Informations sur la course
Ultra Trail du Puy Mary Aurillac 2027 propose 3 épreuves de 28 à 112 km, le 11 juin 2027 à Aurillac.
| Épreuve | Distance | Dénivelé | Altitude |
|---|---|---|---|
| 28 km | 28 km | +873 m / −964 m | 618 – 921 m |
| 50 km | 50 km | +1 897 m / −2 518 m | 618 – 1 563 m |
| 112 km | 112 km | +5 263 m / −5 262 m | 618 – 1 825 m |
Vous êtes inscrit à l’Ultra Trail du Puy Mary Aurillac 2027. Très bon choix. Au-delà de la médaille et de la photo à l’arrivée, c’est une vraie aventure de montagne qui vous attend, au cœur du Cantal. L’objectif maintenant : transformer cette inscription en course maîtrisée, du premier kilomètre jusqu’au dernier.
Ultra Trail du Puy Mary Aurillac : un terrain de jeu exigeant
L’UTPMA est un trail de montagne dans le Massif Cantalien, au départ et à l’arrivée d’Aurillac, sur les pentes du plus grand volcan d’Europe. Vous évoluez entre vallées profondes, crêtes panoramiques et passages en station, avec un tracé nerveux qui alterne montées raides, descentes parfois techniques et sections plus roulantes.
Sur le 112 km (5500 m D+), le parcours vous emmène vers les sommets emblématiques du Cantal : le Plomb du Cantal (1855 m), le Puy Mary (1783 m), le Puy Chavaroche (1739 m), enchaînés par des sentiers qui ne laissent que peu de répit. C’est l’épreuve reine, possible en solo ou en duo.
Le 50 km (Grand Trail du Lioran – 1800 m D+) part de la station du Lioran pour un tracé montagnard mais plus compact, avec un profil restant exigeant en montée tout en laissant davantage de portions courables. Idéal pour tester la longue distance sur volcan.
Le 28 km (Trail de la Jordanne – 800 m D+) est un format dynamique, possible en solo ou en relais. Un profil accessible mais piégeux : si vous partez trop vite, le final peut devenir très long.
Ambiance montagne partout : forêts, pâturages, crêtes, vue sur les puys, météo parfois changeante. Vous êtes sur un trail d’altitude, avec tout ce que cela implique en termes de gestion de l’effort, du vent, de la chaleur ou du froid.
Comprendre le parcours pour mieux le préparer
Sur le 112 km, les ravitaillements clés jalonnent la progression : Velzic (17 km), Thiézac (36 km), station du Lioran (56 km), Pas de Peyrol (67,4 km), Mandailles (76,2 km), Lascelles (92 km), Saint-Simon (104,1 km) avant le retour sur Aurillac. Les barrières horaires sont strictes : chaque point de ravitaillement doit être atteint avant l’heure limite. Cela impose une gestion très fine de votre allure dès les premiers kilomètres.
Le cœur du parcours se joue sur les secteurs de haute montagne autour du Plomb du Cantal et du Puy Mary. Montées longues, parfois en portage de bâtons, passages de crête exposés au vent, descentes qui chauffent les quadriceps. Le terrain est majoritairement sentier, avec des portions caillouteuses, des chemins herbeux et quelques sections plus roulantes où vous pouvez relancer.
Selon votre course (112, 50 ou 28 km), votre préparation ne sera pas la même, mais le fil conducteur reste identique : travailler votre résistance à l’effort prolongé et votre capacité à gérer des changements de rythme sur dénivelé.
Préparer l’Ultra Trail du Puy Mary Aurillac 2027 : les axes clés
Pour construire un plan d’entraînement Ultra Trail du Puy Mary Aurillac cohérent, vous devez partir de votre distance :
- 112 km – 5500 m D+ : priorité au volume hebdomadaire, aux sorties longues en terrain vallonné, à l’enchaînement de montées/descentes et à la gestion du sommeil/mental. Objectif : faire de vous un diesel solide et lucide.
- 50 km – 1800 m D+ : travail combiné sur l’endurance et la capacité à courir en montée. De la puissance en côte, mais avec de la réserve pour le dernier tiers de course.
- 28 km – 800 m D+ : base d’endurance solide, mais surtout gestion de l’intensité pour éviter l’excès de vitesse au départ. Un 28 km de montagne peut faire très mal si l’allure est mal contrôlée.
Votre plan d’entraînement doit intégrer :
- 1 sortie longue par semaine (ou tous les 10 jours) en terrain vallonné, proche du profil de la course.
- Du travail en côte : répétitions de montées (5 à 10 minutes) à allure soutenue mais contrôlée, pour muscler la foulée et habituer le cardio.
- Des descentes travaillées : apprendre à placer le pied, à rester gainé, à utiliser la gravité sans se crisper.
- Du seuil et du tempo sur terrain relativement roulant, pour stabiliser votre allure de course sans dériver dans le rouge.
Si vous êtes une coureuse, le travail de renforcement (bassins, hanches, chaînes postérieures) est encore plus stratégique : il sécurise vos genoux, votre dos et votre stabilité dans les descentes techniques. C’est là que la différence se fait après 7, 8, 10 heures d’effort.
Sur Preparun, un plan d’entraînement personnalisé tient compte de votre âge, de votre historique de blessure, de votre disponibilité hebdomadaire et de votre objectif (finisher, temps, gestion des barrières horaires). C’est cette cohérence qui vous permet de progresser sans brûler les étapes.
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Les pièges du parcours et la gestion de l’effort
Sur l’Ultra Trail du Puy Mary Aurillac version 112 km, le premier piège est classique : partir trop vite jusqu’à Velzic et Thiézac. Le profil reste abordable au début, les jambes sont fraîches, l’ambiance portée par le départ à Aurillac. Mais chaque minute gagnée trop tôt se paye cash dans les montées vers le Lioran et le Puy Mary.
Votre stratégie :
- Viser une allure « facile » sur le premier tiers de course, où vous pouvez parler sans être essoufflé.
- Marcher les montées raides, même si l’ego vous pousse à courir. Gardez le moteur en-dessous de la zone rouge.
- Profiter des sections roulantes pour trottiner en relâchement, sans chercher à « rattraper le temps ».
Pour le 50 km, le danger principal est de transformer la course en semi-marathon trail sur les premières heures. Le profil montant, mais moins extrême que le 112, pousse à courir longtemps en montée, surtout au départ du Lioran. Pour tenir, vous devez accepter de marcher tôt et souvent, tout en gardant une foulée active et une bonne posture.
Sur le 28 km, la tentation est d’attaquer fort dès le départ. Rappelez-vous que 800 m D+ en montagne ne sont pas anecdotiques. Votre marge se joue sur la gestion du tempo : entre l’allure de course et le seuil, vous devez rester sur un fil, sans basculer côté sur-régime.
Côté mental, préparez-vous à des moments de bas : fatigue, météo, lassitude sur les chemins. Vous pouvez travailler ce point à l’entraînement en enchaînant deux journées consécutives de sorties (back-to-back) sur terrain vallonné, pour simuler la sensation de jambes lourdes et apprendre à gérer la baisse de motivation.
Matériel, nutrition, stratégie : entrer dans le détail
Pour le 112 km, vous êtes sur une course où l’autonomie et l’anticipation priment :
- Bâtons : quasi indispensables sur ce type de dénivelé, surtout si vous n’êtes pas un pur grimpeur. Ils économisent les quadriceps en montée et sécurisent les appuis en descente.
- Chaussures : privilégiez un modèle de trail montagne, avec accroche solide et bonne protection sous le pied. Le terrain volcanique et les cailloux peuvent fatiguer la voûte plantaire.
- Textile : prévoyez des couches modulables (tee-shirt, manchettes, coupe-vent) pour faire face au vent sur les crêtes et aux variations de température.
Côté nutrition, testez tout en amont : gels, barres, produits salés, boissons énergétiques. Les ravitaillements sont réguliers, mais votre estomac est le juge de paix. Apprenez à manger en marchant, à boire en continu, à adapter les quantités selon la chaleur et la durée de montée.
Pour les formats 50 km et 28 km, le matériel peut être plus léger, mais garder des bâtons reste une bonne option si vous savez les utiliser efficacement. Un sac ajusté, une frontale fiable si l’horaire de départ ou les barrières vous exposent à la nuit, et une trousse de secours minimale complètent le dispositif.
Chez les femmes, pensez à ajuster la gestion du fer (prise de sang de contrôle si besoin), de la nutrition autour du cycle, et de l’hydratation (risque de crampes et de coups de fatigue accentués). Un bon plan d’entraînement intègre ces paramètres et ne les minimise pas.
Le jour J, votre alimentation fait la différence
Avant, pendant et après la course : un plan d'alimentation personnalisé est disponible en complément de votre plan d'entrainement
Infos pratiques et esprit UTPMA
L’Ultra Trail du Puy Mary Aurillac 2027 se déroule à Aurillac (Cantal), en région Auvergne-Rhône-Alpes. L’événement s’étale sur un week-end début juin, avec toutes les courses au programme : Ultra, Grand Trail du Lioran, Trail de la Jordanne, Insomn’illac, randonnée et formats enfants. L’organisation est portée par l’association Trail Odyssée Montagne 15, habituée à gérer un volume important de participants.
Pour les informations de programme, de logistique et de règlement, vous pouvez consulter le site officiel UTPMA et suivre les actualités sur la page UTPMA | Facebook.
Aurillac et le Cantal offrent un cadre chaleureux, avec une ambiance de village trail : bénévoles impliqués, public présent sur les points clés, esprit montagnard authentique. Vous ne venez pas seulement courir, vous venez partager un week-end au cœur du volcan.
Préparez votre course avec rigueur, ajustez votre plan d’entraînement, et laissez-vous porter par le décor : l’Ultra Trail du Puy Mary Aurillac est de ces rendez-vous qui marquent une saison, et souvent une carrière de traileur. Le Cantal vous attend.
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Parcours des différentes distances
Parcours détaillé Ultra Trail du Puy Mary Aurillac 2027 - 28 km
| Dénivelé positif | 873 m |
|---|---|
| Dénivelé négatif | 964 m |
| Altitude min | 618 m |
| Altitude max | 921 m |
Résumé
28,2 km, 873 m de D+, 964 m de D-, un point à point qui ne pardonne rien. Ici, chaque relance compte. Profil nerveux, exigeant, à dompter avec la tête autant qu’avec les jambes.
Profil général
- Distance réelle : 28,2 km
- Dénivelé positif : 873 m
- Dénivelé négatif : 964 m
- Altitude minimale : 618 m
- Altitude maximale : 921 m
- Terrain : 39% route/chemin revêtu, 61% sentier/chemin non revêtu (asphalt, grass_paver, ground, pebblestone, dirt)
Tu dois savoir jouer sur tous les terrains. Les transitions route/sentier sont franches. Prépare tes appuis, adapte ton allure. Ici, la polyvalence fait la différence.
Lieux traversés et repères
- Départ : Velzic (km 0)
- Laroquevieille (km 2,7)
- Lascelle (km 4,6)
- Col « Croix de Cheules » (907 m) : km 4,6
- Retour Velzic (km 10,5)
- Saint-Simon (km 14,5)
- Aurillac (km 24,8)
- Point d’eau : km 28,2
Repère chaque village, chaque col. Le passage à la Croix de Cheules (km 4,6) marque un vrai tournant. Anticipe le manque d’eau : seul un point d’eau à l’arrivée, donc autonomie obligatoire.
Côtes majeures
- Montée du km 1,7 au km 4,0 : 2,3 km, +198 m, pente moyenne 8,7%, max 25,3%. D’entrée, ça pique. Ne pars pas trop vite. Reste sous le seuil, surtout si tu vises la perf. Les pourcentages max cassent le rythme : cadence courte, souffle régulier.
- Descente du km 4,0 au km 7,8 : 3,8 km, -190 m, pente moyenne 4,9%, max 17,9%. Relâche, mais reste vigilant. Les quadris encaissent. Profite pour t’alimenter, mais garde du contrôle.
- Montée du km 7,8 au km 8,9 : 1,1 km, +110 m, pente moyenne 9,9%, max 15,6%. Court mais raide. Ici, tu gagnes du temps si tu sais marcher vite. Ne t’entêtes pas à courir si tu plafonnes.
- Descente du km 8,9 au km 10,6 : 1,7 km, -129 m, pente moyenne 7,5%, max 21,3%. Technique, ça peut glisser. Pose les pieds, reste lucide. Ne lâche pas tout, la course est longue.
- Montée du km 15,0 au km 16,3 : 1,3 km, +77 m, pente moyenne 5,8%, max 9,5%. Milieu de course, la fatigue s’installe. Garde une allure régulière, pense à t’hydrater.
- Descente du km 16,3 au km 17,0 : 0,7 km, -58 m, pente moyenne 8,2%, max 9,9%. Courte, mais attention à la relance derrière.
- Montée du km 18,3 au km 19,8 : 1,5 km, +191 m, pente moyenne 12,9%, max 19,6%. C’est LA bosse. Ici, tout se joue. Gère ton mental, fractionne l’effort. Les femmes, attention à la gestion du fer et à l’alimentation avant cette section.
- Descente du km 19,8 au km 28,2 : 8,4 km, -248 m, pente moyenne 3,0%, max 15,5%. Longue, usante. Ne te désunis pas. Les jambes brûlent, mais c’est là que tu gagnes des places. Reste concentré jusqu’au bout.
Le parcours tronçon par tronçon
Tronçon 1 — km 0,0 à km 4,7
- D+ : 288 m
- D- : 134 m
- Altitude : 705–921 m
- Profil : montée
- Terrain majoritaire : route
Départ nerveux. La route invite à partir vite, mais la montée ne pardonne pas. Garde du jus. La Croix de Cheules t’attend au sommet. Mets-toi dans le rythme, mais ne te crame pas. Les premières minutes conditionnent tout le reste.
Tronçon 2 — km 4,7 à km 9,5
- D+ : 173 m
- D- : 297 m
- Altitude : 723–866 m
- Profil : descente
- Terrain majoritaire : sentier
Place aux appuis. Sentier, descentes, relances. Ici, tu gagnes du temps si tu restes lucide. Ne te laisse pas griser par la pente. Les chutes coûtent cher. Profite pour t’alimenter, mais reste vigilant sur le terrain.
Tronçon 3 — km 9,5 à km 14,1
- D+ : 89 m
- D- : 123 m
- Altitude : 693–742 m
- Profil : vallonné
- Terrain majoritaire : sentier
Vallonné, piégeux. Les relances s’enchaînent, le cardio monte. Gère l’intensité, reste sous le seuil. Ici, la gestion fait la différence. Les femmes, pensez à bien fractionner l’effort, ne vous laissez pas embarquer par le rythme des autres.
Tronçon 4 — km 14,1 à km 18,8
- D+ : 151 m
- D- : 153 m
- Altitude : 674–771 m
- Profil : vallonné
- Terrain majoritaire : sentier
Encore du vallonné, encore des relances. Ici, la tête prend le relais. Garde confiance, reste dans ta bulle. Les jambes piquent, mais c’est normal. Ne lâche rien.
Tronçon 5 — km 18,8 à km 23,5
- D+ : 175 m
- D- : 66 m
- Altitude : 702–867 m
- Profil : montée
- Terrain majoritaire : route
Dernière vraie montée. La route ne pardonne pas, la pente est là. C’est le moment de sortir le mental. Fractionne, marche si besoin, mais ne t’arrête jamais. Ici, tu fais la différence sur ceux qui ont mal géré avant.
Tronçon 6 — km 23,5 à km 28,2
- D+ : 0 m
- D- : 194 m
- Altitude : 618–815 m
- Profil : descente
- Terrain majoritaire : route
Descente finale, longue, usante. Les jambes brûlent, le mental doit prendre le relais. Ne te désunis pas. Garde la cadence, relance jusqu’à la ligne. Le point d’eau t’attend à l’arrivée, mais c’est ta volonté qui te portera jusque-là.
Rédigé à partir du GPX et des données OpenStreetMap
Parcours détaillé Ultra Trail du Puy Mary Aurillac 2027 - 50 km
| Dénivelé positif | 1 897 m |
|---|---|
| Dénivelé négatif | 2 518 m |
| Altitude min | 618 m |
| Altitude max | 1 563 m |
Résumé
51,1 km, 1897 m de D+, 2518 m de D-, un point à point sans répit entre Super Lioran et Aurillac. Un ultra nerveux, exigeant, qui ne pardonne pas l’à-peu-près. Ici, tu gagnes à la tête, pas à la chance.
Profil général
- Distance réelle : 51,1 km
- Dénivelé positif : 1897 m
- Dénivelé négatif : 2518 m
- Altitude minimale : 618 m
- Altitude maximale : 1563 m
- Terrain : 22% route/chemin revêtu, 78% sentier/chemin non revêtu (asphalt, grass, gravel, dirt)
- Difficulté technique : sentier de montagne
Tu dois savoir courir sur tout. Les jambes doivent répondre sur l’asphalte, mais c’est sur le sentier que tu fais la différence. Prépare-toi à changer de rythme, à encaisser les relances, à gérer la fatigue sur terrain instable.
Lieux traversés et repères notables
- Départ à Super Lioran (km 0)
- Sommet Puy de Massebœuf (1395 m) au km 0,7
- Col Col de Font de Cère (1289 m) au km 1,5 — point d’eau
- Refuge Refuge de Meije Coste au km 3,9
- Col Col de Rombière (1582 m) au km 4,6
- Col Col du Gliziou (1350 m) au km 8,9
- Mandailles-Saint-Julien (km 10,5) — point d’eau au km 10,6
- Saint-Julien-de-Jordanne (km 14) — point d’eau au km 13,6
- Saint-Cirgues-de-Jordanne (km 22,1)
- Refuge Refuge de Cabrespine (1356 m) au km 19,9
- Lascelle (km 25,8)
- Velzic (km 32,6)
- Saint-Simon (km 40,3)
- Aurillac (km 48,1)
- Arrivée — point d’eau au km 51,1
Repère tes points d’eau. Anticipe, surtout si la chaleur monte ou si tu sais que tu consommes beaucoup. Ne laisse jamais la soif t’atteindre.
Côtes majeures : où tout se joue
-
Montée du km 1,9 au km 6,0 : 4,1 km, +297 m, pente moyenne 7,3%, max 22,5%.
D’entrée, ça pique. Ne pars pas trop vite. Reste sous le seuil, laisse les autres s’enflammer. Garde du jus pour la suite. -
Descente du km 6,0 au km 13,5 : 7,4 km, -628 m, pente moyenne 8,4%, max 17,6%.
Longue, cassante. Pose le pied, relâche les épaules. Ne te crame pas les quadris. Les erreurs ici se paient cash plus loin. -
Montée du km 13,5 au km 16,4 : 2,9 km, +188 m, pente moyenne 6,5%, max 18,0%.
Remets-toi dans le tempo. Allure régulière, pas de sur-régime. Respire, relance en haut. -
Montée du km 16,9 au km 19,2 : 2,3 km, +423 m, pente moyenne 18,2%, max 27,2%.
Mur. Ici, tout le monde marche. Pose les mains sur les cuisses, cadence courte. Mental d’acier. C’est là que tu gagnes des places. -
Descente du km 21,0 au km 30,7 : 9,7 km, -663 m, pente moyenne 6,8%, max 24,1%.
Technique, longue. Garde de la lucidité. Pieds précis, attention aux appuis. Ne te laisse pas griser par la vitesse. -
Descente du km 31,9 au km 33,6 : 1,7 km, -133 m, pente moyenne 7,9%, max 19,8%.
Courte mais raide. Reste gainé, contrôle la descente. -
Montée du km 41,2 au km 42,7 : 1,5 km, +189 m, pente moyenne 12,6%, max 20,9%.
Dernier gros effort. Si tu as bien géré, tu peux attaquer. Sinon, serre les dents, tout le monde souffre ici. -
Descente du km 42,7 au km 51,1 : 8,4 km, -247 m, pente moyenne 2,9%, max 15,2%.
Finale roulante. Allonge la foulée, va chercher la ligne. Ne lâche rien.
Le parcours, tronçon par tronçon
Tronçon 1 — km 0,0 à km 8,6 (8,6 km) : D+ 496 m, D- 349 m, altitude 1240–1563 m — montée, sentier
Départ tendu. Tu montes direct, sur sentier de montagne. Les premiers kilomètres sont décisifs : ne te laisse pas aspirer par le rythme du peloton. Pose ta foulée, reste lucide. Les passages au Puy de Massebœuf, Col de Font de Cère, Col de Rombière, c’est du costaud. Prends le temps de t’alimenter, même si l’euphorie du départ te pousse à accélérer.
Tronçon 2 — km 8,6 à km 17,1 (8,5 km) : D+ 296 m, D- 619 m, altitude 923–1387 m — descente, route
Changement de registre. Tu bascules sur la route, ça déroule mais ça tape. Profite pour relancer, mais ne te mets pas dans le rouge. Hydrate-toi au passage à Mandailles-Saint-Julien et Saint-Julien-de-Jordanne. Les descentes sur route sollicitent différemment : attention aux chocs, surtout si tu es légère ou si tu as tendance à descendre vite.
Tronçon 3 — km 17,1 à km 25,6 (8,6 km) : D+ 491 m, D- 633 m, altitude 922–1466 m — descente, sentier
Retour au sentier, profil descendant mais exigeant. Les montées courtes et raides alternent avec des descentes techniques. Ici, la gestion de l’intensité est clé. Ne te laisse pas piéger par les relances. Refuge de Cabrespine au km 19,9, pense à t’alimenter. Les appuis doivent rester dynamiques, surtout si le terrain est gras.
Tronçon 4 — km 25,6 à km 34,1 (8,5 km) : D+ 242 m, D- 427 m, altitude 705–922 m — descente, sentier
Tu descends encore, mais la fatigue commence à s’installer. Les cuisses chauffent, le mental doit prendre le relais. Garde une foulée souple, ne subis pas la pente. Les passages à Lascelle et Velzic sont des repères : check ton état, ajuste ton alimentation.
Tronçon 5 — km 34,1 à km 42,7 (8,6 km) : D+ 367 m, D- 238 m, altitude 674–866 m — montée, sentier
C’est le moment de vérité. La montée vers Saint-Simon fait mal, surtout après 35 bornes. Ici, la tête commande. Fractionne mentalement la montée, vise chaque virage, chaque arbre. Si tu es en forme, c’est le moment de gratter des places. Sinon, reste régulière, ne lâche rien.
Tronçon 6 — km 42,7 à km 51,1 (8,5 km) : D+ 5 m, D- 252 m, altitude 618–866 m — descente, route
Dernière ligne droite. Descente sur route, ça déroule mais les jambes sont dures. Allonge la foulée, va chercher tout ce qu’il te reste. Hydrate-toi, même si tu n’as plus soif. L’arrivée à Aurillac, c’est la délivrance. Ne te relâche pas avant la ligne.
Rédigé à partir du GPX et des données OpenStreetMap
Parcours détaillé Ultra Trail du Puy Mary Aurillac 2027 - 112 km
| Dénivelé positif | 5 263 m |
|---|---|
| Dénivelé négatif | 5 262 m |
| Altitude min | 618 m |
| Altitude max | 1 825 m |
Résumé
112 km, 5263 m de D+, une boucle sans répit autour du Puy Mary. Un ultra de montagne pur jus, exigeant, où chaque relance compte. Ici, tu ne subis pas : tu choisis ton effort, tu assumes ton ambition.
Profil général
- Distance réelle : 112,7 km
- Dénivelé positif : 5263 m
- Dénivelé négatif : 5262 m
- Altitude minimale : 618 m
- Altitude maximale : 1825 m
- Terrain : 15% route/chemin revêtu, 85% sentier/chemin non revêtu
- Revêtements : concrete, asphalt, grass, dirt
- Difficulté technique : sentier de montagne
Tu dois savoir courir sur tous les terrains. Les sentiers de montagne ne pardonnent pas : pose de pied, relance, lucidité. La route ne représente qu’un sas, pas un confort. Ici, la technique fait la différence, surtout quand la fatigue s’installe.
Lieux traversés et repères notables
- Départ à Aurillac (km 0)
- Point de vue Motte féodale d'Oyez (km 11,3)
- Marmanhac (km 13,6)
- Lascelle (km 21,2)
- Col de Berganty (1184 m, km 23,7)
- Col d'Aisses (1225 m, km 26,5)
- Thiézac (km 30)
- Col de Lagat (1186 m, km 31,8)
- Point de vue Archange Saint-Michel (km 34,7)
- Point de vue Chapelle Notre-Dame de Consolation (km 34,9)
- Col de la Chèvre (1618 m, km 45,7)
- Col de la Pourtoune (1693 m, km 47,6)
- Point de vue Plomb du Cantal (km 49)
- Albepierre-Bredons (km 50,4)
- Le Rocher du Cerf (1464 m, km 53,3)
- Super Lioran (km 57,3)
- Bec de l'Aigle (1700 m, km 58,8)
- Téton de Vénus (1669 m, km 59,8)
- Col de Rombière (1582 m, km 60,9)
- Col de Cabre (1528 m, km 61,7)
- Mandailles-Saint-Julien (km 63,2) — point d'eau
- Brèche de Rolland (km 64,7)
- Point de vue Le Puy Mary (km 65,7)
- Pas de Peyrol (1588 m, km 66,4)
- La Chapeloune (1686 m, km 69,2)
- Col de Redondet (1640 m, km 69,5)
- Saint-Projet-de-Salers (km 69,6)
- Chavaroche (1739 m, km 70,5)
- Saint-Julien-de-Jordanne (km 75,6)
- Point d'eau (km 75,2)
- Saint-Projet-de-Salers (km 83,3)
- Refuge de Cabrespine (1356 m, km 81,5)
- Lascelle (km 91,7)
- Saint-Simon (km 102)
- Arrivée à Aurillac (km 112,7)
Côtes majeures : où tout se joue
-
Montée du km 17,0 au km 25,3 : 8,2 km, +570 m, pente moyenne 6,9%, max 25,7%.
Ne pars pas trop vite. Reste sous le seuil, cadence régulière. Les pourcentages max piquent : marche active, mains sur les cuisses si besoin. Garde du jus pour la suite. -
Descente du km 33,2 au km 36,5 : 3,3 km, -359 m, pente moyenne 11,0%, max 31,9%.
Technique pure. Pieds agiles, regard loin. Ne te crame pas les quadris, relâche les bras. Ici, la féminine qui ose descendre vite prend l’avantage. -
Montée du km 36,5 au km 49,0 : 12,5 km, +1055 m, pente moyenne 8,4%, max 19,8%.
Le juge de paix. Gère à l’allure, fractionne mentalement. Vise le point de vue « Plomb du Cantal » comme un sommet intermédiaire. Hydrate-toi, mange, ne saute pas d’apport. -
Descente du km 50,6 au km 55,2 : 4,7 km, -554 m, pente moyenne 11,8%, max 28,7%.
Descente cassante. Reste gainé, amortis chaque appui. Ne te laisse pas griser, la course est encore longue. -
Montée du km 56,4 au km 58,9 : 2,5 km, +472 m, pente moyenne 18,9%, max 33,7%.
Mur. Ici, tout le monde marche. Respire, cadence courte, concentre-toi sur l’instant. Sommet « Bec de l’Aigle » en ligne de mire. -
Descente du km 70,5 au km 75,3 : 4,8 km, -794 m, pente moyenne 16,5%, max 27,6%.
Descente longue, très raide. Les cuisses brûlent, la lucidité vacille. Reste propre, ne t’effondre pas. C’est là que la tête prend le relais. -
Montée du km 78,5 au km 80,8 : 2,3 km, +423 m, pente moyenne 18,2%, max 27,2%.
Encore un mur. Ne te compare pas, avance à ton rythme. Ici, la gestion féminine de l’effort fait la différence : régularité, économie, mental. -
Descente du km 82,6 au km 92,1 : 9,5 km, -662 m, pente moyenne 7,0%, max 25,8%.
Longue descente, relance possible. Si tu as bien géré, tu peux grappiller des places. Sinon, protège-toi, pense à la suite.
Le parcours, tronçon par tronçon
Tronçon 1 — km 0,0 à km 18,8
- D+ 738 m, D- 472 m
- Altitude 618–966 m
- Profil vallonné
- Terrain majoritaire : route
Départ rapide, mais ne te laisse pas embarquer. La route invite à l’allure, mais tu dois garder de la réserve. Profite de ce terrain roulant pour t’installer dans ta course, trouver ton rythme, t’alimenter tôt. Premier point de vue à la Motte féodale d’Oyez (km 11,3) : lève la tête, prends confiance.
Tronçon 2 — km 18,8 à km 37,6
- D+ 770 m, D- 842 m
- Altitude 766–1279 m
- Profil vallonné
- Terrain majoritaire : sentier
Changement de registre. Place à la montagne, sentier technique. Les cols de Berganty (km 23,7) et d’Aisses (km 26,5) s’enchaînent. Garde de la lucidité, adapte ta foulée. La descente vers Thiézac (km 30) puis le col de Lagat (km 31,8) demande du relâchement. Les points de vue (km 34,7 et 34,9) offrent une respiration mentale avant la bascule.
Tronçon 3 — km 37,6 à km 56,4
- D+ 1197 m, D- 816 m
- Altitude 814–1825 m
- Profil : montée
- Terrain majoritaire : sentier
Ici, tu entres dans le dur. Montée longue, régulière, usante. Vise le Plomb du Cantal (km 49) comme objectif. Fractionne mentalement, chaque col est une victoire. Les descentes sont techniques, ne te laisse pas piéger. À Albepierre-Bredons (km 50,4), tu bascules, mais la vigilance reste de mise.
Tronçon 4 — km 56,4 à km 75,1
- D+ 1205 m, D- 1475 m
- Altitude 925–1750 m
- Profil vallonné
- Terrain majoritaire : sentier
Enchaînement de sommets et de cols : Bec de l’Aigle (km 58,8), Téton de Vénus (km 59,8), Col de Rombière (km 60,9), Col de Cabre (km 61,7). Les montées sont raides, les descentes cassantes. Point d’eau à Mandailles-Saint-Julien (km 63,2) : recharge, anticipe. Le Puy Mary (km 65,7) et le Pas de Peyrol (km 66,4) marquent un tournant. La Chapeloune (km 69,2), Col de Redondet (km 69,5), sommet Chavaroche (km 70,5) : la haute montagne impose sa loi. Descente très raide vers Saint-Julien-de-Jordanne (km 75,6), point d’eau au km 75,2. Ici, la gestion mentale est clé.
Tronçon 5 — km 75,1 à km 94,0
- D+ 937 m, D- 1108 m
- Altitude 723–1466 m
- Profil vallonné
- Terrain majoritaire : sentier
Les jambes sont lourdes, la tête doit prendre le relais. Montée raide entre km 78,5 et 80,8 : avance, même lentement. Refuge de Cabrespine (km 81,5), Saint-Projet-de-Salers (km 83,3), puis longue descente jusqu’à Lascelle (km 91,7). Si tu as bien géré, tu peux relancer. Sinon, protège-toi, pense à finir debout.
Tronçon 6 — km 94,0 à km 112,7
- D+ 414 m, D- 549 m
- Altitude 618–867 m
- Profil vallonné
- Terrain majoritaire : sentier
Dernier acte. Les faux plats montants font mal, les descentes sont piégeuses. Saint-Simon (km 102), puis retour sur Aurillac (km 112,7). Ne lâche rien. Ici, tout se joue à la volonté. Garde la tête haute, va chercher ta finish line.
Rédigé à partir du GPX et des données OpenStreetMap
Bon à savoir
Comprendre la météo et l’altitude : ce que cela implique pour votre corps
Début juin dans le Cantal. Cela sonne comme le printemps avancé. Mais pour votre corps, c’est parfois une autre histoire.
- Chaleur possible dans les vallées : à Aurillac et dans les parties basses, la température peut monter franchement en journée. Vous pouvez avoir chaud, transpirer beaucoup, vous sentir « écrasé » par le soleil.
- Fraîcheur sur les crêtes : en haut du Plomb du Cantal, du Puy Mary ou du Puy Chavaroche, quelques centaines de mètres de dénivelé suffisent pour perdre plusieurs degrés. Vent, sensations de froid soudain, frissons alors que vous aviez chaud 20 minutes plus tôt.
- Météo changeante : passage de la brume, pluie fine, puis éclaircie. Les orages de montagne ne sont pas rares à cette période. Votre plan doit intégrer l’hypothèse d’une météo « rock’n’roll ».
En clair : vous pouvez courir en tee-shirt dans les vallées. Et grelotter en haut des puys. Votre entraînement doit vous habituer à ces contrastes. Alterner sorties en milieu chaud et sessions où vous acceptez d’avoir un peu froid en haut d’une côte.
Terrain et technicité : préparer vos pieds et vos cuisses
Le Cantal, ce n’est pas un sentier linéaire. C’est un puzzle de terrains qui se succèdent et parfois vous surprennent.
- Sentiers volcaniques et caillouteux : passages pierreux, petits blocs, racines cachées. Chaque foulée doit être posée. Vos chevilles doivent être solides.
- Crêtes exposées : le long des crêtes du volcan, le sol peut être irrégulier, parfois étroit. Vent, vide à proximité, sensation de « marcher dans le ciel » qui peut impressionner quand la fatigue s’installe.
- Chemins herbeux et pâturages : l’herbe peut masquer trous et pierres. En descente, c’est un piège classique pour les chevilles.
- Descentes longues : vers les vallées, les quadriceps prennent cher. La fatigue musculaire s’installe vite si vous n’avez pas travaillé les descentes.
À l’entraînement, pensez à :
- Multiplier les sorties sur terrain varié : sentier, cailloux, herbe, boue.
- Inclure des descentes répétées pour habituer vos cuisses à encaisser plus d’une heure de descente cumulée.
- Travailler la proprioception : exercices sur surface instable, travail pieds nus sur pelouse, pour mieux gérer les appuis dans les passages techniques.
Adapter votre préparation au 28 km (800 m D+)
Un 28 km ici, ce n’est pas un « petit trail du dimanche ». C’est une vraie course de montagne compactée.
- Dénivelé concentré : 800 m D+ sur 28 km, cela signifie des montées parfois raides, puis des sections courables où l’on peut être tenté de se « lâcher ».
- Final exigeant : si vous partez trop vite, le dernier tiers peut devenir interminable, surtout si les descentes vous ont entamé les cuisses.
Pour ce format, vos priorités :
- Sorties de 1h30 à 2h sur terrain vallonné, avec au moins 400 à 600 m D+.
- Apprendre à garder une réserve : partir en « confortable », garder les montées longues en marche active, ne pas se laisser embarquer par les autres.
- Travailler les changements de rythme : alternance montée marchée / descente courue / plat en tempo, pour habituer le cardio à s’adapter.
Une anecdote fréquente sur ce type de format : on voit des coureurs arriver au premier ravitaillement avec le sourire, persuadés d’être « en forme ». Puis les mêmes, une heure plus tard, regard vide, cuisses tétanisées, parce que les descentes les ont surprise. Votre objectif : ne faire partie que de la première catégorie.
Adapter votre préparation au 50 km (1800 m D+)
Le Grand Trail du Lioran, c’est la version concentrée de l’aventure. Moins de kilomètres, mais du vrai dénivelé, avec des passages montagnards.
- Montées régulières mais exigeantes : 1800 m D+ sur 50 km, cela fait plusieurs grandes ascensions cumulées. Cardio sous pression pendant de longues minutes.
- Sections courables : le profil permet de courir longtemps. Justement là où beaucoup se mettent dans le rouge en montée.
Pour le 50 km, pensez à :
- Des sorties longues de 3h à 4h avec du dénivelé (800 à 1200 m D+), pour habituer le corps à maintenir l’effort.
- Un travail spécifique de cotes longues : 10 à 20 minutes de montée continue, à allure contrôlée, pour apprendre à marcher vite ou trottiner sans exploser.
- Des enchaînements de montées / descentes dans la même séance, pour reproduire la fatigue musculaire du jour J.
Ce 50 km a un piège classique : vous avez l’impression que « ça court bien », que le profil est « gentil » par rapport au 112 km. Et puis vous découvrez qu’après 35 km, chaque relance fait mal. Préparez vos jambes à rester actives jusqu’au bout.
Matériel conseillé pour le 50 km
- Chaussures avec bonne accroche en montagne : crampons marqués, semelle protectrice pour les cailloux.
- Bâtons utiles si vous savez les utiliser : ils économisent les jambes en montée.
- Couche coupe-vent légère dans le sac : les crêtes peuvent être fraîches, même par beau temps.
- Ceinture ou petit sac pour porter eau, ravito personnel, et le matériel obligatoire.
Adapter votre préparation au 112 km (5500 m D+)
L’Ultra, c’est une autre dimension. Vous ne venez pas seulement courir. Vous venez vivre une nuit, une journée, parfois un bout de vous-même que vous ne connaissez pas encore.
- 5500 m D+ : une somme de montées qui transforme les jambes en « moteur diesel ».
- 112 km : votre métabolisme est mis à l’épreuve sur la durée. Gestion de la fatigue, du sommeil, du mental.
- Haute montagne à répétition : Plomb du Cantal, Puy Mary, Puy Chavaroche, crêtes et vallées qui se succèdent. Peu de répit.
Pour cette distance, vos axes majeurs :
- Volume hebdomadaire suffisant : plusieurs sorties, dont au moins une très longue, pour habituer votre corps aux heures de course.
- Sorties de nuit à l’entraînement : courir à la frontale, gérer la baisse de vigilance, tester votre matériel.
- Back-to-back : deux sorties longues consécutives sur terrain vallonné pour simuler la fatigue du deuxième jour.
- Travail mental : accepter les moments de doute, les coups de mou, les envies d’abandon. S’y préparer à froid, loin de la course.
Matériel spécifique Ultra (112 km)
- Bâtons fortement recommandés : ils protègent vos quadriceps en montée et en descente, surtout après plusieurs heures.
- Chaussures robustes : protection sous le pied, maintien du médio-pied, accroche sur terrain humide.
- Sac de trail avec capacité suffisante : eau, ravito personnel, vêtements, frontale, trousse de secours minimale.
- Deux systèmes d’éclairage : une frontale principale + une de secours (ou piles de rechange) pour gérer la nuit sans stress.
- Couches modulables : tee-shirt, manchettes, couche thermique légère, coupe-vent imperméable, bonnet ou buff.
Une image fréquente sur ce type d’Ultra : au milieu de la nuit, sur une crête, quelques coureurs marchent en silence, frontales alignées. Certains sourient. D’autres ont les traits tirés. La différence se joue rarement sur « le talent ». Elle se joue sur la préparation, quitte à s’entraîner un soir de pluie quand vous n’en avez pas envie.
Ravitaillements et gestion de l’autonomie
Sur ce type de trail de montagne, les ravitaillements sont des bulles de vie au milieu des heures d’effort.
- Sur le 112 km, plusieurs ravitos complets jalonnent le parcours, avec une base de vie au Lioran. Vous y retrouverez votre sac de délestage : vêtements secs, ravito personnel, éventuellement une autre paire de chaussures.
- Sur le 50 km, les ravitaillements permettent de courir avec un sac plus léger, mais vous devez gérer les portions parfois longues entre deux points.
- Sur le 28 km, le ravitaillement est un repère mental : vous savez que la « deuxième partie » ne se prépare pas seulement avec les jambes, mais aussi par ce que vous mettez dans votre assiette.
À l’entraînement, intégrez :
- Des sorties où vous testez votre nutrition : gels, barres, solides salés, boissons énergétiques.
- La prise régulière d’eau et de calories (toutes les 20 à 30 minutes) sur vos longues sorties.
- Des sessions où vous simulez un ravito : arrêt court, remplissage des flasques, prise de solide, puis reprise de course.
Petit souvenir récurrent sur ce type de course : ce moment où un coureur repart du ravito, le sourire revenu, après avoir mangé un morceau de fromage et bu un bouillon. Ce n’est pas magique. C’est juste une glycémie qui remonte et un mental qui se réallume.
Meneurs d’allure et gestion du rythme
Sur les grandes épreuves de trail comme l’UTPMA, il arrive que des meneurs d’allure soient présents sur certains formats ou sur des temps cibles, mais ces informations varient selon les éditions et les parcours. Avant de compter sur eux, vérifiez les indications de l’organisation pour votre année et votre distance.
Qu’il y ait des meneurs ou non, votre sécurité principale reste votre propre gestion d’allure :
- Vous devez connaître votre rythme « facile » : celui où vous pouvez parler sans être essoufflé.
- Vous devez identifier vos signaux d’alerte : cœur qui s’emballe en montée, jambes dures, respiration courte.
- Vous devez accepter de ralentir tôt, même si le chrono vous semble « conservateur ».
Un meneur d’allure peut être un repère précieux. Mais il n’est pas dans vos jambes, ni dans votre tête. Votre vrai meneur d’allure, c’est votre capacité à rester honnête avec vous-même.
Spécificités féminines : un vrai levier de performance
L’UTPMA met les femmes à l’honneur. Sur le terrain, cela se voit : beaucoup de coureuses finissent avec une gestion exemplaire de la course.
- Renforcement ciblé : bassin, hanches, chaînes postérieures. Cela stabilise genoux et dos en descente, là où les blessures apparaissent souvent après plusieurs heures.
- Gestion du fer et du cycle : sur un Ultra, la fatigue liée à une carence en fer ou à un cycle mal anticipé peut être décisive. Un bilan en amont, une adaptation de la nutrition, peuvent changer votre course.
- Hydratation régulière : les coups de fatigue soudains, les crampes, sont souvent liés à une hydratation insuffisante ou déséquilibrée.
Il y a une scène qu’on voit souvent à l’arrivée : une coureuse qui franchit la ligne, épuisée mais droite, avec un regard calme. Elle n’a pas « forcé » son plan. Elle l’a respecté, ajusté, parfois réinventé en route. C’est cette intelligence de course que votre préparation doit chercher.
Derniers détails matériels et pratiques pour le jour J
Quelques éléments font la différence entre une course subie et une course maîtrisée :
- Protection solaire : crêtes, haute montagne, neige résiduelle parfois au loin. Le soleil tape. Casquette, lunettes, crème solaire sont vos alliés.
- Gestion des mains : gants légers pour le froid et les passages où vous posez les mains sur des rochers (brèche de Rolland, crêtes).
- Organisation du sac : tout doit être accessible sans fouiller pendant 2 minutes. Une poche pour les déchets, une pour les ravitos, une pour les vêtements.
- Plan B météo : un scénario pour la chaleur (plus d’eau, plus de électrolytes) et un pour le froid (couches supplémentaires, rythme plus prudent).
Et puis il y a ce geste simple : la veille, poser votre matériel au sol, visualiser la course, imaginer votre passage sur les crêtes, vos moments de doute, votre arrivée à Aurillac. Ce n’est pas seulement de la logistique. C’est une façon de faire déjà un bout du chemin, avant même de prendre le départ.
Météo attendue le jour J à Aurillac
Estimez votre temps de course
Questions réponses
En 2027, l’Ultra Trail du Puy Mary Aurillac 114 km proposera environ 114 km pour 5 500 m D+, en solo ou en duo, au départ d’Aurillac, les 11 et 12 juin 2027. Le tracé relie la place des Carmes aux sommets du Cantal (Puy Mary, Plomb du Cantal, secteur du Lioran…), avec de longues montées, des descentes raides et des crêtes volcaniques exposées. C’est un ultra exigeant mais splendide, avec terrain herbeux, pierreux et parfois humide : il faut le préparer comme une vraie course de montagne.
L’UTPMA 114 km est une course de montagne très exigeante : 5 500 m D+ sur terrain technique (crêtes volcaniques, passages exposés, descentes raides) demandent une solide expérience en trail long et une bonne résistance mentale. Le temps maximal de course est fixé à 27 heures, ce qui laisse de la marge mais impose de savoir gérer effort nocturne, météo changeante et alimentation régulière. Pour s’inscrire à l’Ultra, l’organisation demande d’avoir déjà terminé des courses permettant d’atteindre un minimum de points, preuve du niveau requis.
Avec 114 km et 5 500 m D+, il est crucial de partir très en dedans : viser une allure confortable dès le départ nocturne d’Aurillac, en marchant les montées longues et en restant prudent dans les premières descentes techniques. Les ravitaillements sont répartis sur le parcours (exacts à vérifier sur le site UTPMA avant la course), il faut donc prévoir une stratégie : manger toutes les 30–45 minutes, alterner eau et boisson énergétique, et remplir systématiquement les flasks avant chaque section longue ou exposée. Votre plan d’entraînement doit intégrer des sorties avec test d’allure et de nutrition.
Le profil montagne (volcan du Cantal, crêtes ventées, terrain pierreux et herbeux) impose un matériel de trail long sécurisé. Prévoyez des chaussures accrocheuses adaptées à 100 km+, une veste imperméable et coupe-vent, une seconde couche chaude pour la nuit, une frontale fiable avec batterie de secours (départ souvent en soirée), des bâtons pour les longues montées, ainsi qu’un sac de 5–10 L pour alimentation et eau. Vérifiez la liste officielle de matériel obligatoire sur le site de l’UTPMA et entraînez-vous avec exactement le matériel que vous utiliserez le jour J.
Pour arriver serein sur l’Ultra Trail du Puy Mary Aurillac 2027, vous pouvez créer votre plan sur preparun.com. Deux plans personnalisés sont proposés : le Starter Run, gratuit, idéal pour démarrer la préparation, structurer vos semaines et installer le volume progressivement ; et la Finisher Line, un plan complet et payant, conçu pour vous amener prêt le jour J. Les deux sont PERSONNALISÉS selon votre âge, votre niveau, votre objectif et votre nombre de sorties hebdomadaires, et adaptés aux 114 km et 5 500 m D+ de l’UTPMA. Créez votre plan sur preparun.com pour bâtir une préparation vraiment sur mesure.
Préparez votre course en 7 questions
Ultra Trail du Puy Mary Aurillac 2027 ne s’improvise pas. Que vous soyez engagé sur le 112 km, le 50 km ou le 28 km, vous allez affronter un terrain de montagne, des sommets emblématiques du Cantal et un dénivelé qui ne pardonne pas les erreurs de gestion.
Pour profiter de cette aventure plutôt que de la subir, un plan d’entraînement adapté est indispensable : volume, travail en côte, gestion de l’allure, stratégie de ravitaillement. Sur Preparun, vous pouvez commander un plan sur mesure, calibré sur votre niveau et vos objectifs, pour arriver sur la ligne de départ serein, prêt à vivre pleinement votre UTPMA.
Ultra Trail du Puy Mary Aurillac 2027
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