Informations sur la course
Une épreuve de fond au cœur de l’Ardèche
À Saint-Péray, petite ville de l’Ardèche posée juste en face de Valence, les organisateurs de l’association Ultr’Ardèche proposent une épreuve à part : Les 100 Miles de France, un ultra de 160,9 km à allure libre, ouvert à la marche comme à la course. Le départ et l’arrivée se font au stade municipal de la Plaine, au pied du célèbre château de Crussol, cette forteresse qui domine la vallée du Rhône et que l’on aperçoit dès que l’on traverse le pont depuis Valence.
Le parcours relie Saint-Péray à Saint-Martin-de-Valamas en aller-retour, à environ 90 % sur des voies vertes tracées sur d’anciennes voies ferrées. C’est ce qui explique un profil très roulant pour un ultra : 160,9 km pour environ 639 à 696 m de dénivelé positif seulement. On parle ici d’ultra de fond, plus proche d’un immense marathon étiré que d’un trail de montagne. Une épreuve taillée pour les amoureux de la gestion de l’effort, du mental solide et de la régularité.
Parcours, profil et contraintes de course
Le tracé des 100 Miles de France suit majoritairement des voies vertes, avec des pentes douces, peu de ruptures de rythme et une surface roulante. C’est un terrain où l’on peut trouver un tempo et le tenir longtemps. Mais la distance, elle, ne pardonne pas. L’objectif est clair : couvrir les 160,9 km en moins de 29 heures. Pour encadrer la progression des concurrents, quatre barrières horaires sont mises en place, situées aux km 41, 83, 125 et bien sûr à l’arrivée. La vitesse minimale globale à respecter tourne autour de 5,55 km/h.
- Distance totale : 160,9 km
- Dénivelé positif : environ 639–696 m D+
- Type de terrain : ~90 % voies vertes, anciennes voies ferrées, profil très progressif.
- Format : épreuve de grand fond à allure libre, marche ou course.
- Barrières horaires : km 41, 83, 125 et arrivée.
- Lieu de départ/arrivée : stade municipal de la Plaine, Saint-Péray.
Le parcours est disponible en détail sur le site VisuGPX, ce qui permet de bien étudier le profil et les points clés avant le jour J. Vous évoluez dans la vallée du Rhône, sur un itinéraire performant, loin des gros dénivelés alpins mais avec une usure progressive du corps. L’Ardèche ici, ce n’est pas la haute montagne : c’est le terrain idéal pour les coureurs de route en quête d’un ultra long mais abordable en termes de relief.
Saint-Péray, entre vignobles et vallée du Rhône
Saint-Péray se situe en Auvergne-Rhône-Alpes, dans le département de l’Ardèche, juste à l’ouest de Valence, de l’autre côté du Rhône. La ville est connue pour son vignoble d’appellation Saint-Péray, ses bulles et ses blancs, mais aussi pour son voisinage immédiat avec le village de Cornas, autre référence pour les amateurs de vin. Au-dessus, le château de Crussol surveille la plaine et offre une vue impressionnante sur la vallée et les montagnes au loin.
Les routes qui traversent Saint-Péray accueillent régulièrement de grands événements sportifs, notamment des épreuves cyclistes de haut niveau comme les championnats d’Europe de cyclisme dont certains parcours passent par la commune. L’ambiance est habituée aux manifestations sportives, avec un accès facilité depuis Valence, la gare TGV et l’autoroute A7 toutes proches. Pour un ultra de 160 km, c’est un vrai plus : logistique simple, hébergement varié, accompagnants bienvenus.
Un ultra qui se prépare avec méthode
Sur le papier, un peu plus de 600 m de D+ sur 160,9 km peut sembler « facile ». Dans la réalité, c’est une autre histoire. L’absence de grosses côtes signifie que vous courez beaucoup. Peu de zones pour marcher tranquillement sans perdre de temps. Les quadriceps, les pieds, la tête : tout prend cher. Les quatre barrières horaires imposent de garder une régularité minimale, même lorsque la fatigue s’installe.
C’est le genre d’épreuve où il faut construire plutôt que forcer. Travailler l’endurance de base, la capacité à enchaîner de longues heures à allure modérée. Apprendre à s’alimenter sans se dégoûter, à gérer la nuit, la baisse de température, les moments de doute. C’est aussi une course qui doit s’intégrer dans une vie professionnelle et familiale : concilier semaines chargées et volume d’entraînement conséquent demande une vraie organisation.
Sur Preparun, nous proposons pour cette épreuve un plan d’entraînement adapté à votre profil, votre âge, votre niveau et le nombre de sorties que vous pouvez caser dans votre semaine. Objectif : vous amener sur la ligne de départ du stade de la Plaine en ayant travaillé les bons leviers, sans vous blesser, et avec un schéma clair pour gérer les 160,9 km.
Pour les informations officielles (règlement, parcours détaillé, horaires précis), vous pouvez consulter le site de l’organisation : Ultr’Ardèche. Certains calendriers comme TrainerDay référencent aussi l’événement et rappellent le dénivelé modéré mais la difficulté d’endurance.
Si vous avez envie de découvrir l’ultra de fond sur un terrain roulant, avec la vallée du Rhône comme décor, les 100 Miles de France à Saint-Péray sont une très belle option. On vous y attend, prêts à vous accompagner dans la préparation pour que cette longue balade entre voies vertes, vignes et vieux rails devienne un vrai souvenir de coureur.
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Bon à savoir
Vue d’ensemble du terrain et du profil de course
Les 100 Miles de France – Saint-Péray, c’est une aventure longue. Très longue. Un ultra au cœur de l’Ardèche, autour de Saint-Péray, avec tout ce que cela implique : relief, chemins, météo capricieuse, et cette ambiance un peu brute du coin de Vallée du Rhône qui ne pardonne pas les approximations.
La distance de référence de la zone est déjà connue pour des formats ultra (on retrouve par exemple à Saint-Péray un 100 km de l’Ardèche sur les calendriers d’ultra européens). Cela donne une bonne idée : vous ne serez pas sur une simple boucle de parc urbain. Vous serez dans une région taillée pour l’endurance, avec du dénivelé et des terrains variés.
Type de terrain
- Chemins et sentiers : attendez-vous à une base de sentiers nature, pistes forestières, chemins viticoles et portions de crêtes. Le secteur de Saint-Péray est connu pour ses collines, ses coteaux et les contreforts du massif de Crussol. Pas un “trail alpin”, mais clairement pas du bitume plat.
- Portions goudronnées : présence probable de traversées de villages, de petites routes de campagne, de sections de liaison. Important pour le choix des chaussures (accroche mais un minimum de confort sur dur).
- Sol potentiellement pierreux : en Ardèche, les sentiers peuvent être secs, caillouteux, très roulants par moments… puis soudain techniques. Les chevilles vont travailler.
- Passages en sous-bois : zones boisées offrant de l’ombre, utiles pour la gestion thermique si la journée est douce. Mais aussi racines, feuilles, humidité résiduelle.
Petit clin d’œil terrain : beaucoup de coureurs qui découvrent ce coin partent “un peu vite” sur les premières bosses, parce que “ça passe bien”. Puis la facture tombe au bout de plusieurs heures, quand les quadriceps commencent à brûler dans les descentes cassantes. À garder en tête pour la préparation.
Dénivelé et profil
- Dénivelé positif significatif : la région est vallonnée, avec une culture forte de trail et de courses en nature (on y trouve par exemple la Ronde de Crussol, très typée montée/descente). Pour 100 miles, il faut envisager un cumul de dénivelé conséquent, suffisant pour imposer un vrai travail de côtes et de descentes à l’entraînement.
- Alternance de montées et descentes : pas uniquement deux grands cols mais une succession de bosses, de faux plats, de relances. C’est le genre de profil qui détruit les coureurs qui n’ont pas travaillé les changements de rythme.
- Sections plus roulantes : au milieu de tout ça, des zones où l’on peut courir “facile” si les jambes répondent. Très utile pour récupérer sans marcher complètement et pour relancer l’allure moyenne.
C’est typiquement le genre de parcours où l’on se surprend à dire : “Ah, encore une petite côte…” en pensant que ce sera la dernière. Et puis non. Il faut aimer jouer avec le relief.
Météo probable à Saint-Péray début décembre
Saint-Péray se situe dans la vallée du Rhône, en Ardèche, avec un climat continental tempéré : hivers frais, influence du mistral, alternance de journées claires et d’épisodes plus humides. Pour un 100 miles de début décembre, cela implique de préparer la course comme une épreuve potentiellement froide, parfois humide, parfois ventée.
Températures
- Températures basses : le plus probable : froid le matin et la nuit, frais à doux en journée. Possibles températures proches de 0 °C sur les parties hautes et exposées.
- Amplitude jour / nuit : la fatigue de l’ultra se combine au froid de la nuit. La perception du froid est amplifiée quand la glycémie chute et que le rythme ralentit.
Vent et pluie
- Vent possible (mistral) : la vallée du Rhône est connue pour ses coups de vent. Un vent sec et froid peut littéralement vider les réserves si vous êtes mal couvert.
- Risque de pluie : décembre peut apporter de la pluie. Chemins glissants, boue, pierres humides. La gestion thermique devient critique : il faut rester au sec tout en évitant la surchauffe dans les montées.
- Humidité / brouillard : possibilité de sections dans le brouillard ou l’humidité froide. Le genre d’ambiance où une simple descente se transforme en frigo géant.
Beaucoup de coureurs sous-estiment le froid dans ces ultras de fin d’année. Ils partent en se disant “je cours, j’aurai chaud”. Puis arrivent la deuxième nuit, le vent, la fatigue… et les mains qui ne répondent plus pour ouvrir un simple emballage de barre.
Matériel spécifique à prévoir
Chaussures
- Chaussures de trail polyvalentes : avec une bonne accroche sur terrain mixte (boue + cailloux + sections éventuellement roulantes). Évitez les crampons ultra agressifs si beaucoup de portions roulantes, pour ne pas exploser les mollets et les pieds sur le dur.
- Maintien du pied : priorité à la stabilité (protection des chevilles, maintien latéral) plutôt qu’à la performance pure. Sur 100 miles, la petite torsion qu’on rattrape au 10e km peut devenir l’entorse au 120e.
- Paire de secours : si un sac de vie ou un point stratégique le permet, envisager une deuxième paire pour changer en cas de pluie, ampoules, ou de boue excessive.
Vêtements
- Système multi-couches :
- une couche de base respirante (manches longues techniques)
- une couche thermique (polaire légère ou seconde couche chaude)
- une couche coupe-vent / imperméable (veste de trail avec capuche et colonne d’eau correcte)
- Protection contre le froid :
- gants chauds et éventuellement sous-gants
- bonnet ou bandeau couvrant les oreilles
- tour de cou multifonction pour protéger la gorge et le visage
- Bas : cuissard ou short + manchons / collant long selon votre tolérance au froid. Pour certains, un collant thermique fin devient la meilleure arme après plusieurs heures de course nocturne.
- Rechange : prévoir des vêtements secs (chaussettes + haut) à un point clé si la logistique de la course le permet. Changer un tee-shirt trempé par un froid humide peut littéralement sauver la course.
Il y a toujours cette scène classique sur les ultras hivernaux : un coureur tremblant dans un gymnase, enroulé dans une couverture de survie, qui se dit “j’avais une polaire dans le sac… je ne l’ai pas prise pour gagner 150 g”. Le genre d’économie qui coûte parfois l’abandon.
Éclairage et sécurité
- Frontale principale : autonomie solide, faisceau réglable, bonne tenue sur la tête. Sur 100 miles, on envisage plusieurs heures de nuit, parfois deux nuits selon le temps de course.
- Frontale de secours : obligatoire moralement, même si le règlement ne le demande pas. Une frontale qui lâche dans une descente technique, c’est la petite frayeur dont on se souvient longtemps.
- Batteries / piles de rechange : à répartir dans le sac ou dans un sac de vie. Froid + longue durée = autonomie moindre.
- Couverture de survie : classique, mais à respecter. Sur ce type de course, ce n’est pas un gadget.
Hydratation et nutrition
- Contenance en eau adaptée : selon l’espacement des ravitaillements (à vérifier sur le site officiel et le règlement de course), prévoir suffisamment de volume (flasques + poche à eau ou combinaison des deux).
- Alimentation personnelle : barres, gels, compotes, aliments salés. L’objectif est de pouvoir manger ce que vous connaissez, ce que vous digérez bien, tout en profitant des ravitaillements.
- Système d’organisation : poches facilement accessibles, petits sachets pour trier sucré / salé, pour ne pas perdre de temps à fouiller dans le sac en pleine nuit sous la pluie.
Navigation et gestion de course
- Montre GPS avec mode économie d’énergie pour tenir toute la durée de la course (ou chargeur externe léger si besoin).
- Trace GPS : si l’organisation la fournit, la charger en amont. Cela aide beaucoup quand le balisage est plus discret sous la pluie ou dans le brouillard.
- Téléphone chargé, idéalement dans une pochette étanche. Numéro d’urgence de l’organisation à enregistrer.
Ravitaillements et organisation de la course
Les détails précis des ravitaillements (type de nourriture, fréquence, points chauds, soupe, etc.) varient selon les éditions et doivent être vérifiés directement sur la page officielle de la course et dans le règlement de l’année en cours. L’épreuve s’inscrit dans un contexte d’ultra organisé, avec des références de courses de longue distance déjà présentes à Saint-Péray.
Ravitaillements
- Ravitaillements intermédiaires : pour un 100 miles, il faut s’attendre à une série de points de ravitaillement répartis sur le parcours, permettant de refaire le plein en eau, alimentation et parfois vêtements si un sac de vie est prévu.
- Ravitaillements complets : généralement, quelques gros ravitaillements plus fournis (salé, sucré, boisson chaude, parfois espace pour se poser quelques minutes). Idéal pour gérer un changement de couche, de chaussures, ou un reset mental.
- Autonomie partielle : certaines sections peuvent être longues. Il est prudent de planifier l’autonomie comme si vous deviez tenir plus longtemps que prévu entre deux ravitos (imprévu, météo, baisse de rythme).
La scène qui revient souvent sur un 100 miles : ce moment où l’on compte les kilomètres jusqu’au prochain ravito comme un enfant compte les minutes avant la sortie de classe. Le ravito n’est plus seulement un point logistique. C’est un rendez-vous psychologique.
Meneurs d’allure
Pour des ultras de ce type en France, la présence de meneurs d’allure est beaucoup moins fréquente que sur des marathons ou semi-marathons classiques. La stratégie repose plutôt sur votre propre gestion de rythme, éventuellement avec l’aide de la montre et d’un plan de course. À ce stade, il n’existe pas d’information publique fiable confirmant la présence de meneurs d’allure spécifiques pour Les 100 Miles de France – Saint-Péray. Il est donc plus sage de préparer la course en autonomie, sans compter sur eux.
Points clés pour orienter votre futur plan d’entraînement
- Travailler le long, très long : vous préparez un 100 miles, pas un simple marathon. Il faudra habituer le corps et la tête à enchaîner des heures de mouvement en terrain varié.
- Accent sur le dénivelé : montées rythmées, descentes techniques, gestion du relâchement en descente. Les quadriceps doivent être blindés.
- Entraînement en conditions froides : sorties longues dans le frais, test du matériel hivernal, test de la gestion des couches en montée et en descente.
- Simulations de nuit : au moins quelques sorties de nuit avec frontale pour habituer le corps (et la tête) à courir dans le noir, sur chemins, avec fatigue.
- Stratégie de nutrition : tester pendant les longues sorties ce que vous mangerez le jour J, en conditions réelles (froid, nuit, montée, descente).
- Préparation mentale : accepter l’idée que vous aurez des creux. Que le vent pourra vous gifler sur une crête, que vos mains pourront grelotter sur une montée interminable, que vous pourrez douter au milieu de la nuit. C’est normal. Cela fait partie du format.
Vous allez entrer dans une histoire particulière avec cette course. Les 100 miles, ce n’est pas juste une ligne d’arrivée. C’est une longue conversation avec vous-même, avec le terrain, avec la météo de l’Ardèche. Mieux vous connaîtrez la course en amont, plus cette conversation aura des chances de bien se terminer… debout, en franchissant l’arche, le regard un peu flou, mais le cœur très plein.
Estimez votre temps de course
Questions réponses
La course principale affiche une distance de 160,9 km. C’est l’information la plus recherchée par les coureurs qui veulent savoir sur quel format s’engager.
Le parcours présente un D+ de 639 m, ce qui en fait un ultra roulant mais qui demande quand même une vraie préparation sur la durée.
Le départ et l’arrivée ont lieu à Saint-Péray, en Ardèche, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le site de l’épreuve indique aussi que le parcours est un aller-retour entre Saint-Péray et Saint-Martin-de-Valamas.
Le départ de l’épreuve est annoncé à 9h00. C’est un point clé que les participants cherchent souvent avant de préparer leur logistique.
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Les 100 Miles de France – Saint-Péray
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