Informations sur la course
La Périgordine Ultra Trail, à Tourtoirac
La prochaine édition de La Périgordine Ultra Trail aura lieu le 27 septembre 2026 à Tourtoirac, en Dordogne, au cœur du Haut Périgord Noir. Le village se trouve dans un cadre rural marqué par l’Auvézère, non loin de sites connus comme la grotte de Tourtoirac et le château de Hautefort, qui apparaissent dans le parcours de l’épreuve longue.
Cette course est clairement orientée trail : l’événement réunit trois formats, avec un ultra de 80 km et 1 550 m D+, un trail de 30 km et 650 m D+, et un trail de 12 km et 300 m D+. Une randonnée complète aussi la journée.
Les formats annoncés
- 80 km - 1 550 m D+.
- 30 km - 650 m D+, avec une formule possible en relais.
- 12 km - 300 m D+.
- Une randonnée est également prévue.
Le terrain de jeu
Les sources décrivent un tracé fait de sentiers escarpés, de chemins bordés de forêts, de ruisseaux et de vallons sinueux. Le départ est donné à la grotte de Tourtoirac, avec une arrivée au sein du site indiqué par l’organisation. Pour un coureur, cela veut dire une course qui demande de la gestion, du calme et une vraie attention à l’effort dans la durée.
Je retiens surtout une chose, avec ce type d’épreuve : on ne gagne rien à partir trop vite. Sur les longues distances du Périgord, le sommeil des jours précédents, l’alimentation, l’hydratation et la maîtrise de l’allure comptent autant que les jambes le jour J. C’est le genre de terrain où un plan d’entraînement bien construit prend tout son sens.
Informations utiles
- Lieu : Tourtoirac, Dordogne, Nouvelle-Aquitaine.
- Date : 27 septembre 2026.
- Organisateur : La Périgordine Organisation.
- Type : trail.
Site officiel de La Périgordine
Page Facebook de l’organisation
Tourtoirac offre un décor de course sincère, brut et très périgourdin. Un lieu qui laisse du relief dans les jambes, et parfois dans la mémoire.
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Bon à savoir
La Périgordine Ultra Trail – les infos utiles pour bien préparer vos coureurs
La Périgordine Ultra Trail à Tourtoirac, c’est une course de caractère. Une course qui sent la terre humide, la pierre calcaire et la Dordogne profonde. Une course où vos coureurs vont adorer… et parfois détester leurs jambes.
Les formats de course et les profils possibles
Selon les infos disponibles, l’événement propose plusieurs distances de trail : 80 km, 30 km et 12 km au départ de Tourtoirac. C’est typiquement la structure d’un ultra-trail rural : un gros morceau pour les mordus, des formats intermédiaires pour les coureurs déjà aguerris, et un format découverte plus court.
- 80 km : format ultra, journée très longue ou nuit très avancée. Les organismes seront rincés. Mental en première ligne.
- 30 km : trail « costaud » à gérer comme un vrai effort d’endurance, pas comme un simple « long footing ».
- 12 km : parfait pour travailler la gestion d’intensité en terrain vallonné et technique.
Le site de référence ne donne pas le dénivelé précis. Mais le profil du secteur, les données topo de la Dordogne intérieure et l’habitude des organisateurs de trails ruraux laissent imaginer :
- Sur 80 km : un dénivelé positif globalement modéré à moyen, mais qui s’accumule, avec des successions de petites bosses. Le piège classique du Périgord : rien de monstrueux, mais jamais vraiment plat.
- Sur 30 km : du vallonné nerveux, beaucoup de relances, des montées courtes mais parfois raides, des descentes qui cassent les quadriceps si vos coureurs ne sont pas prêts.
- Sur 12 km : un parcours dynamique, parfait pour ceux qui aiment envoyer mais qui devront quand même savoir marcher vite en côte.
Un coureur qui a déjà couru en Périgord résume souvent le truc comme ça : « sur la carte, ça n’a pas l’air méchant. Sur le terrain, tu regrettes de ne pas avoir respecté les bosses ».
Terrain et type de chemins autour de Tourtoirac
Nature des sentiers
Tourtoirac est au cœur de la Dordogne rurale. Forêts, cultures, vallons, ruisseaux. Les trails du coin empruntent généralement :
- Chemins forestiers parfois roulants, parfois défoncés par les passages de tracteurs.
- Monotraces en sous-bois, racines, pierres, feuilles mortes. En automne, ça glisse facilement.
- Portions de chemins agricoles : herbe haute, ornières, passages boueux si la météo s’en mêle.
- Un peu de route ou de chemin blanc pour relier les secteurs, souvent en faux-plat.
Rien de très alpin. Mais un terrain qui use. Psychologiquement. Physiquement. Un terrain qui ne « pardonne » pas le manque de concentration. Le genre de parcours où un coureur fatigué peut se tordre la cheville sur une racine qui dépasse à peine.
Relief typique
- Montées courtes mais parfois raides. On se met vite à marcher.
- Descentes techniques par endroits. Quadriceps sollicités. Pieds qui chauffent dans les chaussures si la préparation musculaire est légère.
- Beaucoup de relances : on ne monte pas 1000 m d’un coup, mais on enchaîne bosse sur bosse.
C’est un trail où l’on gagne plus en travaillant la capacité à relancer après une montée qu’en visant uniquement le gros D+ continu.
Météo probable fin septembre à Tourtoirac
Fin septembre en Dordogne, c’est la période charnière. Pas encore l’hiver. Plus tout à fait l’été. La météo tourne vite.
- Températures matinales possibles : autour de 8–12 °C, parfois moins si le ciel est dégagé.
- En journée : souvent entre 15 et 22 °C selon les années. Parfois un petit coup de chaud, parfois un temps couvert plus frais.
- Humidité fréquente le matin : brume dans les vallons, herbe mouillée, pierres glissantes.
- Risque de pluie : réel. Pas forcément des trombes d’eau, mais les averses d’automne peuvent transformer un sentier anodin en patinoire.
Concrètement : vos coureurs doivent être prêts à partir avec une petite fraîcheur, finir éventuellement en chaleur relative, et accepter l’idée de courir sur un sol humide ou boueux. Le Périgord adore rappeler que c’est la nature qui décide.
Ravitaillements et gestion de l’autonomie
Les informations détaillées sur les ravitaillements ne sont pas clairement indiquées sur les sources disponibles. Les trails de ce type en Dordogne fonctionnent généralement avec :
- Des ravitaillements tous les 10 à 15 km sur les longues distances.
- Un ravitaillement à mi-parcours ou aux deux tiers sur les distances plus courtes (30 km, 12 km).
- Un ravitaillement final solide à l’arrivée.
Pour un préparateur, cela implique :
- Travailler avec vos coureurs sur la gestion de l’autonomie entre deux ravitos : eau, gels, barres, salé/sucré.
- Tester en amont le matériel de portage : ceinture, gilet, flasques, sac d’ultra pour le 80 km.
- Simuler des fenêtres de 2 à 3 h sans ravito pour les plus lents sur le 80 km.
Le plus grand classique : le coureur qui part en se disant « c’est bon, il y aura bien des ravitos » et qui se retrouve en panne sèche, seul dans un bois, avec les jambes qui refusent d’avancer. C’est exactement ce que vous voudrez éviter par l’entraînement.
Meneurs d’allure
Les sources consultées ne mentionnent pas la présence de meneurs d’allure pour La Périgordine Ultra Trail. Il est donc prudent de considérer que :
- Vos coureurs devront gérer leur allure en autonomie.
- Sur 80 km surtout, la clé sera de ne pas se laisser embarquer par le rythme des autres au départ.
En trail rural, on croise plus souvent un bénévole avec un gilet fluo qu’un meneur d’allure avec un drapeau. C’est aussi ce qui fait le charme du truc : on est vraiment livré à soi-même, avec le balisage comme seul fil d’Ariane.
Matériel spécifique à envisager
Chaussures
- Chaussures de trail avec bon grip pour terrain mixte : terre, racines, pierre humide.
- Semelles pas trop agressives type skyrunning, mais capables de gérer la boue.
- Pour le 80 km : privilégier le confort longue distance (amorti, espace pour les orteils) plutôt que la légèreté pure.
Un coureur peut terminer un 12 km avec des chaussures moyennes. Sur 80 km, des chaussures inadéquates deviennent une punition lente et méthodique.
Portage et équipement
- Gilet ou sac de trail :
- 12 km : un simple gilet léger ou ceinture peut suffire.
- 30 km : gilet 2–5 L pour eau, nutrition et coupe-vent.
- 80 km : sac de 5–10 L avec capacité d’emmener eau, alimentation, vêtements, éventuellement matériel obligatoire imposé par l’organisation.
- Flasques souples ou poche à eau : au moins 1 L pour les formats courts, 1,5–2 L pour l’ultra en fonction de la densité de ravitos.
- Bâtons : selon règlement (non précisé dans les sources), mais en Périgord, ils peuvent être utiles sur 80 km pour économiser les quadriceps dans les montées et descentes répétées.
Les bâtons, c’est un peu comme une bonne blague en fin de sortie longue : quand on en a, on se demande comment on ferait sans. Quand on ne les a pas, on se dit « j’aurais dû les prendre ».
Vêtements
- Couche respirante proche du corps. Évacuation de la transpiration essentielle.
- Coupe-vent léger imperméable : utile en cas de pluie ou vent frais, surtout sur 80 km.
- Manchons ou manches longues fines pour le départ frais.
- Sur 80 km : prévoir un haut de rechange aux principaux points de passage si l’organisation le permet (drop-bag éventuel).
Un coureur frigorifié en haut d’un vallon parce qu’il est trempé de sueur et qu’un vent frais arrive… ça se voit souvent en fin de saison. On ne gagne pas de temps à grelotter.
Sécurité et petits détails qui comptent
- Lampe frontale pour le 80 km si une partie se déroule de nuit ou à l’aube : au moins 200–300 lumens, batterie testée en amont.
- Couverture de survie : très probable dans le matériel obligatoire d’un ultra.
- Téléphone chargé dans une pochette étanche.
- Chaussettes anti-ampoules, éventuellement une paire de rechange pour le 80 km.
- Pansement type Compeed, un peu de bandes, mini trousse perso.
C’est toujours amusant, après coup, de raconter la fois où un coureur a sauvé sa course avec un simple pansement sur une ampoule. Sur le moment, ce n’est pas drôle du tout.
Spécificités à intégrer dans votre préparation
- Profil vallonné répétitif : travailler les enchaînements montées/descentes, pas seulement le D+ brut.
- Terrain parfois glissant : intégrer des séances en forêt, sur chemins instables, pour habituer la foulée.
- Chaleur modérée possible en milieu de journée : préparation à la gestion de l’hydratation.
- Matinées fraîches et humides : apprendre à partir un peu couvert, sans surchauffer.
- Autonomie alimentaire : tester en conditions proches de la course les apports solides et liquides.
- Gestion mentale sur 80 km : préparer vos coureurs à des passages « à vide » loin de tout.
La Périgordine Ultra Trail n’a pas le prestige des grands massifs alpins. Mais elle a autre chose. Elle a ce côté vrai. Brusque parfois. Une course où l’on se retrouve seul avec son souffle, ses pensées et le bruit des feuilles sous les pieds. Une course parfaite pour travailler tout ce qui fait le fond d’un coureur de trail : la patience, la lucidité, le respect du terrain.
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Tourtoirac ne se laisse pas apprivoiser à la légère. Entre les sentiers, les vallons et la fatigue qui s’invite tôt quand on part trop vite, cette course demande plus qu’un simple bon jour de forme.
Un plan d’entraînement précis vous aide à tenir la distance, à mieux gérer l’effort, à arriver plus lucide. C’est souvent là que tout se joue : dans l’allure, dans la récupération, dans les détails que l’on néglige quand on veut aller trop vite. Pour profiter de cette course comme il se doit, mieux vaut la préparer avec sérieux.
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