Informations sur la course
Ultra Trail des Fontaines 2027 propose 5 épreuves de 7 à 105 km, le 6 février 2027 à Lamagdelaine.
| Épreuve | Distance | Dénivelé | Altitude |
|---|---|---|---|
| 7 km | 7 km | +200 m | — |
| 14 km | 14 km | +500 m | — |
| 33 km | 33 km | +999 m / −1 000 m | 154 – 268 m |
| 44 km | 44 km | +1 466 m / −1 460 m | 132 – 286 m |
| 105 km | 105 km | +4 000 m | — |
Vous êtes inscrit à l’Ultra Trail des Fontaines 2027. C’est déjà un engagement fort, presque intime, avec ces sentiers du Lot qui serpentent autour de Cahors. La question qui se pose maintenant n’est plus « si » vous serez sur la ligne de départ, mais « comment » vous y arriverez : préparé, lucide, capable d’écouter votre corps tout au long de la journée… et parfois de la nuit.
Je suis Antoine Morel, et si je devais résumer ce rendez-vous au Montat, je parlerais d’un trail de caractère, qui ne se donne pas au premier venu, mais qui sait récompenser ceux qui respectent la distance, le relief et la saison.
Ultra Trail des Fontaines 2027 : un parcours exigeant au cœur du Quercy
L’Ultra Trail des Fontaines se court depuis le village du Montat, dans le Lot, à quelques kilomètres de Cahors, sur ces plateaux calcaires typiques du Quercy où alternent monotraces, causses ouverts, sous-bois et passages plus roulants. On y trouve ces fameux murets en pierres sèches, les gariottes, les fontaines et le passage emblématique par le Mont Saint-Cyr qui domine Cahors.
Les formats proposés en 2027 sont variés, mais tous ont en commun un terrain très majoritairement en sentiers et chemins, avec un pourcentage important de monotraces parfois techniques, surtout en hiver.
- UTDF 105 km – environ 4000 m D+ : l’ultra de référence, du Montat vers Cahors puis retour, en passant par les fontaines, les murets et le Mont Saint-Cyr.
- Marathon du Malbec – 44 km – 1600 m D+ : un vrai trail long, vallonné, avec de nombreuses relances.
- Belcours Trail – 33 km – 1200 m D+ : format « trail court long », exigeant pour qui veut courir régulièrement.
- Rose Marie Trail – 14 km – 500 m D+ : profil nerveux, souvent couru de jour mais aussi décliné en nocturne le samedi soir.
- Trail des Combettes – 7 km – 200 m D+ : entrée en matière idéale, parfaite pour découvrir le terrain local.
L’événement porte un label FFA Trail (bronze) et les parcours sont certifiés ITRA, avec index UTMB pour certaines épreuves. En pratique, cela signifie des tracés sérieux, des barrières horaires réfléchies et une organisation rodée par les années.
Préparer l’Ultra Trail des Fontaines 2027 : bâtir une base solide
Pour bien préparer l’Ultra Trail des Fontaines 2027, il faut partir d’une évidence : début février, au cœur du Lot, vous ne jouerez pas seulement avec le dénivelé, mais aussi avec le froid, l’humidité, parfois la boue, parfois le gel. Votre plan d’entraînement doit intégrer ces dimensions, au même titre que la distance ou la VMA.
Sur le 105 km (4000 m D+), la priorité absolue est l’endurance de base : être capable d’enchaîner des heures de course/marche sans s’effondrer. Cela passe par :
- une sortie longue hebdomadaire qui monte progressivement jusqu’à 5–7 h pour l’ultra, 3–4 h pour le 44 km, 2h30–3 h pour le 33 km ;
- un travail régulier de D+ (montées marchées dynamiques, descentes contrôlées) pour cumuler du dénivelé sans se blesser ;
- des blocs de deux jours consécutifs (samedi / dimanche) pour simuler la fatigue accumulée.
Les formats plus courts, 14 km (500 m D+) et 7 km (200 m D+), demandent davantage de travail de rythme et de relance : séances de côtes courtes, fartlek sur terrain vallonné, séances tempo de 20 à 40 minutes, tout en gardant un socle d’endurance.
Un plan d’entraînement adapté à l’Ultra Trail des Fontaines permet d’orchestrer intelligemment ces séances avec vos réalités : âge, historique de blessures, temps disponible, capacité de récupération. C’est là que se joue la différence entre une simple succession de sorties et une préparation pensée pour la longévité.
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Sur ce type d’épreuve, l’entraînement ne se résume pas à « courir plus ». Il s’agit plutôt de construire une sorte d’accord équilibré entre charge, récupération et vie personnelle. J’ai vu plus d’un coureur arriver cramé moralement avant d’être fatigué physiquement, simplement parce qu’il avait voulu calquer une préparation « standard » sur une vie qui ne l’était pas.
UTDF 105, 44, 33, 14 et 7 km : quels axes d’entraînement prioritaires ?
Si l’on entre un peu plus dans le détail, la préparation de l’Ultra Trail des Fontaines gagne à être différenciée selon la distance.
Sur 105 km – 4000 m D+ : gestion du long et de la nuit
- Endurance fondamentale dominante : 70–80 % des kilomètres doivent être courus à allure confortable, où vous pouvez discuter sans être essoufflé.
- Travail de D+ : séances de montées marchées (3 à 10 minutes) avec bâtons si vous comptez les utiliser, en cherchant le geste économique.
- Simulations de nuit : au moins 2–3 sorties en soirée, frontal allumée, sur terrain irrégulier, pour habituer le regard et le mental.
- Nutrition à l’entraînement : tester boissons, gels, aliments solides sur vos sorties longues, pour éviter les surprises gastriques le jour J.
- Renforcement : gainage, travail de la chaîne postérieure (ischios, fessiers, lombaires) 1 à 2 fois par semaine pour prévenir les douleurs de fin de course.
Sur 44 km – 1600 m D+ : un marathon trail très complet
- Allure spécifique : sorties de 2–3 h avec des portions courues à l’allure visée le jour de la course.
- Côtes longues : répétitions de 6–10 minutes en montée, à allure soutenue mais maîtrisée, pour apprendre à gérer les longues bosses sans exploser.
- Descentes : focaliser sur la technique, la pose de pied, la cadence, plutôt que la vitesse pure ; les quadriceps vous remercieront.
Sur 33 km – 1200 m D+ et 14/7 km : intensité maîtrisée
- Pour 33 km : mix d’endurance, de seuil (10 à 20 minutes à allure soutenue) et de côtes variées ; l’enjeu est d’apprendre à relancer souvent.
- Pour 14 km : si vous avez un peu d’expérience, intégrer des séances de VMA courte et des côtes explosives, tout en gardant une sortie longue d’au moins 1h45–2 h.
- Pour 7 km : privilégier le travail de vitesse en côte et sur terrain vallonné, sans négliger la technique de descente.
Pour tous, une vérité demeure : l’Ultra Trail des Fontaines 2027 se court mieux avec un corps disponible qu’avec un corps transformé en collection de douleurs. Ce qui signifie : planifier du repos, des semaines allégées, écouter les signaux faibles (tendons, sommeil, irritabilité).
Le jour J, votre alimentation fait la différence
Avant, pendant et après la course : un plan d'alimentation personnalisé est disponible en complément de votre plan d'entrainement
Matériel, terrain et gestion de course : les pièges à éviter
Les sentiers autour du Montat et de Cahors sont souvent pierreux, parfois glissants quand l’humidité s’en mêle. L’hiver peut rendre certaines sections boueuses le matin puis plus dures l’après-midi. Votre choix de matériel n’est pas anecdotique.
- Chaussures : privilégiez un modèle de trail avec bon maintien latéral et accroche correcte sur terrain mixte (pierre, terre, feuilles humides). Pas forcément les crampons les plus agressifs, mais une semelle fiable.
- Textile : système de couches (base layer respirant, couche thermique légère, veste imperméable si la météo l’exige). Les variations de température peuvent être marquées du matin au soir.
- Matériel obligatoire : couverture de survie, sifflet, téléphone chargé, réserve d’eau (1 litre minimum pour Marathon et Ultra), réserve alimentaire, frontale pour les sections nocturnes, parfois frontale de rechange pour l’UTDF, haut manches longues et veste de pluie.
- Bâtons : autorisés sur l’UTDF et le Marathon du Malbec ; si vous les utilisez, entraînez-vous avec, y compris en descente.
La gestion de course est un autre point clé. Sur 105 km ou 44 km, partir trop vite coûte cher, surtout sur ces profils en « montagnes russes ». Mieux vaut perdre quelques minutes sur les 20 premiers kilomètres et arriver lucide pour gérer les dernières bosses. Sur 33, 14 ou 7 km, le piège inverse consiste à partir à bloc sans respecter les premières côtes, et à subir la fin.
Une bonne stratégie consiste à définir des zones d’effort plutôt que des allures fixes :
- marcher toutes les côtes longues, même si vous pourriez courir au début ;
- courir « facile » sur le plat, sans forcer la cadence ;
- descendre avec une foulée active mais fluide, sans « planter » le talon dans chaque marche.
C’est cette intelligence de course, patiemment construite à l’entraînement, qui vous permettra de profiter pleinement des points de vue sur Cahors depuis le Mont Saint-Cyr, plutôt que de les traverser la tête dans le guidon.
Sommeil, nutrition, récupération : la préparation invisible
Sur un ultra hivernal, la fatigue ne vient pas seulement des kilomètres. Elle vient aussi des nuits écourtées par le stress, des journées de travail enchaînées avec les sorties, de l’alimentation un peu négligée. J’ai appris à la dure qu’on ne « rattrape » pas un déficit de sommeil en avalant un café avant le départ.
- Sommeil : les 10 à 15 jours précédant la course, viser une régularité horaire, quelques nuits vraiment récupératrices et limiter les écrans tardifs.
- Nutrition au quotidien : privilégier la simplicité – légumes, féculents complets, bonnes sources de protéines, hydratation régulière – plutôt que de changer toute votre alimentation le dernier mois.
- Nutrition en course : tester à l’entraînement ce que vous prendrez aux ravitaillements (solide et liquide). Les ravitos du trail des Fontaines sont généralement bien fournis, mais c’est à vous de savoir ce que votre estomac accepte.
- Récupération : intégration de jours sans course, éventuellement un peu de vélo souple ou de marche, étirements doux, auto-massage. Pas de séance « rattrapage » après un entraînement manqué.
Ultra Trail des Fontaines 2027 : informations pratiques essentielles
L’Ultra Trail des Fontaines 2027 se déroule au Montat (46090), dans le département du Lot, en région Occitanie, non loin au sud de Cahors. L’organisateur est Montathlon Organisation.
Vous trouverez le détail des horaires de départ, des consignes de sécurité et du règlement sur le site officiel de l’Ultra Trail des Fontaines ainsi que sur la page dédiée WeRun.
Les inscriptions s’effectuent en ligne et le retrait des dossards se fait sur place. Pensez à vérifier régulièrement la liste du matériel obligatoire sur le site officiel, car elle peut évoluer en fonction des conditions météo attendues.
Au-delà des chiffres et des profils GPX, ce week-end au Montat est surtout une atmosphère : celle d’un village de trail où se croisent ultra-marathoniens, coureurs de 7 km, randonneurs et canitraileurs. Chacun à son rythme, mais tous avec le même fil rouge : partager ces sentiers du Quercy en hiver, dans le respect de la distance et de soi-même.
Je vous souhaite une belle aventure sur l’Ultra Trail des Fontaines 2027, que ce soit sur 105 km ou sur les formats plus courts, et de savourer ces paysages du Lot qui, lorsqu’on prend le temps de les regarder, donnent souvent à la course un goût un peu différent.
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Parcours des différentes distances
Parcours détaillé Ultra Trail des Fontaines 2027 - 33 km
| Dénivelé positif | 999 m |
|---|---|
| Dénivelé négatif | 1 000 m |
| Altitude min | 154 m |
| Altitude max | 268 m |
Résumé
Boucle exigeante de 32,5 km pour 999 m de dénivelé positif, l’Ultra Trail des Fontaines 2027 vous invite à traverser le temps et la fatigue, sur un parcours où chaque relance compte et où la sagesse du rythme s’impose.
Profil général
- Distance réelle : 32,5 km
- Dénivelé positif : 999 m
- Dénivelé négatif : 1000 m
- Altitude minimale : 154 m
- Altitude maximale : 268 m
- Forme : boucle
- Nature du terrain (sur 40% du tracé) : 25% route/chemin revêtu, 75% sentier/chemin non revêtu
Ce profil ne pardonne pas l’improvisation. Les variations d’altitude, modestes en apparence, s’accumulent. La diversité du terrain, même partiellement connue, impose de rester attentif à chaque appui. Ici, la gestion de l’effort se joue autant dans la tête que dans les jambes.
Lieux traversés
- Départ au Montat (km 0)
- Cahors (km 18,7)
- Retour au Montat (km 23,6)
- Point d’eau au km 32,5
Peu de repères urbains, beaucoup de solitude. Le passage à Cahors, au cœur de la boucle, marque un tournant. Le retour au Montat, lui, a le goût de la persévérance. Le seul point d’eau recensé se trouve à l’arrivée : il faudra anticiper, ne jamais négliger l’hydratation, surtout si la météo s’en mêle.
Côtes majeures
-
Descente du km 14,6 au km 17,0 : 2,5 km, -83 m, pente moyenne 3,4%, pente max 11,3%.
Une descente qui invite à relâcher, mais attention à ne pas s’emballer. Les quadriceps encaissent, la lucidité doit rester intacte. -
Montée du km 17,0 au km 18,1 : 1,0 km, +91 m, pente moyenne 8,7%, pente max 12,4%.
Un mur court mais intense. Ici, il faut accepter de marcher si le cœur s’emballe. L’expérience enseigne que l’humilité prolonge la course. -
Descente du km 20,9 au km 22,3 : 1,4 km, -96 m, pente moyenne 6,7%, pente max 19,5%.
Technique, piégeuse. Les appuis doivent rester sûrs, surtout si la fatigue s’installe. Gardez de la réserve pour la suite. -
Montée du km 22,3 au km 23,5 : 1,2 km, +89 m, pente moyenne 7,4%, pente max 16,8%.
La pente se cabre, le souffle se fait court. C’est souvent là que l’on sent si la préparation a été juste. Restez à l’écoute de vos sensations. -
Descente du km 24,8 au km 25,4 : 0,7 km, -70 m, pente moyenne 10,3%, pente max 17,7%.
Courte mais raide. Les chevilles sont sollicitées, la vigilance est de mise. -
Montée du km 25,4 au km 26,1 : 0,6 km, +85 m, pente moyenne 13,9%, pente max 19,5%.
Un passage brutal. Ici, chaque pas compte. Ne vous laissez pas happer par la pente, avancez avec économie. -
Descente du km 26,1 au km 27,9 : 1,9 km, -106 m, pente moyenne 5,7%, pente max 11,3%.
La descente peut sembler facile, mais la fatigue rend tout plus glissant. Restez lucide, gardez le contrôle. -
Montée du km 27,9 au km 29,9 : 2,0 km, +100 m, pente moyenne 5,0%, pente max 11,5%.
La dernière vraie montée. C’est là que l’on puise dans ses réserves, que l’on mesure la justesse de sa gestion. Ne lâchez rien, mais ne forcez pas inutilement.
Le parcours tronçon par tronçon
Tronçon 1 — du km 0,0 au km 5,4
- Distance : 5,4 km
- D+ 158 m, D- 163 m
- Altitude : 207–267 m
- Profil : vallonné
- Terrain majoritaire : route
Le départ du Montat donne le ton. Les premiers kilomètres sur route invitent à la prudence. L’envie de partir vite est grande, mais il faut déjà penser à la suite. Laissez les jambes se chauffer, observez votre respiration. Ici, la régularité prime sur l’euphorie du départ.
Tronçon 2 — du km 5,4 au km 10,9
- Distance : 5,5 km
- D+ 86 m, D- 143 m
- Altitude : 199–264 m
- Profil : vallonné
Le terrain reste joueur, les bosses s’enchaînent. C’est le moment de trouver votre rythme de croisière. Ne vous laissez pas griser par les descentes, gardez de la fraîcheur pour les kilomètres à venir. Pensez à boire, même si la soif ne se fait pas sentir.
Tronçon 3 — du km 10,9 au km 16,3
- Distance : 5,4 km
- D+ 131 m, D- 149 m
- Altitude : 179–258 m
- Profil : vallonné
Les jambes commencent à sentir le travail. Les montées s’allongent, les descentes deviennent plus techniques. Ici, la gestion de l’allure est cruciale. N’hésitez pas à marcher sur les pentes les plus raides. L’expérience enseigne que l’économie d’énergie est la clé de la longévité sur ultra.
Tronçon 4 — du km 16,3 au km 21,7
- Distance : 5,4 km
- D+ 192 m, D- 124 m
- Altitude : 173–266 m
- Profil : vallonné
- Terrain majoritaire : sentier
Le passage à Cahors (km 18,7) marque un cap. Les sentiers dominent, la technicité s’invite. Les appuis deviennent plus incertains, la concentration doit rester maximale. Les montées et descentes s’enchaînent, parfois abruptes. C’est souvent là que l’on commence à puiser dans ses réserves mentales. Pensez à manger régulièrement, même si l’appétit n’est plus là.
Tronçon 5 — du km 21,7 au km 27,1
- Distance : 5,4 km
- D+ 235 m, D- 291 m
- Altitude : 162–261 m
- Profil : vallonné
- Terrain majoritaire : sentier
Retour au Montat (km 23,6), mais la course est loin d’être terminée. Les montées se font plus raides, les descentes plus cassantes. Les muscles tirent, la lucidité vacille parfois. C’est ici que la préparation mentale prend tout son sens. Ralentissez si besoin, écoutez votre corps. L’ultra, c’est aussi savoir temporiser pour durer.
Tronçon 6 — du km 27,1 au km 32,5
- Distance : 5,4 km
- D+ 194 m, D- 126 m
- Altitude : 154–268 m
- Profil : vallonné
- Terrain majoritaire : sentier
Les derniers kilomètres sont souvent les plus longs. Les montées s’étirent, les descentes sollicitent les articulations. Le point d’eau n’arrive qu’à l’arrivée (km 32,5) : il faut gérer ses réserves jusqu’au bout. Ici, chaque pas est une victoire sur soi-même. Pensez à votre récupération, à la qualité de votre sommeil les jours précédents. L’ultra, c’est une histoire de patience, de respect du corps, et d’humilité face à la distance.
Rédigé à partir du GPX et des données OpenStreetMap
Parcours détaillé Ultra Trail des Fontaines 2027 - 44 km
| Dénivelé positif | 1 466 m |
|---|---|
| Dénivelé négatif | 1 460 m |
| Altitude min | 132 m |
| Altitude max | 286 m |
Résumé
Boucle de 44,3 km pour 1466 m de dénivelé positif, l’Ultra Trail des Fontaines 2027 impose le respect. Un parcours qui ne se livre pas d’un bloc, mais s’apprivoise, tronçon après tronçon, entre route et sentier, entre patience et lucidité.
Profil général
- Distance réelle : 44,3 km
- Dénivelé positif : 1466 m
- Dénivelé négatif : 1460 m
- Altitude minimale : 132 m
- Altitude maximale : 286 m
- Nature du terrain (70% du tracé) : 36% route/chemin revêtu, 64% sentier/chemin non revêtu ; revêtements : gravel, concrete
Ce profil ne laisse pas de place à l’improvisation. Les variations d’altitude, sans jamais tutoyer les cimes, usent à la longue. La diversité du terrain, entre le confort relatif du béton et la rudesse du gravel, impose une adaptation constante. Ici, la gestion de l’allure prime sur la fougue. L’expérience enseigne que l’on ne gagne rien à s’enflammer sur les premiers kilomètres.
Lieux traversés et repères notables
- Départ au Montat (km 0) — point d’eau disponible. Profitez-en, l’hydratation ne se rattrape jamais.
- Cahors (km 11,9) — la ville marque un cap, souvent un moment de recentrage. Laissez-vous porter par l’ambiance, mais gardez la tête froide.
- Point de vue du Mont Saint-Cyr sur Cahors (km 19,5) — un panorama qui coupe le souffle, parfois plus que la pente elle-même. Prenez le temps d’un regard, mais ne vous laissez pas happer par la tentation de la pause prolongée.
- Sommet du Mont Saint-Cyr (266 m, km 19,9) — un passage symbolique, souvent venté, où l’on mesure le chemin parcouru et celui qui reste à accomplir.
- Retour au Montat (km 35) — la boucle se referme, mais il reste encore à puiser dans ses réserves.
Côtes majeures
-
Montée du km 8,7 au km 9,6 (0,9 km, +91 m, pente moyenne 9,6%, max 12,4%)
Une rampe courte mais franche. Ici, il faut accepter de ralentir, de marcher si besoin. L’orgueil n’a pas sa place. Restez à l’écoute de vos sensations, économisez vos quadriceps. -
Descente du km 17,0 au km 18,7 (1,7 km, -124 m, pente moyenne 7,5%, max 11,6%)
Les descentes usent autant que les montées. Relâchez le haut du corps, posez le pied avec souplesse. Les chocs répétés se paient cher sur la fin. -
Montée du km 18,7 au km 22,2 (3,5 km, +140 m, pente moyenne 3,9%, max 25,4%)
Longue, irrégulière, parfois cassante. La pente maximale de 25,4% surprend. Ne vous laissez pas piéger : fractionnez mentalement, avancez de repère en repère. Ici, la nutrition joue un rôle clé. Un gel ou une barre avant d’attaquer peut faire la différence. -
Descente du km 23,8 au km 25,1 (1,3 km, -100 m, pente moyenne 7,7%, max 14,5%)
Technique, parfois piégeuse. Gardez la lucidité, surtout si la fatigue s’installe. Les chevilles doivent rester vigilantes. -
Montée du km 25,1 au km 27,4 (2,3 km, +109 m, pente moyenne 4,7%, max 10,5%)
Une montée de milieu de course, là où le mental commence à prendre le relais du physique. Restez régulier, ne cherchez pas à combler un éventuel retard. -
Descente du km 32,9 au km 34,3 (1,4 km, -95 m, pente moyenne 6,6%, max 19,5%)
La pente maximale de 19,5% impose le respect. Ralentissez, même si l’envie de relancer est forte. Les erreurs ici se paient sur les derniers kilomètres. -
Descente du km 38,0 au km 39,9 (1,9 km, -106 m, pente moyenne 5,7%, max 11,3%)
La fatigue est là, les appuis deviennent moins sûrs. Pensez à votre posture, à votre respiration. Un pas après l’autre. -
Montée du km 39,9 au km 41,9 (2,0 km, +100 m, pente moyenne 5,0%, max 11,5%)
Dernier effort significatif. C’est souvent ici que l’on puise dans ses souvenirs d’entraînement, dans les raisons profondes qui vous ont amené sur cette ligne de départ. Ne lâchez rien, mais ne vous brûlez pas non plus.
Le parcours, tronçon par tronçon
Tronçon 1 — km 0 à km 7,4 (7,4 km)
D+ 124 m, D- 192 m, altitude 191–269 m. Profil vallonné, terrain majoritaire route.
Les premiers kilomètres sont trompeurs. La route invite à dérouler, mais il faut se retenir. L’expérience enseigne que l’on ne gagne rien à partir trop vite. Profitez du point d’eau au départ, mais ne surchargez pas votre estomac. Restez à l’écoute de votre souffle, de vos appuis. Le corps doit s’échauffer, l’esprit s’installer dans la durée.
Tronçon 2 — km 7,4 à km 14,8 (7,4 km)
D+ 230 m, D- 205 m, altitude 173–273 m. Profil vallonné, terrain majoritaire route.
Les montées se font plus présentes, notamment celle du km 8,7 au km 9,6. Ici, la gestion de l’effort prend tout son sens. Ne vous laissez pas griser par la facilité relative du revêtement. Pensez à vous alimenter régulièrement, même si la faim ne se fait pas sentir. La régularité prime sur la vitesse.
Tronçon 3 — km 14,8 à km 22,1 (7,4 km)
D+ 291 m, D- 234 m, altitude 132–273 m. Profil vallonné, terrain majoritaire route.
L’approche de Cahors marque un tournant. Les descentes, comme celle du km 17,0 au km 18,7, sollicitent les quadriceps. La montée vers le Mont Saint-Cyr (km 18,7 à km 22,2) est longue, parfois brutale. Fractionnez l’effort, pensez à votre hydratation. Un regard sur le point de vue du Mont Saint-Cyr (km 19,5) peut redonner du courage. Mais ne vous attardez pas trop : la route est encore longue.
Tronçon 4 — km 22,1 à km 29,5 (7,4 km)
D+ 227 m, D- 284 m, altitude 175–286 m. Profil vallonné, terrain majoritaire sentier.
Le changement de terrain se fait sentir. Les appuis deviennent plus incertains, la vigilance s’impose. Les descentes techniques, comme celle du km 23,8 au km 25,1, réclament de la lucidité. Ici, la fatigue commence à s’installer. Pensez à varier votre alimentation, à écouter vos sensations. Un conseil : ne vous focalisez pas sur la montre, mais sur votre état intérieur.
Tronçon 5 — km 29,5 à km 36,9 (7,4 km)
D+ 316 m, D- 288 m, altitude 162–269 m. Profil vallonné, terrain majoritaire sentier.
Les montées et descentes s’enchaînent, notamment la montée du km 25,1 au km 27,4 et la descente du km 32,9 au km 34,3. Ici, la gestion du sommeil et de la nutrition, en amont de la course, prend tout son sens. Les jambes sont lourdes, le mental vacille parfois. Restez concentré sur votre foulée, sur votre respiration. Un pas après l’autre, sans précipitation.
Tronçon 6 — km 36,9 à km 44,3 (7,3 km)
D+ 278 m, D- 258 m, altitude 154–268 m. Profil vallonné, terrain majoritaire route.
Le retour sur route peut sembler plus facile, mais la fatigue accumulée change la donne. La descente du km 38,0 au km 39,9 puis la montée finale du km 39,9 au km 41,9 sont décisives. Ici, la lucidité est votre meilleure alliée. Pensez à votre posture, à votre souffle. Ne cherchez pas à rattraper le temps perdu. L’important, c’est d’aller au bout, avec intelligence et respect pour votre corps. La ligne d’arrivée n’est pas une délivrance, mais l’aboutissement d’un cheminement intérieur.
Rédigé à partir du GPX et des données OpenStreetMap
Bon à savoir
Informations utiles pour préparer l’Ultra Trail des Fontaines 2027
Pour vous préparer intelligemment, gardez en tête une chose simple : ici, le terrain et la fatigue cumulative comptent autant que le kilométrage. Les parcours se déroulent surtout sur des sentiers et monotraces, avec un profil très typé Quercy, donc du caillou, des relances et des portions techniques qui demandent de la lucidité jusqu’au bout.
Terrain et difficulté réelle
- Le relief est fait de bosses courtes et répétées, de descentes à gérer avec précision, et de portions roulantes qui peuvent piéger si vous vous emballez.
- Le sol est souvent pierreux, avec un caractère aride et caillouteux sur certaines sections, ce qui rend l’accroche et la stabilité très importantes.
- Les parcours passent majoritairement sur chemins et monotraces, avec une dominante très nette de sentiers techniques.
- Sur les plus longues distances, les montées sèches et les descentes typiques du causse imposent de savoir marcher vite, puis relancer sans s’user.
Météo et conditions à anticiper
- En février, attendez-vous à une ambiance de trail hivernal : fraîcheur marquée, humidité possible, et alternance fréquente entre terrain sec, gras ou glissant selon les épisodes météo.
- Les sections boisées ou peu exposées peuvent rester humides plus longtemps, ce qui augmente le risque de glissade dans les appuis.
- Le vent et les écarts de température peuvent rendre le départ très différent du cœur de journée. Le système de couches est donc vraiment utile.
Matériel à prévoir selon les formats
- Sur toutes les courses, pensez au gobelet réutilisable et au dossard porté à l’avant si vous êtes sur une épreuve chronométrée.
- Sur les formats de nuit, la frontale en état de marche est indispensable.
- Pour le 44 km et le 105 km, prévoyez au minimum : couverture de survie, sifflet, téléphone chargé, 1 litre d’eau et réserve alimentaire.
- Pour l’UTDF 105 km, il faut aussi une frontale de rechange, une veste de pluie et un haut manches longues.
- Les bâtons sont autorisés sur le 44 km et sur le 105 km ; si vous les utilisez, ils doivent être intégrés à vos entraînements, surtout en montée et en descente.
- Choisissez des chaussures avec une bonne accroche et un maintien latéral sérieux. Sur ce type de terrain, la stabilité compte souvent plus que le dynamisme pur.
Ravitaillements et gestion de l’autonomie
- Sur le 105 km, les ravitaillements sont structurés autour de 5 points, dont 2 bases de vie, ce qui change beaucoup la gestion mentale et matérielle de l’effort.
- Les bases de vie permettent de repartir plus proprement, avec la possibilité de faire acheminer un sac aux bases de vie selon l’organisation indiquée.
- Sur les longues distances, entraînez-vous à alterner solide et liquide. L’estomac doit être préparé à recevoir autre chose qu’un simple gel.
- Les ravitaillements existent, mais votre régularité en course reste décisive. Mieux vaut manger un peu avant d’avoir faim.
Présence de meneurs d’allure
- Aucune information fiable ne confirme la présence de meneurs d’allure sur cette édition dans les sources disponibles.
- Pour construire votre préparation, partez donc sur une logique de gestion personnelle de l’effort, sans compter sur un groupe qui vous tirerait à bon rythme.
Ce que cela change pour votre préparation
- Sur le 105 km, la priorité est la capacité à durer, à marcher vite, à encaisser les variations de terrain et à rester lucide longtemps.
- Sur le 44 km, il faut déjà une vraie caisse en côte, une descente propre, et la capacité à relancer après chaque difficulté.
- Sur le 33 km, le terrain demande de l’aisance technique et une bonne résistance aux répétitions d’efforts.
- Sur le 14 km et le 7 km, la nervosité du parcours impose de travailler les côtes, les appuis et la tolérance aux changements de rythme.
- Pour tous les formats, les appuis sur terrain caillouteux doivent être intégrés à l’entraînement. C’est là que se gagne du temps, et souvent de la sérénité.
Points pratiques à ne pas sous-estimer
| Élément | À retenir |
|---|---|
| Surface | Chemins, monotraces, pierre, sections techniques. |
| Météo probable | Fraîcheur, humidité, possible terrain glissant. |
| Équipement clé | Frontale, réserve d’eau, réserve alimentaire, veste adaptée, couverture de survie selon la distance. |
| Bâtons | Utiles sur 44 km et 105 km, autorisés sur ces formats seulement. |
| Stratégie | Partir sobre, protéger les jambes dans les descentes, garder de la marge pour les portions cassantes. |
Si vous préparez un coureur pour cette course, le bon réflexe est d’orienter le travail vers la résistance musculaire, la technique en descente et la gestion de l’allure en terrain irrégulier. Sur le Lot, les jambes doivent être solides, mais la tête aussi.
Météo attendue le jour J à Lamagdelaine
Estimez votre temps de course
Questions réponses
L’Ultra Trail des Fontaines 2027, version hivernale, propose un ultra d’environ 103 km pour environ 3900 m D+, au départ du Montat, dans le Lot, sur des sentiers du Quercy alternant monotraces, chemins forestiers et passages roulants. Ce n’est pas de la haute montagne, mais un ultra très exigeant : enchaînement de petites bosses raides, terrain souvent gras début février et gestion de la nuit. Vous devrez travailler à la fois votre endurance très longue et votre capacité à relancer sans relief extrême.
Avec ses 103 km et ~3900 m D+, l’Ultra Trail des Fontaines 2027 est réservé à des coureurs très entraînés, habitués à des trails de 50–60 km au minimum. Le ratio de dénivelé reste modéré, mais la difficulté vient de la durée d’effort, de la gestion du froid et de la nuit début février, et du terrain parfois boueux. Viser un temps de course réaliste et arriver avec un solide travail d’endurance, de dénivelé et de gestion d’allure est indispensable pour espérer être finisher.
Sur 103 km et 3900 m D+, votre meilleur allié sera une allure très prudente les 30 premiers kilomètres, en marchant toutes les côtes et en restant en aisance respiratoire. Les ravitaillements sont régulièrement espacés sur ce type d’ultra, mais vous devez partir en autonomie avec eau, gels/barres et alimentation salée, adaptés au froid. Objectif : apporter des calories toutes les 30–40 minutes et boire régulièrement, même la nuit. Testez tout en amont à l’entraînement pour éviter les mauvaises surprises digestives le jour J.
Préparez votre course en 7 questions
Ultra Trail des Fontaines 2027, ce n’est pas une simple sortie hivernale : c’est une traversée patiente du Quercy, ses causses, ses murets de pierre et ses vallons sans fin. Pour l’aborder sereinement, un plan d’entraînement structuré fait toute la différence : gestion du dénivelé, endurance au froid, travail de nuit, stratégie d’allure. En commandant votre plan personnalisé, vous adaptez la préparation à votre niveau, à votre vécu, à vos contraintes de vie. Vous ne cherchez pas la performance à tout prix, mais la maîtrise et le plaisir d’aller au bout, en intelligence de course.
Ultra Trail des Fontaines 2027
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