Informations sur la course
24 H TRAIL DE BRETAGNE : un tour d’horloge au pied de la chapelle Sainte-Barbe
Je vais être franc avec vous : courir un simple 10 km, c’est une chose. Tourner pendant 24 heures autour d’une boucle vallonnée, au cœur du Morbihan, en est une autre. Le 24 H TRAIL DE BRETAGNE s’installe sur le site assez magique de la chapelle Sainte-Barbe, au Faouët (56320), un coin de Bretagne intérieure où les vallons n’ont pas l’habitude de faire de cadeaux.
La chapelle domine un vallon encaissé, entouré de bois, avec ces escaliers interminables qui plongent vers le fond du site. À quelques kilomètres, vous avez Quimperlé, Lorient, les Landes de Lanvaux, et tout ce Morbihan intérieur qu’on traverse souvent en voiture sans imaginer le relief qu’il cache. C’est justement ce relief qui fera le sel – et l’usure – de ce format.
Un 24 h, 12 h ou 6 h… en boucle, avec la montée du chemin des biquettes
Le principe est simple sur le papier : une boucle d’environ 6 km avec 220 m de dénivelé positif par tour, à parcourir encore et encore, de jour comme de nuit. Une montée emblématique donne le ton : le chemin des biquettes. Le nom peut prêter à sourire, mais les quadriceps, eux, ne rient pas longtemps.
L’événement propose plusieurs formats, tous courus sur cette même boucle exigeante :
- 24 h solo : le cœur de l’événement, du samedi 4 juillet 15 h au dimanche 5 juillet 15 h.
- 12 h solo.
- 6 h solo.
- Relais par équipe de 6 (hommes, femmes ou mixte).
Le départ est fixé à 15 h le samedi 4 juillet 2026, pour une arrivée le dimanche à 15 h. Particularité importante pour celles et ceux qui aiment gérer leur dernière cartouche : tout tour entamé avant 15 h est comptabilisé s’il est terminé.
C’est un format mental autant que physique. Sur ce type d’épreuve, l’allure n’est qu’un morceau du puzzle. La gestion du sommeil, du froid de la nuit, des moments de creux au petit matin compte au moins autant que votre VO₂max. J’ai encore en tête une nuit de 24 h où, vers 3 h du matin, j’ai passé dix minutes à hésiter entre repartir tout de suite ou m’enrouler dans ma couverture de survie. La différence s’est jouée là, pas sur ma vitesse moyenne.
Ravitaillement, organisation et vie de course
Sur la logistique, le dispositif est clair :
- Ravitaillement liquide : eau, coca, et produits d’un partenaire de diététique sportive.
- Le solide est géré par les coureurs eux-mêmes : il faut donc anticiper, planifier et tester votre stratégie nutritionnelle longtemps avant le jour J.
- Possibilité de restauration à l’Auberge de Sainte-Barbe sur le site.
- Retrait des dossards : du mardi au vendredi précédant la course, au magasin RRUNNING Lorient, ou sur place à partir de 14 h le samedi.
Les récompenses sont prévues pour les 3 premiers hommes et femmes de chaque épreuve, ainsi que pour les 3 premières équipes hommes, femmes et la première équipe mixte. Au-delà du classement, ce type de 24 h crée une ambiance à part : des coureurs qui se croisent, se recroisent, se relèvent… et apprennent à se connaître au fil des tours.
L’épreuve est portée par le Team Bretagne Ultra Trail, avec Philippe Éhouarne à la manœuvre, une structure déjà bien connue dans le paysage ultra breton. Une garantie d’organisation solide et ancrée dans la culture locale de l’ultra.
Un terrain idéal pour l’intelligence de course
Ce type de boucle courte, avec un dénivelé non négligeable et un site unique comme celui de Sainte-Barbe, est un laboratoire à ciel ouvert pour travailler votre gestion de l’allure, votre nutrition et votre récupération en mouvement. Tour après tour, vous repassez par le même point : vous pouvez observer comment votre corps réagit au fil des heures, ajuster l’hydratation, tester les micro-pauses.
Ici, il ne s’agit pas de "performer" à tout prix. Il s’agit de durer. D’accepter que la nuit vienne vous bousculer. Que la montée du chemin des biquettes soit parfois marchée, parfois trottée. D’écouter vraiment vos signaux internes. C’est typiquement le genre d’épreuve où un plan d’entraînement mal ajusté peut vous envoyer droit dans le mur, et où un travail réfléchi, progressif, peut au contraire transformer ces 24 heures en expérience fondatrice.
Le Faouët et le Morbihan intérieur n’ont rien du décor carte postale de la côte. C’est une Bretagne plus discrète, plus rugueuse, qui colle bien à l’esprit de l’ultra. Si vous avez envie de vous y frotter, de jour comme de nuit, vous trouverez toutes les infos officielles sur Klikego et sur la page KerRun.
Et si vous décidez de vous lancer, prenez le temps de bâtir un plan d’entraînement à la hauteur de la distance… et du lieu. Le vallon de Sainte-Barbe ne pardonne pas l’improvisation, mais il sait récompenser les coureurs patients.
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Bon à savoir
Vue d’ensemble du 24 H Trail de Bretagne
Le 24 H Trail de Bretagne se court sur le site magique de la chapelle Sainte-Barbe, au Faouët, dans le Morbihan. Une boucle unique. Toujours la même. 6 km environ, avec environ 220 m de dénivelé positif par tour. Au fil des heures, cette boucle devient un monde à part. On y perd un peu la notion du temps. On compte en tours, plus en kilomètres.
Plusieurs formats sont proposés : 24 h, 12 h, 6 h en solo, ainsi qu’une formule par équipe de 6 athlètes (hommes et/ou femmes). L’ambiance d’équipe change tout : on se relaie, on encourage, on se relève aussi parfois. La nuit, croiser la frontale d’un coéquipier qui finit son relais, ça regonfle.
Parcours, dénivelé et sections clés
Profil général
- Boucle de 6 km environ, toujours la même.
- +220 m de D+ environ par tour.
- Accumulation de dénivelé très importante sur la durée (sur 24 h, cela devient un gros défi musculaire).
- Format typé trail court répété plutôt que longue randonnée roulante.
Au début, les premières montées passent « crème ». Après 6, 7, 8 tours, les mêmes bosses deviennent des murs. C’est là que le plan d’entraînement devra vous préparer : encaisser la répétition du même profil, sans se consumer trop vite.
La célèbre montée du « chemin des biquettes »
Le parcours inclut la célèbre montée du chemin des biquettes. Rien que le nom donne l’ambiance : ça grimpe, ça pique, ça calme. Beaucoup de coureurs se souviendront plus de cette montée que de le nombre de tours réalisés.
- Côte raide, qui revient à chaque boucle.
- Exige une bonne gestion de l’effort : mieux vaut marcher fort que courir n’importe comment.
- Sol possiblement irrégulier : travail d’appuis et de gainage indispensable pour s’y sentir solide.
Sur ce genre de montée, on voit souvent deux types de coureurs : ceux qui luttent, épaules crispées, regard au sol. Et ceux qui marchent puissamment, calmes, réguliers. Ceux-là finissent souvent mieux leurs 24 h.
Terrain et nature du sol
Le site de la chapelle Sainte-Barbe, c’est typiquement le trail breton : sentiers, sous-bois, parties plus techniques, sections plus roulantes. Même sans description hyper détaillée, on peut s’attendre à :
- Des sentiers forestiers, parfois étroits.
- Des portions de chemin en terre, avec racines, pierres, feuilles.
- Possiblement quelques sections plus roulantes sur piste ou chemin large.
- Des zones qui peuvent devenir gras / boueuses en cas de pluie (classique Bretagne).
Une anecdote fréquente sur ce genre de parcours : la montée des biquettes de nuit, sous la pluie fine, avec la frontale qui éclaire une pente luisante… Ceux qui ont mis les mauvaises chaussures s’en rappellent longtemps.
Météo et conditions climatiques probables
La course se déroule début juillet, en Bretagne, au Faouët (Morbihan). Les données climatiques habituelles de la région à cette période (informations générales, non fournies par l’organisateur) indiquent souvent :
- Températures douces à modérées en journée (environ 18–24°C en moyenne).
- Nuits plus fraîches, parfois autour de 10–15°C.
- Humidité souvent élevée.
- Risque non négligeable de pluie, parfois fine mais tenace.
- Vent possible, surtout sur les parties exposées.
Pour un plan d’entraînement, cela veut dire : se préparer à courir dans une chaleur modérée mais durable, puis à encaisser un refroidissement la nuit. En 24 h, on vit plusieurs météos. On transpire, on se refroidit, on se réchauffe. C’est souvent là que les corps lâchent : pas sur la montée, mais sur la mauvaise gestion des couches de vêtements.
Ravitaillements et gestion de l’alimentation
Organisation des ravitaillements
L’organisation annonce un ravitaillement avec :
- Eau
- Coca
- Produits partenaire de diététique sportive
Le solide est à votre charge : « Vous gérez le solide. » Donc le plan d’entraînement devra intégrer aussi la stratégie nutritionnelle personnelle.
Sur un 24 h, ce point est crucial. Certains coureurs se plantent dès les premières heures : ils comptent sur le ravito alors qu’ils supportent mal tel ou tel produit. L’idée : tester en amont en conditions longues ce que vous mangerez (sandwichs, barres, riz, patates, etc.).
Présence d’une auberge sur le site
L’Auberge de Sainte-Barbe propose de la restauration sur place. Cela ajoute une option très intéressante :
- Possibilité de manger du « vrai » chaud (si vous l’intégrez dans votre stratégie).
- Pause plus longue planifiable pour un repas structuré.
- Support moral : s’asseoir quelques minutes, souffler, repartir.
On a tous en tête ces scènes de nuit : un coureur en t-shirt trempé, assis avec un bol de soupe brûlante, qui regarde la pluie tomber. Il est à deux doigts d’abandonner. Puis il relève la tête, entend un « Allez, tu repars avec moi ? » et il se remet en route. La restauration sur le site peut jouer exactement ce rôle-là.
Formats de course et implications pour l’entraînement
Formules disponibles
- 24 h solo
- 12 h solo
- 6 h solo
- Équipe de 6 athlètes (H ou F ou mixte)
Ces formats impliquent des préparations très différentes :
- En 24 h solo : gestion du sommeil, de la marche, des pauses, rotation vêtements / chaussures.
- En 12 h solo : intensité un peu plus soutenue, mais toujours une grosse dimension d’endurance.
- En 6 h solo : effort typé endurance haute, gestion de la dérive cardiaque et de la montée du dénivelé.
- En équipe : entraînement aux relances répétées, gestion des temps de repos entre relais, préparation mentale à courir à des heures inhabituelles.
Une chose revient souvent sur ces formats en boucle : les coureurs se sous-estiment sur la fatigue mentale. Repasser 10, 15, 20 fois au même point de ravito, voir à chaque fois la zone d’arrêt… et choisir de continuer, encore. Le plan d’entraînement devra intégrer cette dimension mentale, pas seulement les kilomètres.
Matériel spécifique à prévoir
Chaussures et appuis
- Chaussures de trail avec bon grip pour sentiers potentiellement gras.
- Amorti suffisant pour encaisser la répétition de tours et le D+.
- Idéalement 2 paires (en 24 h) pour alterner, gérer l’humidité et la fatigue musculaire.
Changer de chaussures au bout de 10–12 h peut donner l’impression d’avoir des jambes neuves. Beaucoup de coureurs racontent ce « petit miracle » : ils boitaient, puis une paire plus sèche, un drop différent, et ça repart.
Équipement textile
- Tenues adaptées à des conditions douces mais variables (short / cuissard, t-shirt technique, manches longues légères).
- Couche thermique légère pour la nuit (polaire fine, coupe-vent).
- Veste imperméable respirante (pluie possible).
- Plusieurs paires de chaussettes de rechange pour limiter échauffements et ampoules.
Éclairage et nuit
- Lampe frontale avec bonne autonomie (prévoir batteries / piles de rechange).
- Éventuelle deuxième frontale en backup (24 h, ça laisse place aux surprises).
- Qualité du faisceau importante pour les parties techniques et la montée des biquettes.
Beaucoup d’histoires de 24 h commencent par : « Tout allait bien… jusqu’à ce que ma frontale lâche ». Courir en terrain trail avec une lumière faiblarde, c’est s’exposer à une chute bête. Le matériel lumière mérite une vraie place dans la préparation.
Gestion du poste de vie / base personnelle
Comme la course se fait sur une boucle fixe, il est très probable que vous puissiez aménager un petit camp de base près de la zone de ravito (même si ce point précis n’est pas détaillé sur la fiche de course). Pour l’entraînement, cela implique d’apprendre à :
- Planifier ce que vous laissez en accès rapide (vêtements, nourriture, boisson, soins).
- Limiter le temps perdu à chaque passage.
- Gérer une mini-logistique (sac, caisse, glacière, etc.).
Nutrition et hydratation personnelle
- Gels, barres, compotes, aliments salés (selon vos habitudes).
- Boisson énergétique si vous en utilisez.
- Sel / électrolytes selon votre sensibilité aux crampes.
- Aliments « réconfort » testés à l’entraînement (soupe, purées, riz, patates, etc.).
Sur ces formats, on voit souvent des coureurs finir les poches pleines de gels… qu’ils n’arrivent plus à avaler. D’où l’importance de tester, encore et encore, ce que vous supportez vraiment après 5, 10, 15 heures d’effort.
Meneurs d’allure
Les informations officielles disponibles ne mentionnent pas la présence de meneurs d’allure pour le 24 H Trail de Bretagne. Pour l’instant, il faut donc partir du principe que vous gérerez seul(e) votre rythme ou avec l’aide de votre équipe / accompagnants.
Cela a une conséquence directe sur la préparation : apprendre à se caler sur une allure « soutenable 24 h », très en dessous de ses réflexes de course classique. Beaucoup de coureurs explosent non pas par manque de jambes, mais par excès d’enthousiasme sur les premiers tours.
Environnement, ambiance et impact mental
Le cadre de la chapelle Sainte-Barbe est spectaculaire : chapelle accrochée au flanc de la vallée, escaliers, bois, cours d’eau à proximité. Un endroit qui donne presque l’impression de courir dans une carte postale… jusqu’à ce que la fatigue transforme la carte postale en labyrinthe.
- Ambiance probablement très conviviale (format en boucle, équipes, ravito fréquent).
- Passages réguliers au même endroit : interactions avec bénévoles, autres coureurs, accompagnants.
- Répétition mentale intense : même montée, même descente, encore et encore.
On voit souvent, sur ces courses, des coureurs qui « revivent » au lever du jour. Quand la lumière revient sur la chapelle, après une nuit humide et longue, on sent presque physiquement la motivation remonter. Ce genre de moment se prépare aussi : en acceptant que le creux de la nuit fera partie du voyage.
Points clés à intégrer pour la préparation (sans plan détaillé)
- Travailler la montée répétée (type chemin des biquettes) et la marche active.
- Habituer le corps aux efforts en boucle avec passages réguliers au point de ravitaillement.
- Tester et valider une stratégie nutritionnelle personnelle en conditions longues.
- Préparer le corps et l’esprit à courir de jour et de nuit.
- Anticiper la gestion du matériel : chaussures, vêtements, frontale, base de vie.
- Adapter la préparation selon le format choisi : 6 h, 12 h, 24 h ou équipe.
Le 24 H Trail de Bretagne n’est pas qu’une course. C’est une immersion longue dans un décor breton exigeant, avec une boucle qui finit par vous connaître par cœur. Votre préparation devra vous permettre non seulement d’y tenir, mais d’y vivre pleinement chaque tour.
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24 H TRAIL DE BRETAGNE
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