départ groupé, gestion du trafic, choix de trajectoire, maintien d’un rythme proche de votre seuil sans exploser. Le départ à 10h30 vous expose souvent à des conditions plus lumineuses mais parfois plus ventées.
Les formats 2 km (départs à 10h30 et 14h00) sont des distances “pivot” : assez longues pour sanctionner une mauvaise gestion de l’effort, mais encore abordables pour un public large. Le départ de l’après-midi peut ajouter chaleur, brise thermique, et un peu de clapot en surface.
Le 1 km à 12h15 reste un effort intense, proche d’un 400–800 m en bassin, mais avec le facteur eau libre : orientation, éventuelle appréhension de la profondeur, densité de nageurs autour de vous. C’est court, mais ça ne s’improvise pas.
Préparer la Traversée de Serre-Ponçon : les axes clés
Quel que soit votre format, l’objectif est le même : arriver au départ avec des repères clairs. Un plan d’entraînement structuré pour la Traversée de Serre-Ponçon doit articuler travail en bassin, séances en eau libre et préparation mentale.
Pour le 5 km, visez :
- Un volume hebdomadaire suffisant (3 à 4 séances) pour construire l’endurance spécifique.
- Des séries longues au seuil (par exemple 5 × 400 m ou 3 × 800 m) pour habituer votre corps à maintenir une allure soutenue.
- Des séances d’allure course en continu (1 500 à 3 000 m) avec départ contrôlé, pour simuler le déroulé de la traversée.
- Des entraînements d’orientation : respirations bilatérales, nage en regardant loin devant, repérage de points fixes.
Pour le 3 km :
- Travail de seuil accentué (200–400 m répétés) pour stabiliser votre vitesse sans sur-régime.
- Séances mixtes type pyramide (100–200–300–400–300–200–100 m) pour apprendre à gérer les variations d’intensité.
- Sorties en lac ou plan d’eau pour intégrer le facteur température, combinaison, bouées.
Pour les 2 km et le 1 km :
- Accent fort sur la technique : efficacité de la prise d’appui, alignement, gainage.
- Fractionné court (50–100 m) à haute intensité pour aiguiser votre vitesse de base.
- Départs rapides suivis de stabilisation d’allure, afin d’éviter le piège du sprint puis de la fringale à mi-parcours.
Votre préparation doit aussi tenir compte de votre profil : femme, homme, habitué des bassins ou néophyte de l’eau libre. En tant que nageuse ou nageur, vous n’avez pas les mêmes réponses hormonales, la même tolérance au froid, ni la même gestion de la fatigue. Un plan d’entraînement personnalisé Traversée de Serre-Ponçon permet d’ajuster le volume, l’intensité et la récupération à votre réalité, votre âge, votre niveau et vos contraintes.
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Les pièges du parcours et la gestion de l’effort
Sur le 5 km, le principal piège est le départ trop rapide. Le groupe vous embarque, l’adrénaline monte, vous pensez que ça va passer. Au bout de 1,5 km, les bras brûlent, la respiration se dérègle, l’orientation se détériore. Votre préparation doit vous apprendre à accepter de “laisser partir” les autres si votre allure est plus basse, et à revenir progressivement grâce à votre endurance.
Autre piège : le vent thermique qui se lève sur le lac de Serre-Ponçon. Un léger clapot peut casser votre rythme, surtout si vous manquez de gainage. Intégrez des séances de renforcement (core, ceinture scapulaire) pour rester stable, même dans une eau remuée.
Sur 3 km et 2 km, la densité de nageurs au départ complique vos appuis et votre respiration. Travaillez la nage en groupe en bassin (départs à plusieurs dans la même ligne, dépassements, changement de rythme) pour ne pas être surpris le jour J.
Pour le 1 km, c’est la gestion du stress qui prime. Beaucoup de nageurs sous-estiment la distance, puis paniquent à l’idée de ne pas toucher le bord. Apprenez à vous ancrer : routine de départ, quelques respirations profondes avant le signal, premiers mouvements volontairement contrôlés.
Entraînement spécifique eau libre : ce qu’il faut travailler
Un plan d’entraînement Traversée de Serre-Ponçon ne se limite pas aux mètres en bassin. Il doit intégrer :
- Des séances en lac ou plan d’eau, même courtes, pour habituer votre corps au froid relatif, à la combinaison, aux repères naturels.
- Des exercices d’orientation : relever la tête toutes les X respirations, apprendre à viser une bouée ou un relief sur la rive.
- Des mises en situation avec ravitaillement éventuel sur les formats les plus longs, même si la traversée reste globalement sans ravitaillement solide.
- La gestion de la nutrition et de l’hydratation avant le départ : pas de prise alimentaire lourde dans les 2 heures précédant la course, hydratation progressive depuis la veille.
Pour les femmes, la préparation mérite une attention particulière : cycles hormonaux, gestion du fer, tolérance au froid peuvent influencer vos sensations. Planifiez vos séances clés (longue distance, eau libre, intensité) en tenant compte de ces paramètres pour ne pas vous juger inutilement sur une séance réalisée en période défavorable.
Sur les formats 5 km et 3 km, l’entraînement mental est un vrai plus. Visualisation du parcours, répétition mentale des phases clés (départ, milieu de course, derniers 500 m), construction de phrases d’auto-encouragement. Vous ne nagez pas qu’avec vos bras : vous nagez avec votre tête.
Le jour J, votre alimentation fait la différence
Avant, pendant et après la course : un plan d'alimentation personnalisé est disponible en complément de votre plan d'entrainement
Matériel et logistique : se présenter au départ prêt
Pour la Traversée de Serre-Ponçon, vous devez anticiper :
- Une combinaison adaptée à la température de l’eau et à votre niveau de tolérance au froid (souple aux épaules, pas trop compressive).
- Un bonnet de nage bien ajusté, et éventuellement deux bonnets en superposition pour limiter la perte de chaleur.
- Des lunettes à teinte intermédiaire (ni trop claires, ni trop foncées), pour la lumière montante et les reflets du lac.
- Si vous êtes inscrit sur un format avec palmes, des palmes confortables, déjà testées sur des distances proches de l’épreuve.
Côté logistique, l’EDF Aqua Challenge Serre-Ponçon organise des rotations en bateau ou bus vers les points de départ, ainsi qu’un village de course à Savines-le-Lac pour les briefings et l’accueil. Anticipez votre heure d’arrivée sur le site, le temps de récupération après le transport, et la gestion de vos affaires à terre.
Pour suivre les informations actualisées, consultez régulièrement le site officiel EDF Aqua Challenge Serre-Ponçon ainsi que les communications du Serre-Ponçon Swim Challenge pour l’environnement global de l’événement.
La Traversée de Serre-Ponçon, c’est un rendez-vous fort avec le lac, la montagne et votre propre capacité à tenir un effort régulier dans un cadre grandiose. Avec une préparation pensée, un plan d’entraînement adapté et une logistique maîtrisée, vous pourrez profiter pleinement de ce décor unique et sortir de l’eau avec le sourire et la fierté de l’avoir fait.
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Bon à savoir
Conditions météo et environnement à Serre-Ponçon en juillet
Vous allez nager dans un lac de montagne. En plein cœur de l’été. C’est magnifique. Mais exigeant.
- Températures de l’air : en juillet dans les Hautes-Alpes, les maximales diurnes tournent souvent autour de 24–26 °C, avec des nuits fraîches proches de 9–10 °C. Vous pouvez donc passer d’une sensation de fraîcheur matinale à une chaleur au soleil en fin de matinée.
- Température de l’eau : lac alpin, alimenté par la fonte nivale. L’eau reste généralement fraîche, même en été. Prévoyez un choc thermique possible au moment de l’entrée dans le lac, surtout si vous avez l’habitude des piscines chauffées.
- Vent thermique et clapot : le site est exposé à des brises thermiques l’après-midi, pouvant créer un léger clapot et des petites vagues de surface. Votre nage sera rarement “miroir”. Vous aurez parfois une eau qui remue, surtout sur les formats plus longs.
- Évolution rapide des conditions : en montagne, le ciel peut changer vite. Soleil, nuages, coup de vent… Votre préparation doit vous rendre adaptable : vous nagez avec le temps du jour, pas avec celui que vous auriez souhaité.
- Risques météo : orages estivaux possibles en fin de journée, et épisodes de pluie parfois marqués en juillet dans la région. L’organisation s’adapte, mais vous, vous préparez une marge de confort : chaleur, pluie, lumière variable.
Pour ajuster au plus près, consultez les prévisions à 5–10 jours spécifiques au lac avant votre déplacement. Cela vous permettra de choisir combinaison, lunettes et stratégie d’échauffement en connaissance de cause.
Typologie des parcours et gestion de l’effort selon la distance
Quatre formats. Quatre façons de vivre le lac. Votre préparation doit coller à la réalité de votre choix : distance et intensité.
1 km – D+ 5 m : sprint contrôlé, mais en eau libre
- Nature de l’effort : effort court. Intensité élevée. Proche d’un 400–800 m en bassin, mais sans couloir, sans mur, sans horloge au bout de la ligne.
- Profil physique : besoin d’une bonne pointe de vitesse et d’une technique propre même à haute intensité.
- Exigences spécifiques :
- Capacité à supporter un départ très dense.
- Orientation rapide et efficace pour ne pas “zigzaguer”.
- Gestion du stress : pas de mur à toucher, pas de bord à saisir.
- Entraînement à prévoir (sans détailler un plan) :
- Séances techniques régulières : prise d’appui, alignement, gainage.
- Travail de vitesse en bassin sur des distances courtes (50–100 m) pour habituer votre corps au changement de rythme.
- Sorties en eau libre courtes pour apprivoiser la profondeur, la visibilité et le groupe.
2 km – D+ 15 m : distance pivot, entre vitesse et endurance
- Nature de l’effort : ce n’est plus un sprint. Ce n’est pas encore de la très longue. Vous êtes dans une zone charnière : la moindre erreur d’allure peut coûter cher.
- Profil physique : besoin d’une bonne base d’endurance et d’une vitesse correcte, sans être spécialiste de marathon aquatique.
- Exigences spécifiques :
- Capacité à se calmer après le départ pour tenir un rythme régulier.
- Maîtrise de la respiration en eau libre, notamment en présence de clapot ou de nageurs proches.
- Gestion mentale de la distance : ne pas paniquer au milieu, ne pas se relâcher trop tôt.
- Entraînement à prévoir :
- Travail du seuil sur des répétitions de 100–200 m pour stabiliser votre allure.
- Séances mixtes avec variations d’intensité pour apprendre à encaisser les changements de rythme (départs, dépassements, relances).
- Au moins quelques séances en lac pour tester combinaison, bonnets, lunettes et repères naturels.
3 km – D+ 3 m : intermédiaire soutenu, où la tête compte autant que les bras
- Nature de l’effort : effort continu, soutenu, avec une composante stratégique forte. Vous êtes en eau libre suffisamment longtemps pour que l’orientation, la trajectoire et la régularité deviennent décisives.
- Profil physique : nageur ou nageuse avec une base d’endurance déjà solide, capable de tenir 40–60 minutes de nage continue ou plus selon le niveau.
- Exigences spécifiques :
- Capacité à se caler sur un rythme proche de votre seuil, sans exploser.
- Gestion de la fatigue des épaules et du dos en eau libre, où les mouvements sont moins “guidés” qu’en bassin.
- Orientation régulière pour ne pas ajouter de distance “par erreur”.
- Entraînement à prévoir :
- Séries moyennes à longues (200–400 m) à allure soutenue, pour habituer votre corps à un effort prolongé.
- Séances continues de 1 500–2 500 m en bassin ou en plan d’eau, pour renforcer votre mental et votre gestion d’allure.
- Travail spécifique d’orientation : respirations bilatérales, repérage de bouées ou de reliefs sur la rive.
5 km – D+ 5 m : vraie longue distance, endurance et lucidité
- Nature de l’effort : longue traversée, avec une barrière de temps traditionnelle autour de 2h15 sur les éditions récentes. Pour beaucoup, c’est un mini “marathon aquatique”.
- Profil physique : nageur ou nageuse avec une base d’entraînement structurée, capable de sortir des séances longues en bassin et en eau libre sans s’effondrer.
- Exigences spécifiques :
- Endurance musculaire du haut du corps : épaules, dos, tronc.
- Capacité à rester concentré sur l’orientation malgré la fatigue.
- Gestion psychologique des passages “creux” : quand tout vous semble loin, voire interminable.
- Entraînement à prévoir :
- Volume hebdomadaire plus élevé (plusieurs séances par semaine), avec des séries longues au seuil.
- Sorties continues en eau libre de durée croissante pour tester votre résistance au froid, aux variations météo, au clapot.
- Préparation mentale : visualisation du parcours, structuration de votre course en “segments” (départ, milieu, dernier kilomètre).
Terrain aquatique, orientation et gestion des repères
Le terrain, ici, c’est l’eau. Mais une eau vivante. Avec son relief invisible, ses courants, ses mouvements.
- Visibilité : en lac de montagne, l’eau peut être plus sombre, moins transparente qu’en piscine. Vous voyez rarement le fond. Cela peut générer appréhension et désorientation. Votre préparation doit intégrer cette dimension émotionnelle.
- Orientation :
- Apprendre à relever la tête régulièrement sans casser complètement votre nage.
- Savoir choisir des repères fixes (bouées, bâtiments, ligne de crête) pour garder votre trajectoire.
- Accepter de nager “dans le monde réel” : soleil de face, reflets sur l’eau, difficulté à voir les bouées si le clapot est présent.
- Courant et dérive : lac de retenue, pas un fleuve, mais un plan d’eau où le vent peut créer une dérive latérale. Vous préparez votre corps, mais aussi votre capacité à corriger la trajectoire sans vous agacer, sans paniquer.
- Gestion des autres nageurs :
- Apprendre à nager dans une eau “occupée”, avec des bras et des jambes autour de vous.
- Savoir vous protéger des coups involontaires en gardant votre calme.
- Accepter que votre première ligne du départ ne soit pas parfaite. Et composer avec ça.
Ravitaillement, hydratation et énergie
En natation en eau libre, le ravitaillement est plus limité qu’en trail. Votre corps, lui, ne le sait pas. Il réclame quand même.
- Formats courts (1 km, 2 km) :
- Souvent sans ravitaillement solide en course. L’effort est court, mais intense.
- L’essentiel se joue avant : hydratation progressive, collation digeste, absence de gros repas dans les deux heures qui précèdent.
- Formats intermédiaire et long (3 km, 5 km) :
- Possibilité d’hydratation ponctuelle selon l’organisation et la présence de bateaux ou de pontons. Les modalités varient d’une édition à l’autre.
- Votre préparation doit intégrer des séances avec prise de boisson en nage lente ou à l’arrêt, pour ne pas découvrir ce geste le jour J.
- Avant la course :
- Hydratation régulière la veille et le matin, sans excès.
- Apport glucidique digeste 2–3 heures avant si vous partez sur 3 ou 5 km.
- Test préalable en entraînement : ne changez rien le jour de la traversée.
Matériel spécifique à anticiper
Votre matériel est votre allié. Ou votre piège. Il doit être éprouvé, jamais improvisé.
Combinaison et protection thermique
- Combinaison néoprène :
- Choisissez un modèle adapté à l’eau fraîche : bonne flottabilité, épaules souples, coupe non restrictive.
- Testez-la en conditions réelles : entrée dans l’eau progressive, sorties de 20–40 minutes puis plus longues.
- Bonnet de nage :
- Un bonnet bien ajusté pour éviter les entrées d’eau et la perte de chaleur.
- Pour les profils frileux : double bonnet (silicone + latex) pour mieux conserver la chaleur.
- Lunettes :
- Teinte intermédiaire ou légèrement fumée pour gérer la lumière du matin ou les reflets.
- Test en eau libre pour vérifier l’étanchéité et le confort sur la durée.
- Antifroid et crème :
- Vaseline ou crème anti-frottements aux zones de frottement (cou, aisselles, épaules) pour limiter les irritations liées à la combinaison.
- Crème solaire résistante à l’eau, appliquée suffisamment tôt. Le soleil de montagne brûle vite.
Accessoires utiles
- Pull buoy ou planche :
- Utile en entraînement pour travailler la technique sans surcharger les jambes.
- Pas en course, mais précieux pour renforcer votre efficacité gestuelle.
- Palmes :
- Si votre format le permet, palmes déjà éprouvées sur des distances proches de la course.
- Attention aux contraintes musculaires : les palmes modifient le geste et la fatigue.
- Sac étanche :
- Pour transporter vos affaires sur le site sans stress.
- Pour garder au sec vêtements, serviette, ravitaillement post-course.
- Tapis et tenue de sortie :
- Prévoir des vêtements chauds et secs pour l’après-course, même si la journée est chaude.
- Un petit tapis ou serviette pour vous changer confortablement à terre.
Préparation spécifique selon votre profil
Vous n’êtes pas “un” nageur générique. Vous avez votre histoire, votre corps, vos contraintes. La traversée se prépare à votre mesure.
Si vous venez du bassin
- Vous avez déjà des repères d’allure sur des distances fixes. C’est une force.
- Il vous manquera peut-être le rapport à l’espace ouvert : profondeur, absence de mur, impossibilité de s’arrêter au bord.
- Planifiez des séances en eau libre progressivement plus longues pour apprivoiser ces sensations.
Si vous débutez en eau libre
- Votre enjeu principal : apprivoiser la peur. De la profondeur. Du “grand”. De la distance.
- Commencez par des mises à l’eau très courtes, proches de la rive, avec un accompagnement si possible.
- Augmentez progressivement la durée, sans pression de performance.
Si vous êtes une femme
- Vos cycles hormonaux peuvent influenceur votre tolérance au froid, votre fatigue, votre humeur.
- Anticipez les périodes où vous vous sentez plus vulnérable : évitez d’y placer vos séances clés.
- Surveillez fer et énergie si vous sentez une baisse de régime : une fatigue inexpliquée rend la traversée moins agréable.
Si vous préparez 3 km ou 5 km
- Votre mental est votre partenaire principal. La distance peut impressionner, surtout en eau libre.
- Intégrez des exercices de visualisation : imaginez votre départ, vos 500 premiers mètres, votre zone de fatigue, votre arrivée.
- Préparez des phrases ressources, des mantras qui vous ramènent au calme quand l’angoisse remonte.
Logistique personnelle : arriver prêt, repartir fier
La logistique générale de l’événement est huilée. Votre logistique personnelle, elle, se construit dès maintenant.
- Transport vers le site :
- Anticipez les temps de trajet jusqu’à la zone de départ.
- Prévoyez une marge pour vous garer, récupérer vos affaires, vous changer, vous échauffer en paix.
- Gestion du temps avant votre course :
- Ne restez pas debout des heures au soleil avant de partir.
- Prévoyez une période de repos assis ou allongé, à l’ombre, juste avant l’échauffement.
- Échauffement :
- Quelques mouvements à sec (bras, épaules, dos) pour mobiliser les articulations.
- Si possible, un court passage dans l’eau pour tester vos lunettes, votre combinaison, votre respiration.
- Après-course :
- Préparez une boisson de récupération et une collation légère, que vous connaissez déjà.
- Prévoyez de quoi vous couvrir immédiatement : votre corps vient de passer du froid relatif à l’air montagnard.
Adapter votre préparation aux dénivelés et à la spécificité “lac alpin”
Les dénivelés indiqués (5 m, 15 m, 3 m, 5 m) sont faibles. Votre vrai relief, c’est le profil d’intensité de l’effort.
- 1 km – D+ 5 m :
- Vous êtes sur un format explosif. Pensez vitesse, gestion du départ, technique sous pression.
- Votre plus gros risque : partir trop vite, se crisper, oublier de respirer.
- 2 km – D+ 15 m :
- Distance charnière. Préparez votre capacité à rester fluide sur 30–45 minutes ou plus, selon votre niveau.
- Votre plus gros risque : croire que c’est “court” et ne pas respecter votre allure.
- 3 km – D+ 3 m :
- Distance intermédiaire : l’endurance prime, mais la technique reste cruciale.
- Votre plus gros risque : négliger l’orientation, ajouter des centaines de mètres inutiles.
- 5 km – D+ 5 m :
- Véritable longue distance. Pensez volume, régularité, gestion de la fatigue mentale.
- Votre plus gros risque : sous-estimer le froid, le vent, la monotonie de l’effort.
Suivi des conditions du lac et ajustements de dernière minute
Le lac vit. Son niveau change. Son visage également.
- Niveau du lac :
- Le niveau peut monter rapidement au printemps et en début d’été, avec la fonte des neiges.
- Conséquence possible : variation des zones de mise à l’eau, de la largeur utile, de quelques repères visuels.
- Météo à court terme :
- Consultez les bulletins dédiés au lac de Serre-Ponçon dans les 5–10 jours qui précèdent.
- Ajustez votre équipement : combinaison plus ou moins épaisse, type de lunettes, protections contre le soleil ou la fraîcheur.
- Adaptation de votre charge d’entraînement :
- Les jours où la météo est rude (vent, pluie), acceptez de moduler votre intensité.
- Vous ne préparez pas seulement une performance. Vous préparez une capacité à rester serein face aux éléments.
La Traversée de Serre-Ponçon, c’est plus qu’une course. C’est une rencontre : avec le lac, avec la montagne, avec vous-même. En anticipant météo, matériel, terrain et spécificités de votre distance, vous vous donnez une chance magnifique : sortir de l’eau essoufflé, oui… mais heureux. Fier. Vraiment fier.
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La Traversée de Serre-Ponçon, ce n’est pas une simple baignade. C’est une vraie épreuve en eau libre, au cœur des montagnes, qui demande une préparation sérieuse et structurée. Vous êtes déjà inscrit, c’est une excellente décision. Maintenant, donnez-vous les moyens d’arriver au départ avec confiance : travail spécifique en bassin, sorties en lac, gestion de l’effort et du stress, choix du matériel. Un plan d’entraînement personnalisé va vous aider à poser un cadre clair, à respecter votre corps et à progresser sans vous blesser. Vous ne venez pas subir la distance : vous venez la maîtriser.
Traversée de Serre-Ponçon
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